Livn d'or
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M \'mis allez maintenant, mes chères filles, mettre vou déli-
tiniquemeni dans la prière, la méditation, la pénitence.
La vertu des anges va être votre céleste passion : jeu, du
sipation, luxe, vanité, vous allez estimer cela comme la boue
et la fange. C'est là lu folit de la Croix; mais par cette
.sainte folie, quelle sagesse vous pourrez procurer à bien des âmes ; quelle sainte influence vous pourrez exercer sur la
société. . . la piété entendre la piété. Les cu'iirs qui sont à Dieu attirent à Dieu d'autres cœurs. — Vous ne manquerez pas d'attirer d'autres âmes par les attraits du bien. — Il sortira de vos cœurs comme des traits de feu, qui porteront à d'autres cœurs vos pensées et vos sentiments."
Le temps a vérifié magnifiquement les paroles que l'évêque adressait aux quatre fondatrices, le 14 septembre 1861.
La communauté du Précieux-Sang compte maintenant quatre cent quinze religieuses et treize monastères : neuf au Canada, trois aux Etats-Unis et un à la Havane.
En 1911, l'institut a célébré solennellement le cinquantième anniversaire de sa fondation.
A Saint-Hyacinthe, les fêtes eurent une véritable splendeur. " Le beau et spacieux monastère, orné, enguirlandé, festonné, illuminé, embelli de mille manières, de sa base au sommet, entouré de jardins magnifiques, de pelouses verdoyantes, d'arbres déjà gigantesques " ne rappelait en rien l'humble petite maison du bon M. Caouette, " berceau de l'Institut ", lit-on dans le Livre d'or.
Les adoratrices du Précieux-Sang ont été bien inspirées
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Elle prient, réparent et Adorent dans le Sang du Christ, par le Sang du Christ et avec le Sang du Christ.91
Pendant ers fêtes inoubliables l'œuvre de la même Catherine-Aurélie a été partout exaltée, glorifia if ans avant
sa mort, l'illustre fondatrice avait eu la consolation de voir
son Institut jugé digne à Rome d'être solennellement et définitivement approuvé. "Cette œuvre du Précieux-Sang qui avait pressuré son cœur de tant de manières et pendant si longtemps, c'était donc l'œuvre de Dieu. C'est donc à l'Esprit-Saint qu'elle avait obéi, puisque l'Esprit-Saint par la voix de la sainte Eglise lui en apportait la preuve en approuvant ce qu'elle avait non pas "rêvé" non pas "imaginé" mais manifesté de par la volonté de Dieu à ses directeurs spirituels, aux jours des aspirations et des inspirations de sa jeunesse, aux jours des angoisses de son âme et des tortures de son corps ", dit le Livre d'or de l'Institut.
C'est le 6 juillet 1905 que les religieuses du Précieux-Sang eurent la douleur de voir mourir leur fondatrice. Comme tous les saints, elle avait subi la double épreuve de la vénération et du mépris, et elle n'avait pas craint de souffrir.
Pour ceux qui l'ont connue intimement, son souvenir sacré et cher reste un attrait vers la vie surnaturelle, vers l'amour qui divinise.
Son ombre céleste veille sur le cloître austère, foyer de la flamme immortelle et sainte. Jamais supérieure n'eut le commandement plus entraînant, plus suave, et par son Sitio où elle a mis la fleur de son âme, la Mère Catherine-Aurélie re-