‹ Sigurd, opéra en quatre actes et neuf tableauxChapitre 41 sur 61 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

GUNTHER

Vers nous c'est un dieu qui t'envoie; 0 fils de Sigemon, Sigurd, chef valeureux, Prends ma droite, mon frère, et l'objet de tes vœux,

Gunther te le donne avec joie.

Le présent qui te peut envers moi délier; Un plus noble n'est pas aux mains d'Odin lui-même.

C'est Hilda, c'est ta sœur que j'aime î Hilda, qui dès longtemps a mon cœur tout entier!

GUNTHER, à Hilda.

Sigurd te demande à ton frère.

Consens-tu, noble fille, à dégager ma foi Envers ce chef?

HILDA

Adieu, mon frère, adieu mon roi, Hilda suivra Sigurd dans la paix, dans la guerre!

GUNTHER

0 Brunehild, prends leurs deux mains Et réunis-les dans la tienne.

HILDA et SIGURD, s'incîinant.

Oui... que notre bonheur soit ton ouvrage, ô reine!

BRUNEHILD.

Les dieux à vos amours donnent d'heureux destins I

En unissant leurs mains, elle rencontre '-«. ,x& de Sigurd. Le ton. nerre gronde. A part.

0 Sigurd! quel poison dans me? veines circule 1...

SIGURT, â part.

0 Brunehild !... la main me brûle 1

HÏLDA, à part.

Quel trouble d'eux s'est emparé?

UTA

Ciell le voile fatal est-il donc déchiré l

GUNTHER

La foudre au ciel serein est un heureux présage.

A Sigurd.

Prends la main que ma sœur te livre comme gage, Et sur l'autre rive du Rhin, Les ministres sacrés d'Odin Vont célébrer un double mariage I...

UTÀ.

La mort plane sur notre tête.

0 jour de sang! ô déplorable fôtel

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