‹ Simone: pièce en trois actesChapitre 43 sur 92 · LUCIEN, ROSÉ · texte numérisé non relu

LUCIEN, ROSÉ

nosE.

Ainsi, lu t'en vas quand j'arrive.

LUCIEN

Ça te contrarie?

ROSE

Ça m'humilie, ça prouve...

LUCIEN

Quoi?

ROSE

Que ma société a pour toi moins d'attraits que celle de Simone.

LUCIEN

Quel enfantillage ! Ah çà. Rose, tu ne vas pas l'aviser d'être jalouse de madame de Stampes, de Ion amie. J'ai horreur des femmes jalouses, je t'en avertis.

ROSE

El comment ne le serais-je pas? Tu as tout ce qu'il faut

pour plaire; et, de son côté, Simone est si jolie, si... séduisante. Sa conversation t'intéresse, vous causez art, musique... tandis que moi, tu me traites toujours en enfant.

LUCIEN

En enfant gâtée que tu es. Mais je déteste les enfants boudeurs.

ROSE, gentiment.

Eh bien, je ne bouderai plus, là... embrasse-moi comme tu m'aimes.

LUCIEN, gaîr.ent.

Très volontiers.

Il lui tend les bras, elle s'y jette.

ROSE

C'est cela ! prends-moi dans tes bras ; câline-moi un

peu. (Elle laisse tomber sa tête sar la poitrine de Lucien qui la baise au front. Brusquement, el!e se dégage et recule.) TicUS ! COmme tU SOUS

bon!

LUCIEN

Moi!

ROSE

Oui, toi ! (Se rapprochant de lui.) Oh! c'cst uu parfum très particulier... Mais oui, c'est celui que Simone affectionne... celui qu'elle se met dans les cheveux.

LUCIEN

Ah! tu crois? Quelle idée! au fait, non, ça n'a rien de drôle. Quand une femme aime une odeur, elle en fourre partout, dans sa maison tout en est imprégné, Tatmosphère même... et il suffit d'y passer...

ROSE

Pour la rapporter après soi ? Je crois plutôt que vous VOUS serez parlé de tout près.

Page 1