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que j'entends son pas. C'est bien le bruit de sa robe frôlant les marches... La voilà... Quelle émotion à la seule idée que dans un instant elle sera de nouveau près de moi!...
La porte s'ouvre, Simone paraît fatiguôe, aliattue. SIMOXE.
Vous êtes venu... Merci!...
JEAN> suppliant,
Simone l'interrompt d'un geste. Alors lentement en la regardant d'un air embarrassé, Jean continue.
Le docteur... par une dépèche... m'a appris l'état grave de l'enfant. J'ai pensé à votre douleur... je n'ai pas voulu vous laisser seule et me voici. Je viens à vous les bras ouverts, prêt à vous secourir... Xe me repoussez pas... je vous en supplie I
SIMONE, la regardant à peine.
L'enfant rapose... J'ai qiiehiues instants à moi et vous voyez que vous sachant ici je suis venue tout de suite.
JEAN
Simone, comme VOUS avez du soulTrir!... Votre cher visage...
Elle l'inton-omijl de nouveau et brusquement. SIMONE.
Que m'importe mon visage ! j'ai l'âme si meurtrie, j'ai eu le cœur si déchiré, et je souffre tant aujourd'hui! Si vous saviez!... Voir ce pauvre petit être si frêle dont les mains tremblantes s'agitent pour ramener à sa gorge douloureuse l'air qui ne peut plus entrer I Nous sentir tous impuissants, ma mère, le docteur et moi... (s'exaitant.) impuissauts II arrachcr inon enfant à la mort qui rùdc autour de son berceau pour
le saisir jusque dans mes bras, quel eflroyable supplice I
JEAN, ému.
Ma chérie ! je comprends toute l'étendue de votre peine, mais si quelque chose peut la rendre moins cruelle en ce moment fatal que ce soit la pensée bienfaisante de l'immense tendresse dont je vous entourerai désormais, je vous le jure !