ACTE DEUXIÈME
LE GRAND-PRÊTRE
Eh bien! puisque ici-bas rien ne peut vous soustraire Aux arrêts du destin, Guerriers, qu'anime un espoir téméraire, Ecoutez les décrets d'Odin !
LES PRÊTRES et LE PEUPLE.
Ecoutez d'un Dieu terrible L'arrêt inflexible !
Tous se prosternent. Les trois guerriers s'inclinent. Le tonnerre gronde dans le lointain ^
LE GRAND-PRÊTRE
Un seul de Brunehild rompra l'enchantement, Un seul peut éveiller la déesse exilée, Sonnant le cor sacré dans la sombre vallée, Un seul, héros au cœur de diamant, Des esprits infernaux vaincra la troupe ailée. Et celui-là plus pur que l'aube d'un beau jour,
Vierge de corps et d'âme, N'aura jamais subi le joug d'aucune femme, Ni murmuré jamais des paroles d'amour.
LES PRÊTRES et LE PEUPLE.
Vous savez d'un Dieu terrible L'arrêt inflexible.
Prêtres, apportez-nous le cor sacré d'Odin,
Un de nous vers le burg va se mettre en chemin }