‹ SilvesChapitre 60 sur 119 · LE BERGER DE MOSGHLS · texte numérisé non relu

LE BERGER DE MOSGHLS

Quand sur la mer d'azur les vents soufflent à peine,

Je me laisse tenter par la 'masse sereine;

La terre me déplaît, et ma timidité

Lui préfère des eaux la tranquille beauté.

Mais lorsque retentit la vague mugissante ,

Qu'elle monte, se courbe et tombe blanchissante,

Et qu'en tous sens les flots s'agitent furieux.

Vers la terre soudain je reporte les yeux,

Je cherche les grands bois et fuis la mer sauvage.

La terre m'est plus sure, et plus doux m'est l'ombrage,

L'ombrage noir des pins où le vent vient chanter.

Que du pécheur la vie est rude à supporter!

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