BLOIS
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Silhouettes jVlusicales du Blésois
François CAUCHIE
Officier d’académie Professeur et Compositeur de Musique Directeur de la “ Société Philharmonique de Blois
i, par des recherches incessantes et multiples, il m'a été donné de faire revivre un certain nombre de physionomies musicales de nos contrées, à l aide de souvenirs et de documents précis, à plus forte raison je considère comme un devoir — j’allais dire une obligation — de consacrer à la mémoire d’un fidèle ami et d’un artiste digne de ce nom, les lignes qui vont suivre.
Ce n’est pas en vain que, pendant plus de trente années, j’ai été à même d'apprécier les qualités musicales de François Cauchie, soit comme professeur, soit, et surtout comme chef d’orchestre. J’ai souvent admiré, dans
mon for intérieur, la ténacité avec laquelle il sut diriger pendant quarante-trois ans ! cette Société Philharmonique qui était sa vie et pour laquelle il dépensa son talent avec tant de désintéressement.
D urant le demi-siècle écoulé, le nom de Cauchie fut, à Blois, synonyme de parfait musicien.
François Cauchie, d'une part, directeur de la Société Philharmonique , et Adolphe Desse, de l'autre, fondateur de la Société Chorale Sainte- Cécile — de 1850 à 1907 — représentent incontestablement les éléments vitaux de Fart musical à Blois.
J’ai conservé la physionomie d’Adolphe Desse, lorsque la mort le frappa (6 mai 1893). Aujourd'hui que ce second maître de musique a disparu lui aussi, je fais revivre, du meilleur de mes souvenirs, les traits de l'excellent ami qui, à son tour, nous a quittés.
Jean-François Cauchie naquit à Ath, petite ville de Belgique, le 18 février 1834.
Son grand-père servit dans les armées de la France, pendant la Révolution et sous Napoléon i rr , alors que la Belgique, comme tant d'autres royaumes, avait été englobée dans l’Empire français. Doué d’une certaine instruction, l’ancien soldat, après sa libération, se fit instituteur et ouvrit un pensionnat dans [a ville d’Ath.
Ayant eu un fils, Léopold-Joseph — qui fut le père de notre ami François — le maître de pension lui donna une forte instruction.
Léopold fut nommé surveillant des travaux du génie à Ath.
François Cauchie vint au monde, comme nous le disons plus haut, le 18 février 1834. Né avec un instinct musical très prononcé, le bambin, dans sa toute jeunesse, ne rêvait que des blanches et des rondes, des violons et des trompettes !. . Une école de musique où l’on apprenait les éléments du solfège et des instruments existait à Ath; bien a contre-cœur, car ses intentions n’étaient pas de faire du petit François un artiste musicien, le père Léopold Cauchie fit inscrire son jeune fils au nombre des elèves et là notre futur violoniste sentit naître en lui le désir de se donner entièrement à la musique ; ses professeurs, dans cette ecole, furent MM. O’Hoyost et P. Godineau; il y remporta un premier prix de solfège et deux médailles d'argent offertes par le roi des Belges.
Tout près d’Ath était situé le célèbre Collège de Brugelette, dirigé par les Pères Jesuites. Etablissement très prospère, comptant de nombreux élèves; Fart musical y était cultivé d’une façon intense; le célèbre Père Lambillotte dirigeait l’instruction de la musique ainsi que les chœurs religieux chantés à la chapelle et l’orchestre, lors des fêtes académiques. C’est dire que ces séances, dans
lesquelles la musique figurait avec honneur, captivaient l’attention des élèves.
Avec le tempérament qui caractérisait François Cauchie, ces auditions de grande musique frappèrent vivement son imagination et imprimèrent en lui le feu sacré qui décida sa vocation musicale!
Sur ses pressantes instances, son père lui donna un professeur de violon, conservant toutefois une arriere-pensée : celle d’en faire un officier et pour ce, de subir le concours d'entrée dans une école militaire — nous tenons ce détail de la bouche meme de notre vieil ami — aussi le bourra-t-il — c'était son expression — de mathématiques, d'algèbre et des éléments des sciences requises pour atteindre le but proposé. Tout fut inutile, François ne se sentait pas attiré de ce côté; l’art musical le séduisait : il en fit sa carrière.
Après avoir subi un concours d’entrée il fur admis, en l’année 1850, comme élève au Conservatoire de Bruxelles. La classe de violon était dirigée par un artiste de mérite, Nicolas Wery, élève du célèbre professeur de violon du Conservatoire de Paris, Bai 1 lot.
Depuis que Fétis dirigeait le Conservatoire de Bruxelles, c’est-à-dire depuis l’année 1832, cet établissement avait conquis un très grand relief. Fétis (f) — nous devons le rappeler ici,
(1) Fétis naquit à Mons (Belgique), le 25 mars 17Ü4. ; il mourut à Bruxelles, dans sa quatre vingt-septième année, le 26 mars 187..
puisque François Cauchie fut un de ses bons élèves — savant musicien, traita magistralement toutes les parties de la bibliographie musicale (histoire, théorie, enseignement, critique) ; il fut aussi célèbre par sa lumineuse érudition que par sa compétence sans conteste dans toutes les branches de cet art.
Cet éminent artiste dirigea pendant quarante ans le Conservatoire belge, d’où sortirent plusieurs compositeurs, dont les succès lyriques doivent être reportés aux excellentes études faites dans ce sanctuaire artistique.
François Cauchie parlait toujours avec émotion de son maître Fétrs qui, suivant son expression, lui avait donné le coup de fouet décisif, au début de son stage d'étudiant èsmusique; « Mon maître — disait-il — était un rude homme — tout d une pièce, bon et patient pour les élèves dociles, mais exigeant , voire même violent pour les indolents », et il nous semble que le disciple avait bien hérité de son maître, de cette même façon d’opérer, car, autant Cauchie affectionnait ses élèves studieux, autant il traitait con brio , pour ne pas dire plus, les indociles et les fainéants.
Le temps passé par le jeune violoniste au Conservatoire fut bien employé par lui; nous en trouvons la meilleure preuve dans les succès qu’il obtint annuellement, à la suite des concours de tin d’année. Ainsi, en 185F, il partagea avec un autre élève le 2 e prix de lecture musicale; en 1852, il obtint le i er prix de cette classe ; en 1853, après son premier
concours de violon, le i ev accessit lui fut octrové; en 1854, il partagea l’accessit du cours d’harmonie avec un de ses camarades; enfin, en 1856, année ou il sortit, ce fut le 2 e prix de violon qui lui fut accordé.
En outre, Fétis lui délivra un certificat élogieux, constatant que le jeune artiste avait fait ses études avec distinction . au Conservatoire ; qu'il le considérait comme ayant les aptitudes spéciales pour professer le violon. « Sa conduite — ajoute-t-il — fut irréprochable. » Il est constaté, en dernier lieu, qu’il poursuivit ses études classiques jusqu’à la classe de rhétorique.
Nanti d'aussi excellentes références, François Cauchie quitta le Conservatoire aux vacances de 1858. N'ayant pas trouvé d’emploi immédiat dans le professorat, un célèbre chef d’orchestre d'alors, nommé Julien, proposa au jeune violoniste de l’emmener dans une tournée artistique qu'il organisait; heureux de cette offre, il accepta. C’est ainsi qu’il visita les principales villes d’Ecosse, d Irlande et d’Angleterre et conserva de cette équipée le souvenir le plus agréable, dont il racontait bénévolement les péripéties.
Ayant appris qu'une vacance dans la place de professeur de violon s’était produite au Collège de Ponî-Levoy, François Cauchie, muni des excellentes références de Fétis, se présenta et fut accepté par l’administration de l'Ecole; il passa dans cet établissement trois années — les plus heureuses de mon existence,
disait-il — très apprécie de ses collègues.
Attiré par de sympathiques amis et aussi par des émoluments plus élevés, notre professeur s'en fut au Collège de Juilly, dont la réputation, établie au loin, amenait de nombreux élèves dans cette institution. Cauchie y resta deux années (1861-1863). Nous avons eu sous les yeux une lettre du censeur, M. Crozat (1), écrite lorsque Cauchie quitta Juilly ; elle témoigne des regrets les plus sincères du départ du professeur, regrets partagés par ses élèves, qui tinrent à lui offrir un durable souvenir. François Cauchie — disait cette lettre — était l’homme de scrupuleuse exactitude et de dévouement au devoir.
Le souvenir des bonnes relations qu'il avait entretenues à Pont-Levoy et à Blois, l'incitèrent à revenir vers les bords de la Loire, d’autant mieux que le professeur attitré de violon, dans notre ville, nommé Motte, quittait Blois. Une belle situation s’ouvrait devant lui : Tardent maître de musique, malgré battrait et les avantages qu'il pouvait avoir au Collège de Juilly, n’hésita pas. A la rentrée d octobre 1863,1e jeune artiste s installait dans notre plaisante et pittoresque cité (2).
(1) Le directeur de l’Ecole était M. l'abbé Maricourt.
(2) A titre documentaire, nous transcrivons le compte rendu du premier concert dans lequel M. Cauchie se fit entendre à Blois, signé par le rédacteur du Journal du Centre :
« Soirée donnée au théâtre de Blois,
te dimanche rS novembre jSOS.
«.M. Cauchie, du Conservatoire de C;u\elles, a exécuté
IO
Son mariage avec Mademoiselle Marie Dezairs, ri 1 le d'un honorable commerçant de la ville, le fixa définitivement (7 juillet 18 64).
Nous avons omis de raconter, à sa date, cette anecdote que notre bon ami narrait avec plaisir.
Le 15 novembre 1855, a l° rs qu’il était encore élève au Conservatoire, le jeune violoniste fut choisi parmi ses condisciples et désigné, avec plusieurs autres, par le Gouvernement belge, pour prendre-part à un grandissime concert, organisé par LAdministration impériale de France, à F occasion de l'Exposition universelle de Paris.
L orchestre était dirigé par Hector Berlioz; ce concert futjdonné dans le Palais de l'Industrie, salle immense, appropriée pour la circonstance. Cauchie rappelait qu’il y avait cinq chefs d orchestre. quatre-vingt-dix contrebasses. Des exécutants avaient été recrutés aux quatre coins de la France et, qui plus est, il en vint même de toutes les nations, délégués par leurs Gouvernements ; au point de vue spécialement artistique, l’exécution laissa à désirer, c’était inévitable, mais
« une fantaisij de sa coinpbsition, sur des motifs du Trouvère.
« Une extrême timidité nous a semb é dominer cet artiste, et « le public, à qui elle ne pouvait échapper, s’est empressé de « le assurer par les témoignages d’une sympathie dont M. Cau- « chie, hâtons-nous de le dire, est pleinement digne.
« Sa manière est sobre ; il ne vise ni a l’effet, ni au tour de « force; on voit que pour lui le violon est un instrument chan- •( tant et il.le fait chanter avec justesse, avec pureté, avec force, « quand >’idce l’exige: cct artiste est de la bonne école. »
par la réunion d’un aussi extraordinaire concours de musiciens, l’effet, pour la masse — et par la masse, nous pouvons dire?.. — fut im mense.
Voila donc François Cauchie à la tète d’une situation artistique et professionnelle de bon aloi. Agé alors de 30 ans, en pleine maturité d’un talent reconnu, doué d’une vigueur et d'un entrain sans pareils, le musicien fut accueilli avec le plus chaleureux empressement ; de nombreuses leçons particulières de violon et d’accompagnement lui furent demandées; les institutions d’éducation, comme le Collège, le Pensionnat des Frères, etc., le nommèrent professeur de leurs établissements.
En novembre de citte année 1863, Cauchie organisa un cours de musique d’ensemble, avec le concours de Madame Wartel, pianiste d’un grand talent, ex-professeur au Conservatoire de Paris ( 1).
Le 26 octobre 1864, il prit la direction du cours gratuit de violon, organisé par l’Administration municipale.
Nommé chef d'orchestre-directeur de la Société Philharmonique, l'actif professeur apporta, des le début de son entrée en fonction, l'activité, le zèle qui l'ont animé jusqu’à ses derniers jours.
Dans le concert donné le 26 avril 1866, au profit des Victimes de la Guadeloupe, la So-
(1) Voir l'annonce de ce s cours dans les journaux de la localité, à cette date.
ciété Philharmonique exécuta les ouvertures de N or ma. de Bellini ; de Tancrède , de Rossini, et enfin, celle du Calife de Bagdad , de Boïeldieu. « Les trois ouvertures — dit le compte rendu — ont témoigné de l'heureuse impulsion qui est donnée par le chef de la Société, dont on a pu apprécier les rares aptitudes de direction. »
Grâce aux Ephémérides musicales blésoises.
que nous avons constituées, il nous est facile de suivre, chaque année, les succès remportés par nos Sociétés de mûsique et leurs directeurs. Nous notons les principaux concerts auxquels François Cauchie prit part, avec les éloges que contiennent les comptes rendus des journaux de la localité.
8 novembre 1866. -- Concert au bénéfice des Inondés de la Loire.
18 novembre 1867. — Concert de M lk de Try, avec le concours de la Société Philharmonique.
Décembre 1867. — Organisation des concerts de bienfaisance. Trois concerts furent donnés en janvier, février et mars.
Fn octobre 1869, pendant la saison théâtrale d’opéra-comique, un élève de violoncelle, nommé Puzenaî, enseigné par Cauchie, se fit entendre « avec une intelligence qui promet pour ! avenir ! (1) » Ce jeune musicien, grâce aux excellents principes qu'il avait reçus, entra au Conservatoire et y obtint un
(1) Journal Je Loir-et-Cher.
certain succès; malheureusement il mourut fort jeune.
Les fêtes de sainte Cécile furent célébrées avec une grande exactitude par les deux Sociétés, Chorale et Philharmonique , jusqu’en 1875. A cette date, un léger nuage troubla pendant quelques années leurs bonnes relations, mais la paix revint et, en 1881, vers la fête de la patronne des musiciens, les concerts reprirent leur cours, sans toutefois renouer les relations intimes des temps précédents; elles ne se tirent plus entendre simultanément dans les concerts.
Ce fut en 1879 (30 septembre), que François Cauchie ayant opté pour la nationalité française, fut naturalisé ; il y avait longtemps qu’il l’était de cœur et, ici, nous évoquerons les services qu’il rendit à T Administration municipale de Blois, pendant la funeste guerre franco - allemande (1870). Belge de naissance, il avait droit aux saufs-conduits comme étranger et était autorisé à passer les lignes prussiennes. C’est ainsi qu’il tir plusieurs voyages de côté et d’autre et rapportait, de ces allées et venues, des renseignements qui pouvaient intéresser les autorités de la ville. 11 se chargeait des correspondances et faisait passer, comme il le pouvait, les courriers qu'il lui était possible de réunir en cours de route.
Si nous envisageons François Cauchie comme professeur, nous constatons ses mérites pour l'enseignement rationnel de la mu-
sique et l'étude de son instrument : le violon. Que de générations d élèves n’a-1-il pas formées pendant cette longue période d’enseignement ! Beaucoup de ceux-ci sont devenus de très bons violonistes. Le but du professeur était de faire de sérieux lecteurs, entraînés méthodiquement à l'exécution de la musique d'ensemble; aussi, comme stimulant, proposait-il à ses jeunes élèves, lorsqu'ils en étaient capables, leur admission comme membres de la Société Philharmonique ; l'élève travaillait ardemment afin d’obtenir cette faveur, qu’il lui fallait mériter.
Mais où la supériorité musicale de François Cauchie était évidente, c'était dans la direction de l’orchestre ; là, il était passé vraiment maître! Les exécutants se sentaient bien menés, bien conduits et l'auditoire constatait que le chef avait réellement ses musiciens en mains.
Les répétitions de la Société Philharmonique . parfois très originales — dans ce sens que le chef avait souvent le terme précis, l'esprit d'a-propos, pour remettre un passage au point, non sans quelque mot caustique — étaient véritablement une école instructive des œuvres des maîtres. La mise a l'étude des Ouvertures ou des Symphonies trahissait, chez Cauchie, un souci des nuances, un respect des intentions du compositeur, preuve évidente de la capacité professionnelle du directeur de la Philharmonique.
En l'année 1888, les Membres de la Société
voulant reconnaître les dévoués services de leur chef, lui offrirent, à l'occasion de ses vingt-cinq années de direction, un très joli bronze (Mozart jouant le violon) ; puis, lorsque les palmes académiques furent accordées au vénérable professeur, le r r mars 1902, un dîner intime réunir les amis de la première heure, parmi lesquels Paul Rochas. Cet excellent artiste dessina un programme-souvenir dont l’angle gauche était accoté de la physionomie en reliefdu maestro (16 mars 1902).
Comme compositeur, notre ami laisse un stock d'œuvres musicales assez important. La plupart de ses productions sont écrites pour l'instrument qu'il professait : le violon ; elles sont éditées avec accompagnement de piano.
Ces morceaux, écrits dans un style simple et clair que l'élève saisit facilement, ne manquent pas d’une certaine originalité et contiennent une gradation d’effets, joints aux difficultés bien présentées. Ce sont de charmantes pièces concertantes dont les titres, heureusement choisis, fixent l’élève et retiennent l’attention de l'auditeur : ^Menuet, Simple Histoire. B luette , En Gondole, etc...
François Cauchie a écrit aussi quatre morceaux pour harmonie ou fanfare, plusieurs romances, morceaux religieux et diverses pièces de caractère.
Les années semblaient n’avoir point de prise sur ce consciencieux artiste, toujours vaillant, toujours actif; néanmoins elles descendaient insensiblement sur ses épaules.
Au mois de novembre 1905, il dirigea encore sa tidèle Société, lors de la fête de sainte Cécile, célébrée traditionnellement par l'exécution de plusieurs symphonies à la Cathédrale, pendant la grand’messe; mais, peu de temps après, les douleurs rhumatismales l'obligèrent a suspendre les répétitions hebdomadaires du lundi, préparation obligée des concerts.
Pendant la belle saison de 1906, François Cauchie avait recouvré sa bonne santé et mis dehors ses importunes douleurs : il lui semblait avoir conclu un nouveau bail avec la vie.
Aux premiers jours d octobre, il convoqua ses musiciens et dirigea deux répétitions, mais la dernière, qui eut lieu le 15 octobre, lut fatale au vieux maestro; avec peine, il revint à sa demeure et prit le lit pour y mourir, quinze jours après, d'une paralysie intestinale : c’était le 28 octobre 1906.
Ses obsèques, célébrées à la Cathédrale, le 30 octobre, furent celles d’un vétéran de l’art et aussi d’un ami, car on peut affirmer que tous les musiciens blésois estimaient le chef d r orchestre émérite qui disparaissait.
La Société Philharmonique se lit un devoir cTinterpréter, sous la direction d'un membre de la Commission, trois œuvres au caractère solennel, de son répertoire. Ce furent : le Largo , de Hændel ; la Marche religieuse de Lohengrin ) de Wagner, et VHymne de la Vestale . de Spontini.
Les cordons du poêle étaient tenus par
M. le chanoine Montagne, directeur de l’Ecole Notre-Dame-des-Aydes ; MM. Bastat et Daridan, membres de la Commission de la Société Philharmoniquej et Grognet, chef de musique au ii3 (1 de L.igne.
Sur la tombe, au milieu de l’assistance émue, M. Léon Daridan rappela les qualités artistiques et familiales du défunt et lui adressa le suprême adieu au nom des musiciens qui, tous, étaient ses amis.
Ces lignes fixeront, sans doute, les traits de cette physionomie musicale vraiment originale et resteront pour transmettre aux générations de musiciens blésois de l’avenir, le type du professeur consciencieux et affectionné à ses élèves.
Blois, 18 NcOenjbre 1908.
Jules Brosset,
Organiste de la Cathédrale de Plots, Directeur de la “ Société Philharmonique. ”
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