‹ SilvesChapitre 21 sur 119 · POUR T^NE JEUNE COUSINE · texte numérisé non relu

POUR T^NE JEUNE COUSINE

T'élancer sur les flots et te voir emporter

Par l'autan en furie!

Et tu partis! non point pour rencontrer un ciel

Plus clément à ton àme.

Et dans les airs trouver plus de baume et de miel

A ta poitrine en flamme; Mais pour lutter avec des vents âpres et froids.

Affronter grêle et neige, Vivre au sein de la nuit et veiller sous des toits

Qu'un long hiver assiège.

N'importe, tu partis, car tu ne voulais pas,

Ame fière, àme bonne.

Causer la moindre gène et le moindre embarras

Au foyer de personne !

Et Dieu, Dieu qui voyait ton noble dévoiiment.

N'adoucit point ta peine.

Et la mort vint bientôt glacer ton cœur aimant

Sur la rive lointaine.

Ah! puisse-t-il. là-haut, le grand Compensateur.

Réparer ta misère.

Et t'accorder à flots la paix et le bonheur

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