À NOS MAITRES DE LA FACULTE ET DES HOPITAUX DE TOULOUSE
A NOTRE AMI LE DocTEUR HENRI AUBAN
Interne des Hôpitaux
Avec nos remerciements pour les conseils précieux et l’aide qu’il nous a prodigués dans la réalisation de ce travail.
A MOonSIEUR LE MÉDECIN-COMMANDANT GUIRAUD
A MONSIEUR LE DOCTEUR JANY Ancien Interne des Hôpitaux de Paris
À MONSIEUR LE DOCTEUR R. JOUE Ancien Interne des Hôpitaux de Paris
À MowSIEUR LE DOCTEUR BRIAL
Du Centre Hospitalier de Perpignan
En témoignage de leur bienveillante syms D Oo pathie.
À MONSIEUR LE DocTEUUR J. MASSON
En souvenir de notre amitié.
A NOS CAMARADES et AMIS
Introduction
Le hasard d'un examen clinique et biopsique nous a bermis récemment d'observer un cas un beu particulier de granulome à corps étranger.
Il s'agissait d’une formation d’allure tumorale, siégeant au niveau du front dont la nature et l’origine furent démontrées par l'examen histologique et cristallographique. Ceux-ci, en. effet, révélèrent l'existence d’un tissu de granulation d’allure productive, provoqué par la pénétration sous la peau de particules minérales de nature siliceuse.
Notre. attention a été frappée non seulement par l'extrême rareté d’une telle formation et par les difficultés de diagnostic chnique qu’elle peut poser, mais surtout par les incidences anatomopathologiques que l'étude de ce siicome souscutané pouvait entrainer.
Notre maître, M. le Professeur Jacques Fabre, à qui fut confié l'examen biopsique, a bien voulu nous montrer l'intérêt de son étude.
L'observation et l'étude histologique de ce granulome imposaient, en effet, un rapprochement avec les lésions produites au niveau du poumon par la même silice. Le nodule silicotique pulmo-
naire pouvait-il être comparé ou superposé à celui que nous observons d'une façon presque expérimentale ?
Silicome pulmonaire et silicome sous-cutané ne sont-ils pas le même processus réactionnel mésenchymateux vis-à-vis d'une même cause ?
C’est là tout le problème de l'authenticité cf de l’individualité de la maladie silicotique qui se pose. à
Nous n'avons certes, bas la prétention de trancher un des problèmes les blus discutés depuis fort longtemps bar des maîtres éminents de la pneumologie.
Cependant à l'aide de données histologiques que nous avons pu observer, il nous a paru intéressant d'étudier à nouveau le nodule dit silicotique, observé au niveau du poumon et de combarer sa structure à celle du silicome sous-cutanñé ; c'est là le but de notre travail inaugural.