SCÈNE X
Les mêmes, M. DULAURET, EUPHRASIE.
M. DULAURET.
Ma foi, mon gendre, nous vous avons attendu; mais, voyant que vous ne veniez pas.... Excusez , nous autres négocians, nous sommes expéditifs, nous n'aimons pas à perdre du temps à table.
Je m'en aperçois.
M. DULAURET.
Vous pourrez vous venger sur le dîner.
M. PATELOT.
L'un n'eut pas empêché l'autre; je vous avouerai même qu'à Cancale , je goûle et je soupe.
M. DULAURET.
C'est à-dire que vous faites vos quatre repas?
M. PATELOT.
Oui, c'est une de res habitudes qui me rappellent encore l'heureux temps de mon enfance, et que je lâcherai de conserver jusqu'à mon dernier soupir.
JÉRÔME, à part.
Que diantre va-t-il parler d' soupir, à propos d' souper.
M. DULAURET.
Ah ça! songeons maintenant à nos affaires; toi , Jérôme, tu vas porter celte lellrechez mon banquier, et tu attendras la réponse.
JÉRÔME
Oui , not' maître .... Ah! not' maître , il vient d' venir un Monsieur qui a à vous parler.
M. DULAURET.
Un Monsieur?
JÉRÔME
Oui , un gros Monsieur... un marchand d'allumettes.
Imbccille !
JÉRÔME
Ah dame ! il y a marchand et marchand.
M. DULAURET.
Et pourquoi ne m'avoir pas prévenu?
JÉRÔME
îl n'a pas voulu vous déranger ; mais il reviendra. Oh ! n'ayez pas peur , il va revenir; et moi, comme j'ai une grande envie de le revoir, je cours bien vite chez votre banquier. ( 77 sort en courant. )
M. DULAURET.
Dépêche toi?