‹ Sigurd, opéra en quatre actes et neuf tableauxChapitre 60 sur 61 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

HILDA

Les dieux te frappent donc, le meurtrier, c'est toi !

LE CHOEUR

Guntherl

GUNTHER

Àh! maudite! Insensée !

HILDA

Frappe, que de tes mains je tombe aussi percée!

Gunther recule.

Va! bientôt les dieux irrités Lanceront sur toi leur tonnerre.

Des extrémités de la terre, Viendront les vengeurs souhaités, D'Attila, les hordes sauvages Apporteront sur ces rivages La mort, l'esclavage, la faim, Et j'aurai la suprême joie, Te voyant à ces maux en proie, De rire alors de ton destin 1

HAGEN, prêt à la frapper.

Meurs avant de remplir cette menace impie!

Gunther retient Hagen. Uta se jette au-devant d'Hilda. HILDA, à Uta qui se jette au-devant du fer d'Hagen.

Ma mère ! 6 toi qui m'as nourrie, Entends ta fille...

UTA

Me voilà !

Que veux- tu de moi? pauvre Hilda I

HILDA, remettant son bracelet à Uta.

Porte ce bracelet au vengeur! Attila!

Uta disparaît.

LE CHOEUR

0 prodige! parmi la flamme qui s'élance, Sigurd et Brunehild vont vers le ciel immense I

GO ÀJ SIGURD

DEUXIÈME TABLEAU

Apothéose.

î r^igurd t| Br\in,hild montent lentement, portés s*r an arc-en^iel, vers le paradis d'Odin qui s'est ouvert pour aux.

SIGURD et BRUNEHILD.

Oublions les maux soufferts, Pour nous les cieux sont ouverts, Que nos âmes confondues, Dans leur ivresse perdues, Chantent l'hymne solennel De leur amour éternel.

Astres, soyez-nous propices, Souriez, ô dieux complices, . Aux noces de deux époux Dès longtemps liés par vous!

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