‹ Silves et rimes légèresChapitre 91 sur 244 · VESPER · texte numérisé non relu

VESPER

Mais voici que des monts les ombres s'épaississent, S'allongent sur les champs et les bois obscurcissent; Dans les champs et les bois la paix succède aux bruits, Les oiseaux un à un regagnent leurs réduits, Et, sous le vert rempart des feuilles et des mousses,

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Pour un dernier concert unissent leurs voix douces. Comme un rouge brasier au bord de l'horizon Quelque temps suspendu, l'astre au fervent rayon Dérobe à tous les yeux sa lumière empourprée; Sur le sein rembruni de la voûte azurée Et sur le front des bois quelque temps traîne encor De la flamme divine un léger reflet d'or; Puis tout s'éteint... Assis au pied d'une ruine, Le tranquille gardien du troupeau qui rumine Prend sa flûte et, levant son regard vers les cieux, Fait au jour qui s'en va de rustiques adieux ; Tandis qu'au bord des lacs doucement attirée Par le calme et les feux naissants de l'empyrée, Avec ses jeunes faons aux timides naseaux La biche vient sans peur humer le frais des eaux.

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