‹ Silves et rimes légèresChapitre 231 sur 244 · VI SITE V M. DE 1. \ M EN NUS · texte numérisé non relu

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Salut, frère gaulois, dans la ville éternelle Venu pour te soumettre à son vieux souverain! Puisses-tu repartir avec le cœur serein , Apôtre libéra] malgré Rome et pour elle !

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De grands nuages noirs, le flanc chargé d'orages, Sur la cime des monts roulaient silencieux. L'air était étouffant, et sous les verts ombrages, Les oiseaux suspendaient leurs chants mélodieux.

On n'entendait au creux de la gorge profonde Que le frémissement du lac aux froides eaux Et les cris de Néron perçant la voûte ronde De sa blanche villa penchée au bord des flots.

L'empereur! Il est ivre, il pince de la lyre, 11 chante, puis, levant sa coupe d'or en l'air, Il provoque le ciel en son ardent délire, Et dit : « Le dieu Néron boit au dieu Jupiter ! »

Soudain le ciel répond par un coup de tonnerre; La foudre éclate, tombe, et son carreau vengeur Frappe la coupe d'or, et la fond comme verre Dans les tremblantes mains de l'insolent buveur.

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