LUCIEN, ROSÉ
nosE.
Ainsi, lu t'en vas quand j'arrive.
LUCIEN
Ça te contrarie?
ROSE
Ça m'humilie, ça prouve...
LUCIEN
Quoi?
ROSE
Que ma société a pour toi moins d'attraits que celle de Simone.
LUCIEN
Quel enfantillage ! Ah çà. Rose, tu ne vas pas l'aviser d'être jalouse de madame de Stampes, de Ion amie. J'ai horreur des femmes jalouses, je t'en avertis.
ROSE
El comment ne le serais-je pas? Tu as tout ce qu'il faut
pour plaire; et, de son côté, Simone est si jolie, si... séduisante. Sa conversation t'intéresse, vous causez art, musique... tandis que moi, tu me traites toujours en enfant.
LUCIEN
En enfant gâtée que tu es. Mais je déteste les enfants boudeurs.
ROSE, gentiment.
Eh bien, je ne bouderai plus, là... embrasse-moi comme tu m'aimes.
LUCIEN, gaîr.ent.
Très volontiers.
Il lui tend les bras, elle s'y jette.
ROSE
C'est cela ! prends-moi dans tes bras ; câline-moi un
peu. (Elle laisse tomber sa tête sar la poitrine de Lucien qui la baise au front. Brusquement, el!e se dégage et recule.) TicUS ! COmme tU SOUS
bon!
LUCIEN
Moi!
ROSE
Oui, toi ! (Se rapprochant de lui.) Oh! c'cst uu parfum très particulier... Mais oui, c'est celui que Simone affectionne... celui qu'elle se met dans les cheveux.
LUCIEN
Ah! tu crois? Quelle idée! au fait, non, ça n'a rien de drôle. Quand une femme aime une odeur, elle en fourre partout, dans sa maison tout en est imprégné, Tatmosphère même... et il suffit d'y passer...
ROSE
Pour la rapporter après soi ? Je crois plutôt que vous VOUS serez parlé de tout près.