FI! ÉD CRIC
Oui, depuis mon voyage en France, parce que voyez-vou h Paris cela s'apprend si facilement . ; mais à dater de mosi mnriage, je deviens raisonnable, et vous savez mieux que personne de qui dépend ma raison
MTSS MILNÇR.
Moi! M'IoïhI, je nVii sa; ien , je vous jure... Mais revenons au message dont vous a chargé lady Seymour.
FRÉDÉRIC
Comment je ne vous eu ai ^as encore parle'... c'est admirable , mais a qui la faute ? à vous seule qui me fa'*es tout oublier.. ; je voulais doue vous revenir qu* lady ! vinmir vie d vouj prendre ici à deim heures pour *>e rendre a Hyde-Pare,
MISS MILNER
A Hyde-Parc... je suis désolée..; maïs je voulais Tous prévenu qu'il m'est impossible de m'y rendre...
0 ciel ! que me dites-vous , et pour quelle raison ?
MISS MILNER
Pour une raison très-grave! j'ai une migraine., des sapeurs, qui me font souffrir horriblement.
FRÉDÉRIC
Cela n'est pas possible : je ne puis croire à une pareille indisposition.
MISS MILNER
Comment, Milord, vous ne croyez pas aux vapeur* «t aux migraines ?
FRÉDÉRIC
^ Non, Madame, de uis mon voyage en France ; et jen appelle à vous-même et à votre miroir..: jamais vous n'avez été plus jolie..,
MISS MILNER
Vraiment!.. Alors, c'est dommage ; car décidément, il ne m est pas permis.,.
FRÉDÉRIC
Pas permis!.. Eh! qui donc peut vous en empêcher?... Jy suis... Lord Elmvood, votre sévère tuteur.
Air : Restez, restez troupe jolie* Est-il donc vrai , comme on i assure t Quhi est soupçonneux et jaloux?
Ebt-;1 vrai qu'il vous fait l'injure De vous tenir sous les verroux ?..
C est un vrai siaiid.,le chez nous.
h i , grâce a nos io.s fidèles , Les droits de tous sont n st e ti§, Et nous ne permettons qu'aux belles D'attenter a nos libertés.
Fnfiu , il paraît que c'est un véritable tuteur à l'italienne, et vous savez comment on les traite,
MISS MILNER
Je sais, Monsieur, que depuis mon enfance, il -▼cille sur moi avec toute la tendresse d'un père et d un ami.. Au milieu des cireonsla.ices les plu. dit iiciles^c est ^prudence qui a conservé, qui a an.g~
mente mon héritage... Dans cette maladie sî dangereuse qui mil mes jours en péril, c'est a ses soins que je dois la vie. Enfin, Monsieur, c'est la perfection même... Mais, pardon... de vous parler ici de perfection; il est des genres de me'rite trop graves et trop sérieux pour que ni vous, ni moi puissions jamais y atteindre; et ce que nou* avons de mieux à faire, c'est de les respecter sans les comprendre.
FRÉDÉRIC
Je vois d'après votre raisonnement que votre tuteur a un genre de me'rite incompréTiensinte.. : et je le croirais assez d'après les bruits qui courent dans le monde.
MISS MJLNER.
Des bruits sur lui !.. Et que peut-on dire ?
FRÉDÉRIC
Quoi, vous ne le savez pas? On dit que ce çrave tut ur..., cet homme si admirable qui tient de ;a perfection et presque de la divinité'.. * est amoureux comme un simple mortel,
MISS MÎLNE*.
Amoureux !.. Et de qui ?
Dans ces cas-là, on ne sait jamais au juste. .% parce que souvent les personnes elles-mêmes n'en sont pas bien sures... Mais on cite surtout miss Arabelle, cette jeune prude si se'vère et si froide.
MIS MILNER
Miss Arabelle; ce n'est pas possible... Oublieztous, Monsieur, que lord Elmvood est engage da s l'ordre de Marthe; et quelles vœux qu'il a prononcées l'empêchent de jamais se marier?..
FRÉDÉRIC
Je le sais comme vous ; mais cela n'empêche pas d'être amoureux et de s'occuper d'une jolie femme.
MISS MILNER
Comment!., vous pensez que miss Arabelle...
FRÉDÉRIC
Franchement., je le croirais assez.., une prude a de attraits pou,! un sage : en l'aimant il croil encore aimer la vertu , et c'est commode pour les principes- «
Tenez, aujourd'hui par exemple.., cette fête brillante ou l'on vous défend d'assister... elle y sera,., et certainement lord Elmvood trouvera cela tout naturel.
miss MILNER.
Vous croyez?.,
FRÉDÉRIC
Tandis que vous.., il vous est de'fendu de vous amuser... Vous êtes sa pupille... Et si vous saviez cependant de quels plaisir il prétend voue priver... Ce spectacle si varié et si piquant ., ce inonde, cette foule , les riches landaux, ces brillantes cavalcades qu- entourent votre char et qui vous servent d'escorte..; c tte arène magnifique, où mille femmes viennent disputer le pr«x des grâces et delà parure , et où vous verrez tous les regards vous chercher, et tous proclamer la plus belle.
, MISS MILNER
La p-us belle... c'est pourtant bien séduisant.. ; surto.ir si miss Àrabeïh y doit être.
FRÉDÉRIC
Elle y sera, je vous le ,ure.. ; car elle l'a promis à lady Sty/iiour... Ces daines doivent s'v rencontrer.
MiSS MILNER.
Eh bien, j'irai.., j'irai ;mssi; quand je devrais forcer ivo'\ tuW -ur a m'y accompagner; je \ous le pro- ■ Bietfi inaiiittiuant.
FRÉDÉRIC
Ft maintenant, je <uis fe phts heureux des homxvi . cour p évinirlauy Seymour, et je reviens avec elle... Adieu... adieu...; je reviens à l'instant,
(. IL sors,. )