‹ Simple histoire, comédie-vaudeville en un acteChapitre 14 sur 29 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

Miss MILNER, lord ELMVOOD.

ELMVOOD.

Àh ! tous voici; miss Milner... le ciel en soit loue'...

MISS MILNER

Et pourquoi donc, Monsieur?., (à part ) Allons t du courage et de la fermeté'...

ELMVOOD.

Pavais entendu de mon cabinet le bruit d'une voiture.., et je craignais que ce ne fût la vôtre . ; . dod d'avoir pu vous soupçonner... Je vois à votre toi! que vous n'avez pas même eu ridée de me de obe'ii ., je vous en remercie, miss Milner; car e'eiu ete' u e offense que je n'aurais jamais pardonnée.. : et si vous saviez combien je suis malheureux quand ! faut me fâcher contre vous.., combien il m'en coule de vous traiter avec se've'rité.

MISS MILNER

Vous, Monsieur !..

C'est ce qui m'est aiTJve' aujourd'hui, et je me îe reprochais de' j à Im a î s "de puî s"""q ue* j 'al vu vo-re d;iuceur'V votre 'soumission , il me semble que nous \\\ o ;s change' de rôle, et que c'est moi qui suis coupable.

MIS;» MILNER

\ Que dites-vous ?..

ELMVOOD.

J'ai dû, ce matin, vous paraître un tyran bien in-

|i fjlictf ., quf, sans égard pour vos goûts et pour votre

/jeunesse, se plaisait à vous imposer des privations,

a ions interdire des amusemens si naturels à votre

â^ej mais" daignez m 'écouter maintenant , etpermet-

■ëz-inoi de me justifier à vos yeux.

MISS M1LNER, à part.

0 ciel !.. voilà à quoi je ne m'attendais pas. (Haut) Vous, Milord! vous justifier auprès de moi!

ELMVOOD.

Oui, votre réputation est un bien qui m'a été confié et dont je suis responsable; o'est la plus belle dot que je puisse offrir à celui que vous choisirez.., et je veux BuVllè lu"' soit remise comme vos autres richesses , pure et intacte.

AlR : T*en sou^iens-tu.

Voilà pourquoi me montrant si sévère , J'ai, ee matin , dérangé vos plaisirs ;

Moi cepend ni qui , d'ordinaire ,

Voie au devuni de vos désirs.

Jugez , aiurs , si je vous aime , Puisque l'espoir seul de vous protéger ,

Aujourd'hui , ma fait braver même

La crainte de vous affliger.

Il m'a donc semblé que les assiduités de lord Frédéric...

MISS MILNER

Lord Frédéric'! ne vous aljepasdit, Milord, ce que je pensais de lui.

F.LMVOOD.

M'avez-vous dit votre pensée tout entière?.. Peufc être avez-vous ete retenu par la présence de Sandfort, par la crainte de voir désapprouver votre choix. ; mais vous êtes seule rvec moi; avec votre ami, avec celui qui donnerait ses jours pour vous... et qui d'avance vous assure de son consentement... Eh! quoi Vois vous taisez ; allons miss Milner, Mft**felée, mon enfant.., ne craignez rien., : quand votre aveu devrai fcraiïH^er, votre confiance est déjà un bonheur ., et Je serai toujours heureux par l'idée seuie que vous allez l'être.

MISS MILNER

T\ je \e suis en effet.., car jamais rien n'a e'té plus doux pour mon eœur que l'amitié' que vous me te'niolynez en ce moment.

EL YIVOOD.

Eh! bien donc, re^onclez-moi , ford Frc'dé' le serait-il l'e'poux de votre choix?., a-t-il icçu de tous quelque espérance?

MISS MILNER

Lord Frédéric n'est pas celui que je choisirais. Te n'ai jamais encourage' sa tenûressc..; mon seuUI; ir est de rester auprès de vous comme je suis , et de \ ous obe'ir en tout.

ELMVOOD.

M'obe'ir!.. Eh ! bien, dans ce moment j'exige une preuve de votre soumission... et de Ivoire amitié' ., habilliez-vous , et allez a cette fête, ou x'on vous attend.

MISS MILNER

Que dites vous ?

ELMVOOD.

C'est moi maintenant qui vous le demande et qui vous en sut plie.

MISS MILLER

Àb ! je ne suis pas ftigttâ ee tant ^e bonté'.., je ne la mérite pas. ; cette fête maintenait me s- -ait odieuse.. : permettez-moi de ne pas vous quitter.., de pa.,. er ma journée ici avec vous en famille.

ELMVOOD.

Vous m'accuserez encore d'être l'ennemi de vos plaisirs.

MISS MILNER

Oui si vous me forcez a so^ tir . : ainsi vous t/insisterez plus n'est-ce pas... je reste?

S. telle est vraiment votre volonté'.

miss mu ::hr.

Ouij ma volonté, mon ûéoir... je n'ai pas d'autre...

ELMVOOD.

Êh! b'en tant mieux -, car je voulais vous parler.., ainsi qu'à San [fort d'un événement très-important pour moi... d'un changement qui arrive dans ma for • tu e,

MISS MILNER

Parlez vite... quel bonheur!., j'ai donc aussi une ] t dtMM votre confiance, eh! bien, Monsieur...

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