Léviligue, XXVI, 1; et Deutéronome* V, 8. (N. du Tr
lui sembla que ses yeux troubles apercevait pkt* terre, devant le foyer, quelque chose ayant' Pappa^ rence de l'or. De l'or! — son or à lui, k&ppbttâ aussi mystérieusement qu'il lui avait été «enlevé \ Il sentit alors que son cœur se mettait à-toattfeiatfexr violence, et, pendant quelques instants^ îf>rtii<iiw«a^ pable d'avancer la main pour saisir le trésor- t&rawè'j Le monceau d'or paraissait briller et s'aefcrdltre sotitf son regard agité. Il se pencha enfin, èt'ton'diV&flfitàti» en avant, mais au lieu des pièces durée *aù <ebn*ouW familier et résistant, ses doigts 'TéMco^trèrtt lioW» boucles soyeuses et chaudes. Dans' son' hxlpètii&itonq nement, Silas se laissa tomber 'sw 'les <geno«*i6& baissa profondément la tète pc^BMitmineri liar meiw veille : c'était une enfant endormie;*^ Une'j'olie ftetifo créature rondelette, la tête toute couverte de fcotfcteb blondes et soyeuses. Était-il possible 'qpQcViùV&'ptâle sœur qui lui revînt dans un irêvey^ sa* pelilef s<îfcflt* qu'il avait portée dans ses bras pendant ùn^ année avant qu'elle mourût, alorfi qtfil <n -était? ' lui WètiiQ qu'un enfant sans souliers* et »sans> ba^fl Telle ut' Iq, première pensée qui fraf^d'SilaS BÏtupêfâiUtt'-étotidei ment. Cependant, étaitoe biénuun^rêve? W«iseJifemit sur ses pieds, rapprocha les biicheë,'et, jietont dessus quelques feuilles sèchjes 1 et du< petit bote, ibobfcimt da la flamme; mais la flamme ne 'fit- p^ ' dispiaràîtite la vision ; elle ne fit quféclairert ^lus distinctement là petite forme rondelette de l'enfant, ainsi que ses misérables vêtements.. Elle à
cette petite sœur. Silas se laissa tomber en défaillance sur sa chaise, sous le double coup d'une surprise inexplicable, et d'un torrent rapide de souvenirs. Comment et quand Penfant était-elle venue à son insu? Il n'était point allé au delà de sa porte. Mais en même temps que cette question, et l'écartant presque complètement, naissait dans son âme la vision de son ancienne demeure, et des vieilles rues conduisant à la Cour de la Lanterne. Et cette vision en contenait une autre : celle des pensées qu'il avait eues lors de ces scènes lointaines. Ces pensées lui semblaient étranges aujourd'hui : telles sont les anciennes amitiés qu'il est impossible de faire revivre. Cependant, il avait un vague sentiment que cette enfant était en quelque sorte un messager lui arrivant de cette vie du temps jadis. Ce petit être ranimait des fibres restées insensibles à Raveloe, — d'anciens frémissements de tendresse, d'anciennes impressions de crainte respectueuse causés par le pressentiment que quelque pouvoir présidait à sa destinée; car son imagination ne s'était pas encore dégagée du sentiment mystérieux produit en lui par la présence soudaine de l'enfant, et elle n'avait supposé aucune cause ordinaire et naturelle qui pût avoir amené l'événement.
Mais un cri se fit entendre sur l'àtre : la petite venait de s'éveiller. Marner se baissa pour la prendre sur ses genoux. Elle s'accrocha à son cou et poussa, avec une force de plus en plus grande, ces
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i&ajiticuléfc, mélangés avec le mot « raa-ma », au JW^ft^e^oIs petits enfants expriment leur per- ^Jepcité à lejifr péyeU. Silas la pressa contre son cœur, proféra pjeçjqu^ inconsciemment des sons de ten- <jrej3se,po,u,r la calmer. En même temps, il lui vint à Xidm qfl'unje partie de sa soupe qui s'était refroidie jprè$ f 4» f&a mourant, .pourrait, s'il la faisait seulement ^obauflier: juft.peju, servir de nourriture à l'enfant, null putbea^oup ^^aire pendant l'heure qui suivit. jLa/ $qtfp^, -adoju^je >a,y,ec un peu de cassonade pro- V/eftantid^n^, ancienne provision qu'il s'était abstenu
arrêta les cris de la petite, lui ; -fil tewsff i8e$ yçuxs bleus vers Silas, et le fixer ja^«« uaigçandiJfegiart.qalme, lorsqu'il lui mit la cuillère idftD^il a îfeouiC^e^ Bientôt, elle se laissa glisser de ^8Sjifti^^no^x4pi¥{ariier, et se mita marcher çà et ^ikpetits.p&s, majsje^qhancelant si gentiment, qu'il se leya-d'wnKhojMlnpourJa suivre, de peur qu'elle ne fcrébttcfoàt Cfontpe quelque chose qui la blessât. Mais $Ue it.onil^a^ulen^ent assise par terre, où, le visage ^nnpteurs et regardant Marner, elle se mit à tirer ses petites ^hflussqr^. çoin^ lui faisaient mal.
U la ; reprit alpœ mvm «wqhx. Cependant, ce ne fut quftiiquelqw tamps : après ^'i^viaJ, à Esprit lent du célibataire Silas, que les souliers mouillésj causaient la daulpun de VenfanJ^eja, serrant $fts cJie.yi.UfiS; rgjçhauf- -fée^ M «^va Je^isQul^ô^ec, 4ffÇculjté ?b eji { ^J>é fa'Q^upa, in^édia^m^t £MC i^^d^^v^e
a«8 f petitei)rtei ( ] J s, I ^cprç umtm mw Jtëâtopt
Marner, avec beaucoup d'éclats de rire joyeux et étouffés, à considérer aussi le mystère. Les souliers mouillés avaient enfin suggéré à Silas l'idée que Bébé avait marché dans la neige. Cette circonstance lui rappela qu'il n'avait songé à aucun moyen naturel par lequel l'enfant avait pu entrer ou être apporté dans la maison. Sous l'impulsion de cette nouvelle pensée, et sans s'arrêter à former des conjectures, il la prit dans ses bras et se dirigea vers la porte. Aussitôt qu'il l'eut ouverte, la petite répéta de nouveau le cri de « ma-ma » que Silas n'avait pas entendu depuis le moment où la faim l'avait éveillée. En se baissant, il put arriver à distinguer les empreintes des petits pieds sur la neige immaculée, et il suivit leurs traces jusqu'aux buissons de genêts. « Ma-ma! » s'écria l'enfant à maintes reprises, se tirant en avant presque assez fort pour s'échapper des bras du tisserand, avant qu'il eût lui-même la certitude qu'il y avait une autre chose qu'un buisson devant lui, — qu'il y avait un corps humain, dont la té le était profondément enfoncée dans le genêt, et à moitié recouverte par la neige qui en avait été secouée.