‹ Sigurd, opéra en quatre actes et neuf tableauxChapitre 9 sur 61 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Fêtons Gucther, fêtons ses hôtes, Gloire aux envoyés d'Attila 1

Ounther prenant place au milieu sous un dais. Rudiger et s; compagnons à sa droite à la place d'honneur é ^^*

GUNTHBR. StffiAA " \ dA

J'aime à voir assis à ma table Avec vous, mes guerriers, ces chefs pleins de valeur Que le noble Attila, roi d'un peuple innombrable Envoya vers ma sœur.

Emplissez ma coupe profonde, Versez Thydromel à la ronde, Amis, avec moi buvez tous !

Au roi des Huns, à ses guerriers, à vous!

LB CHŒUR

Que les échos des salles haute»

Répètent un joyeux hurrah, Fêtons Gunther, fêtons ses hôtes, Gloire aux envoyés d'Attila!

HAGEN, se levant.

Donnons encor ce soir aux fêtes ; Pour de nouveaux combats, nous partirons demain, Voyez à ces parois briller nos armes prêtes.

LE CHOEUR, à Gucther,

De quelles nouvelles conquêtes Vas-tu nous montrer le chemin ?

GUNTHER

Hagcn, prends ta harpe sonore Et devant les guerriers assis à ce festin,

Au roi Gunther redis encore Le chant de Hrunehild, prisonnière d'Odin.

HAGEN

Il est une île sombre où le sol calciné

Cache des lacs de feu sous des pleines de neige.

Autour d'elle mugit l'Océan déchaîné,

De ses noirs tourbillons la tempête l'assiège.

LE CHŒUR

C'est l'Islande.

GUKTHER.

C'est là que je veux, mes amis, Portant la lance et la framée, Combattant seul contre une armée, Conquérir un trésor sans prix !

LE CHOEUR

Le froid, le feu, la nuit ni l'onde N'arrêtent les cœurs généreux, Nous te suivrons au bout du monde, Roi valeureux.

HAGBN.

Odin, dieu farouche et sévère, Odin qui voit dans sa colère Trembler le monde épouvanté, Odin, de courroux transporté

Un jour chassa du ciel une vierge guerrière Qui, pour combattre sur la terre,

Avait osé quitté le séjour enchanté.

C'était Brunehild, la plus belle, Ses sœurs intercédant pour elle, N'ont pu fléchir le dieu cruel l La Valkyrie est condamnée A subir notre destinée En entrant au lit d'un mortel.

Qu'un guerrier au cœur fier se lève, Qu'il marche hardi vers la grève Où flamboie un château de feu !

Que brisant tes fers, ô déesse 1

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