SCÈNE II MADAME DE CHAUVIÈRES, SIMONE
SIMONE, en déshabillé dn matin^ l'air épanoni^ henrenx.
Comment, ma tante, vous voilà?
MADAME DE CHAUVIÈRES.
Et dans quelles transes, je te le laisse à penser!
SIMONE, faisant asseoir sa tante et s* asseyant près d'elle.
Pourquoi ça!
MADAME DE CHAUVIÈRES.
Peux-tu le demander? Comment! après avoir, lors de mon séjour à Paris, conçu de justes inquiétudes sur Tétat de ta santé, je pars enfin rassurée, je me réinstalle bien tranquillement aux Fondreltes, où je ne reçois que de bonnes
nouvelles. Puis, brusquement, il y a une dizaine de jours, il m'arrive une lettre de toi, m'annonçant que tu vas passer une semaine aux environs de Paris, mais que tu désires que personne ne le sache, et que tu as écrit à ton mari que tu allais passer ces huit jours auprès de moi...
Eh bien! qu'y a-t-il de surprenant? Ne puis-je avoir le désir de vivre huit jours, libre et ignorée, sans voir personne?
MADAME DE CHAUVIÊRES.
Mais tous ces mensonges faits à ton mari, à tes gens, et desquels tu me rends complice? La précaution que tu as prise de me demander de te faire parvenir les lettres que Pierre t'adressait aux Fondrettes et de me charger de mettre tes réponses à la poste? Quand une femme agit de la sorte, Simone, ceux qui Taiment ont toujours le devoir de trembler pour elle.
Je ne pensais pas vous troubler à ce point pour urc chose si simple! Je m'étonne maintenant qu'au reçu de ma lettre vous ne soyez pas venue me rejoindre.
MADAME DE CHAUVIÈRES.
Je m'en serais bien gardée! J'aurais eu trop peur de découvrir des choses sur lesquelles je préfère ne pas être fixée!
Quelles suppositions avez-vous donc faites?
MADAME DE CHAUVIÈRESi
Moi? aucune! Mais d'autres en ont fait^