‹ Simon de Montfort, comte de Leicester: comte de Leicester, sa vie (120?-1265Chapitre 166 sur 232 · Annales de Waverley, p · texte numérisé non relu

Annales de Waverley, p

4. Shirley, Hoyal leiters^ II, 292. Le 10 octobre, Henri III écrit à Louis IX : c Cum nuper vos rogaverimus guod de illa necunia que fuit quondam S. de M., inimici nostri, et que in manibus aîversorum prelatorum et magnatum regni nostri extitit, mercatoribus vestris in partem recompensationis dampnorum que sustinuerunt in regno nostro tempore turbationis habite ibidem, satisfîeri faceretis, ac jam j)ro certo intelleximus quod Alienora comitissa Leycestrie, nuper Almaricum de Monteforti et Ricardum fratrem ejus. . . cum xi millilbus marcarum ad partes destinaverit transmarinas ♦ (Rot, clans. ^ anno 49, m. 2, d.i.

tre le siège devant le château, qui ne tarda pas à se rendre ; la comtesse 9 prisonnière à son tour, fut traitée avec beaucoup d'égards par son neveu, et put passer en France, saine et sauve, avec sa fille ^ Gui de Montfort, guéri de ses blessures, réussit peu après à s'échapper d'Angleterre, et alla rejoindre sa mère sur le continent*. Quant aux marins des autres ports du littoral, après avoir pu continuer impunément la course pendant toute Tannée 1265, ils reçurent du prince Edouard une si rude leçon sous les murs de Winchelsea 7 mars 1266), qu'ils firent à leur tour leur soumission 29 mars). Peu de semaines alors suffirent au vainqueur pour pacifier aussi la mer'. A la fin de mai, la tranquillité était rétablie dans le Sud.

Restait Kenilworth où le jeune Simon de Montfort s'était prudemment confiné après la bataille d'Evesham. Il avait vu défiler les vainqueurs sous les murs de la place, et la tête de son père portée au bout d'une pique ; il aurait pu user de représailles, car il avait encore entre les mains plusieurs des illustres prisonniers de Lewes; mais, pour se ménager la clémence de l'ennemi, il se montra clément lui-même, et mit en hberté sans condition son oncle, Richard de Cornouailles, roi de Germanie (6 septembre)*; puis, voyant qu'on ne songeait pas encore à venir l'attaquer, il se fatigua de son inaction, et, rassemblant quelques débris de l'armée de son père et de la sienne, il reprit la campagne. Après avoir laissé dans Kenilworth, qu'il ne devait plus revoir, une forte garnison, il rejoignit le reste de ses partisans, les « Déshérités » , comme les auteurs du temps les appellent, dans l'ile d'Axholm, vaste marécage entouré de tous côtés par les affluents de l'Humber'. Mais Edouard l'y atteignit au cœur même de l'hiver ; le 25 décembre, un an jour pour jour après les fêtes royales que le comte de

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