LE VŒU DU TROUVERE
Triste, le cœur sans flamme, Ses pas, sous des bois verts Erraient, quand d'une femme La voix frappe les airs.
Cette voix jeune et belle Avait tant de langueur Qu'il se dit : D'où vient-elle, D'où vient ce cbant du cœur?
Soudain le dieu volage Qui traversait l'azur Le mène vers l'ombrage D'où partait le cbant pur :
Tiens, fait-il, voilà celle Dont la voix te plaît tant; C'est une jouvencelle Pâle de mon tourment.