‹ Simon de Montfort, comte de Leicester: comte de Leicester, sa vie (120?-1265Chapitre 35 sur 232 · Shirley, II · texte numérisé non relu

Shirley, II

5. 15,000 marcs, d'après Gaillard ; 4,000 d'après Simon, et c'était peu, dit-il, en comparaison de leurs méfaits. Voy. Appendice n"»» 13 et 14.

6. Gaillard prétendit en outre que Simon leur avait fait jurer de ne pas porter plamte contre lui devant le roi. Henri III, dans une lettre

Gascogne. A Dax, le maire, les jurés et la commune jurèrent d'observer la paix accordée à leur ville après le meurtre du maire, Dominique de Balembuz (25 juillet) ; tout contrevenant à cette paix serait poursuivi, ses immeubles confisqués au profit du roi, la moitié de ses biens meubles reviendrait au roi, Tautre moitié serait affectée à Tentretien des murs de la ville ^

Cependant le lieutenant du comte, Guillaume Pigorel, faisait une tournée militaire dans le Labour. A Ustaritz, une troupe de bandits s'était fortifiée dans la maison d'une noble dame veuve ; malgré les prières de celle-ci, on mit le feu à la maison*. Appelé par des bourgeois influents de Bayonne, Simon vint en personne dans la capitale du Labour, convoqua les gens du pays, et, quand ceux-ci furent assemblés, il en fit arrêter plusieurs qu'il mit à rançon. Quant à ceux même qui l'avaient appelé, il les indisposa contre lui en protégeant un brigand redoutable, qu'autrefois Nicolas des Meules avait chassé du pays, et que le comte rétablit dans ses biens et dans ses droits'.

close du 16 mai 1252, rappela cette allégation que le démenti de Simon de Montfort ne suffit pas à dissiper (Shirley, II, 383). Simon ne rendit pas d'ailleurs tous les prisonniers de la faction Delsoler : P. Bonefos et B. Vital arrêtés par les Colon le 28 juin 1249, furent maintenus en captivité pour expier le meurtre de Guillaume Gondomer et de son fils. Un autre, P. Viger, livré comme otage, avait été conduit à La Réole où il était libre sur parole, mais il s'échappa et mourut en exil. Appendice n*» 14 {in fine).

1. Bibl. nat., mss. Clairembault, 1188. Le 12 septembre, Simon remit à deux arbitres nommés, l'un par lui, l'autre par Arnaud de Blanquefort et Mabile, sa femme, le soin de fixer l'indemnité due à ceux-ci pour le château de Bourg et dépendances {Arch. de la Gironde^ t. m, p. 4). C'est la seule mesure réparatrice qu'on puisse signaler ; encore n'eut-elle pas de résultat effectif.

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