‹ Simon de Montfort, comte de Leicester: comte de Leicester, sa vie (120?-1265Chapitre 33 sur 232 · Histoire de la viUe d^Auch, par Laffbrgue, t. !•', p · texte numérisé non relu

Histoire de la viUe d^Auch, par Laffbrgue, t. !•', p

7. Rymer, à la date du 21 janvier 1251. Layettes du Trésor, t. III, no 3909.

discorde, opiniâtres à désobéir au comte, à la justice et aux droits de Bordeaux. » 4** Enfin le comte pourra, s'il le juge convenable, modifier cette paix de sa propre autorité, en respectant la liberté du maire, des jurés et de la commune.

Bordeaux était dompté , mais la Gascogne tout entière frémissait \ Amanieu d'Âlbret faisait alliance avec Gaston de Béarn, et lui cédait (14 août) les châteaux de Bazas et de Casenave ', rétablissant ainsi dans le bassin inférieur de la Garonne que Simon s'appliquait à mettre en état de défense. Enfin, le soulèvement prévu depuis longtemps éclate. Le moment est bien choisi : Simon n'a plus d'argent, et il n'a pas de troupes; il est pris au dépourvu. Il lui faut des secours, il va les chercher lui-même, traverse la France à franc étrier, et arrive en Angleterre à l'improviste, avec quelques écuyers montés sur des chevaux épuisés (6 janvier 1251)*. Là il réclame des troupes et de l'argent. « Il ne peut, dit-il, continuer seul cette ruineuse guerre ; il a en vain épuisé les ressources de son comté. « Sire roi, ajoute-t-il, rappelez- vous ce qui vous est arrivé la dernière fois que vous fûtes en Gascogne. Ces gens que vous croyez fidèles, vous ont abandonné. Vous étiez sur le point de tomber entre les mains des Français ; la reine était malade à La Réole, elle accouchait à Bordeaux. Peu touchés de votre détresse, ils ont épuisé votre trésor et ont laissé perdre votre domaine et votre puissance. » — « Par le chef de Dieu, comte, lui répondit le roi, tu as dis vrai ! Tu as bravement combattu pour moi, je ne te refuserai pas un secours efficace. Mais on se plaint de toi*; on dit que des gens, venus en paix auprès de toi, ou même appelés par toi sous la garantie de ta bonne foi, ont été jetés en prison, enchaînés et mis à mort, m Le comte nia tout. « Sire, répondit-il, leur trahison vous est connue, vous en avez souffert; pouvez-vous les croire^ ? »

i. Dès le iO juin, Henri III recommandait à Simon de prendre des précautions contre une attaque prochaine du vicomte ae Fronsac. Hoyal letterê, II, 68.

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