‹ SilvesChapitre 62 sur 119 · UN RAYON DE SOLEIL · texte numérisé non relu

UN RAYON DE SOLEIL

0 toi , dont le nom pris à la reine des cieux

Toujours m'apporte au cœur un bruit délicieux ,

Quel plaisir tu me fais, enfant, quand dans ma chambre

Tu me viens visiter. Même aux jours de décembre,

Alors que tout couvert de nuages épais

Le soleil n'y répand que de pâles reflets ,

Elle devient soudain et plus chaude et moins sombre.

Ta vue est un rayon qui dissipe mon ombre,

Un souffle de printemps plein de rose et de miel

Qui chasse mon hiver. Aussitôt plus de fiel :

Mon âme jette au loin toute pensée amère,

Tout souci dévorant, toute sourde colère,

Et la voilà qui vole à tes lèvres, enfant,

Comme l'abeille d'or au cytise odorant,

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