SAINT GEORGES APRES LA VICT(J1RE
El sa ii;ueule d'acier dévorait toute chair:
Et cependant, à voir cette méchante vie
Dans !es convulsions d'une atroce agonie
Se tordre pour atteindre à l'éternel repos,
Un éclair de pitié glisse au cœur du héros.
Il voudrait, oublieux du monstre et de ses crimes,
Et des maux endurés par ses mille victimes,
Que les grands coups de fer qui le mirent à bas
D'un seul choc eussent pu lui donner le trépas.
Il souffre de sa mort... plus encore, il va môme
De sa création à sonder le problème ,
A demander pourquoi tant d'instincts venimeux ;
Et, n'en pouvant percer le motif ténébreux,
Il s'éloigne pensif, l'œil aux célestes plaines.
Et sur son blanc coursier laissant flotter les rênes.
Kcrit en 1852. Publié en ISÔT.