‹ Simon de Montfort, comte de Leicester: comte de Leicester, sa vie (120?-1265Chapitre 115 sur 232 · Mat. Paris, V, 632, 637; Annales de Burton, p · texte numérisé non relu

Mat. Paris, V, 632, 637; Annales de Burton, p

2. M. Prothero croit qu'il y eut à cette époque un changement dans la politique extérieure de Henri III, à preuve que celui-ci, dans les négociations soit pour la couronne de Sicile, soit pour le traité avec la France, employa souvent comme ambassadeurs des amis dévoués de Simon de Montfort. Page 121.

3. Lilt. pat., anno 41, m. 6. Rymer, à la date du 28 juin. Les ambassadeurs devaient en outre, en traversant la France, entretenir Louis IX de l'affaire de la Sicile, et demander au pape un légat pour traiter de la paix entre la France et l'Angleterre {Lttt, pat., in ceaxUa, dorso).

supplier le pape de modérer les conditions contenues dans le privilège apostolique au sujet du royaume de Sicile*.

Pour des causes que nous ignorons, des quatre ambassadeurs cités plus haut, l'archevêque ]de jTarentaise seul partit ; aux trois autres, furent subtitués le chapelain du roi, Nicolas de Plimpton, et les évêques de Bath et de Rochester^ Simon de Montfort avait sans doute refusé d*intervenir dans une cause qu'il détestait. D'ailleurs le résultat de cette ambassade fut tel qu'on devait l'attendre : loin de tempérer aucune de ses exigences, le pape envoya en' Angleterre un de ses clercs, Arlot ou Arlotto, porteur de bulles d'excommunication contre l'Église d'Angleterre si elle refusait les subsides nécessaires pour la guerre de Sicile '.

Cette menace ne fit qu'aigrir les esprits déjà fort irrités. L'Angleterre traversait en ce moment une de ces crises redoutables auquellesla vie des peuples est sujette de temps en temps comme celle des individus. L'année 1257 avait été mauvaise, la récolte avait manqué, puis l'hiver avait été mortel*. La disette, avec les terreurs qu'elle éveille et les maux qu'elle entraîne, s'était abattue sur les pauvres gens; les levées réitérées d'impôts extraordinaires ajoutaient encore à leur détresse ^ On était sans cesse en guerre avec les Gallois qui, refoulés un moment dans leurs montagnes, n'ayant ni sel ni blé, manquant de tout, recommençaient à ravager le plat pays ; le comté dé Fembroke était ruiné par leurs déprédations*; une guerre enfin paraissait imminente contre les barons écossais révoltés et contre l'évêque de Durham qui, fier de ses privilèges de

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