‹ SilvesChapitre 81 sur 119 · DULGES MORIENS REMINISCITUR ARGOS · texte numérisé non relu

DULGES MORIENS REMINISCITUR ARGOS

Sitôt que le canon eut sonné la bataille

Et dans les champs d'Alma fait pleuvoir la mitraille ,

On vit les régiments d'Ecosse aux noirs plumets

Lentement s'avancer au-devant des boulets.

Ce n'était ni tambour, ni trompette bruyante,

Qui conduisaient leurs pas à la fête sanglante,

Mais l'humble cornemuse, amour du montagnard,

Exhalant dans les airs son accent nasillard.

Or, tout en avançant, le canon faisait rage.

Et ceux que le boulet moissonnait au passage.

Malheureux mutilés, pauvres corps en débris.

Ils rendaient l'âme encore aux doux chants du pays.

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