‹ SilvesChapitre 58 sur 119 · FRAGMENT D'IDYLLE · texte numérisé non relu

FRAGMENT D'IDYLLE

A HECTOR BERLIO Z.

L'autre jour, un chanteur assis au pied d'un frenc

En sons mélodieux épanchait son haleine,

Et les sons émouvants, dans leur sublime essor ,

Semblaient, sans qu'on les vît, autant de chaînes d'or

Qui liaient à ses flancs nos frémissantes âmes ;

Et lui, comme en délire et le visage en flammes,

11 disait : « La musique est un vin généreux

Qui fait battre le cœur et rayonner les yeux.

Aussitôt qu'à flots doux il pénètre les veines ,

Baume réjouissant, il dissipe nos peines.

C'est lui qui des héros excite le grand coeur,

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