CIA
Les destins n'ont pas de secrets pour ta mère.
Je sais des secrets merveilleux Jadis appris à nos aïeux
Par les esprits terribles ; Je sais des charmes redoutés Soumettant à nos volontés
Les êtres invisibles.
J'ai conjuré l'esprit de l'air, D'aller vers Sigurd au cœur fier Et de lui porter la pensée De venir au burg de Gunther.
Il vient, ô pauvre âme blessée,
Le fiancé que tu choisis !
0 fleur par l'orage lassée
11 vient, sèche tes pleurs, souris,
Par une claire nuit d'été, La lune inondant de clarté
Les lacs bordés d'yeuses En in\oquant Freja trois fois J'ai cueilli dans l'ombre des bois
Des plantes merveilleuses.
Mon art en a su composer Un philtre où Sigurd va puiser Les feux d'une ardeur insensée
. ^ la Vite de BrUKèH*
6 SliiTJRD
Qui pour Hilda va l'embraser.
Il vient, ô pauvre âme blessée
Le fiancé que tu choisis !
0 fleur par l'orage lassée
Il vient, sèche tes pleurs, souris.
Faafares an dehors.
HILDA
Ah 1 je tremble !
UTA
Ecoutons.
CHŒUR , au dehors.
Voilà le fier chasseur, Voilà le roi Gunther.
HILDA, à Uta qni l'entraîne
0 ma mère, j'ai peurl