‹ Sigurd, opéra en quatre actes et neuf tableauxChapitre 16 sur 61 · SIGURD, GUNTHER · texte numérisé non relu

SIGURD, GUNTHER

Nous nous promettons devant vous, Dieux qui punissez le parjure, Une amitié fidèle et pure.

Je suis à toi, mon frère et je le jure Devant le ciel, devant mes armes, devant tous.

H S1GURB

LE CHOEUR

Ils se promettent devant vous, Dieux qui punissez le parjure, Une amitié fidèle et pure, Ils sont amis, et chacun d'eux Je jure Devant le ciel, devant ses armes, devant tous.

H1LDÀ, à Sigurd, s'approchant une coupe à la main, suivie de Uta portant une amphore.

Celle à qui tu sauvas et l'honneur et la vie, 0 chef, toujours vainqueur, Vient, de ses mains, t' offrir cette liqueur, Scellez, la coupe en main, le serment qui vous lie 1

GUNTHER

A la ronde, versez l'hydromel parfumé.

Il faut boire à notre hôte aimé.

Hilda a pris des mains de Uta la coup*» qu'elle a offerte à Slgurd. — Cependant tous les guerriers, la coupe d'une main, le glaive de l'autre, entourent Gunther et Sigurd qui choquant leur coupe et tendant leurs épées renouvellent leur serment.

RUDIGER, offrant un bracelet à Hilda.

Avant que nous quittions pour jamais ce rivage, De l'amour d'Attila daignez prendre ce gage ; S'il le reçoit de vous par quelque messager, Il viendra vous défendre ou sinon vous venger

Hilda prend le bracelet des mains de Hudiger et l'attache â soi bras avec l'aide d'Uta.

SIGURD, après avoir vidé la coupe.

Dieux! quel trouble nouveau s'empare

De mon cœur agité.

Ma raison chancelle et s'égare A l'aspect de cette beauté :

C'est comme un charme qui m'enchante,

Je vois Tant d'attraits, de grâce touchante

Pour la première fois.

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