‹ Sigurd, opéra en quatre actes et neuf tableauxChapitre 7 sur 61 · CIA · texte numérisé non relu

CIA

Les destins n'ont pas de secrets pour ta mère.

Je sais des secrets merveilleux Jadis appris à nos aïeux

Par les esprits terribles ; Je sais des charmes redoutés Soumettant à nos volontés

Les êtres invisibles.

J'ai conjuré l'esprit de l'air, D'aller vers Sigurd au cœur fier Et de lui porter la pensée De venir au burg de Gunther.

Il vient, ô pauvre âme blessée,

Le fiancé que tu choisis !

0 fleur par l'orage lassée

11 vient, sèche tes pleurs, souris,

Par une claire nuit d'été, La lune inondant de clarté

Les lacs bordés d'yeuses En in\oquant Freja trois fois J'ai cueilli dans l'ombre des bois

Des plantes merveilleuses.

Mon art en a su composer Un philtre où Sigurd va puiser Les feux d'une ardeur insensée

. ^ la Vite de BrUKèH*

6 SliiTJRD

Qui pour Hilda va l'embraser.

Il vient, ô pauvre âme blessée

Le fiancé que tu choisis !

0 fleur par l'orage lassée

Il vient, sèche tes pleurs, souris.

Faafares an dehors.

HILDA

Ah 1 je tremble !

UTA

Ecoutons.

CHŒUR , au dehors.

Voilà le fier chasseur, Voilà le roi Gunther.

HILDA, à Uta qni l'entraîne

0 ma mère, j'ai peurl

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