ADIEUX A HOME
Adieu, vaste tombeau de la grandeur romaiue , Terre des souvenirs, de beautés encor pleine, Mais où l'on voudrait voir moins de clochers chrétiens Et plus de citoyens !
LES M\IÏA1S PO NX IN S.
Tout le long de la voie antique où nous roulons, Ce ne sont que prés verts, marécages féconds, Où maint chêne puissant croît à sa fantaisie;
Une Hollande avec un ciel d'Asie!
C'est superbe; mais, las! les pauvres habitants De ces beaux lieux sont tous des spectres grelottants Que la fièvre dévore et consume avant l'âge; Aussi, contemplateurs tristes d'un paysage Frais, charmant, mais peuplé de souffles assassins, Nous disons en fuyant sa mortelle verdure : Pourquoi ce désaccord, et pourquoi la nature Si tendre aux végétaux et si dure aux humains?