‹ Simple histoire, comédie-vaudeville en un acteChapitre 28 sur 29 · SCÈNE XVIII ET DERNIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE XVIII ET DERNIÈRE

Les précédées, SANDFORT.

SANDFORT , entrant par le fond et apercevant ce tableau.

Que vois-je? miss Milner dans ses bras! {courant à Frédéric) tout est donc connu et arrangé...

FRÉDÉRIC

Eli, sans doute.

SANDFORT,

Comment cela est-il arrivé?., comment avez-vous su qu'elle l'aimait?

FRÉDÉRIC

. Eh qui donc?

Son tuteur.

ELMVOOD ET FRÉDÉRIC

Qu'ai-je entendu?

Miss MiLNtR , allant à S and fort pour le faire taire. Malheureux! ils l'ignoraient.

sani:fort.

Dieux, qu'ai-je fait !.. non, non elle ne l'aime pas,

mettez que je n'ai rien dit ( à Frédéric ); c'est vous - " geul qu'elle aime, ou du. moins qu'elle épouse... il n'y a que ce^a de vrai.

FRÉDÉRIC

Vous avez raison... telle est la vérité qu'on voulait nie cacher; et que, grâce à vous, je connais enfin.

ELMVOOD.

Monsieur, vous pourriez supposer.

FRÉDÉRIC. { V

Oui, Milord, c'est vous que j'accuse de m'avoir / méconnu, de m'avoir outrage'... avez-vous pu penser ** que , dans la lutte qu'il s'établit entre nous . je resterais continuellement chargé du poids de vos bienfaits p ou me jugez-vous incapable de m'acquitter jamais PJTvous avez épargné mes jours; vous m'avez raccommodé avec mon oncle; vous avez assuré ma fortune, mon avenir... voilà de grands bienfaits, de grands services sans doute.:, eh bien ! d'un seuhnot je les égaierai, je les surpasserai encore (regardant miss Milmr). Je l'aime, je l'adore, elle esta moi , * vous me l'avez donnée... eh b en ! (prenant la main de lord Elmvood , et celle de miss Millier) épousez-là; et soyons quittes...

Dieu! qu'entends-je?

MISS MILNER

Quelle générosité!

FRÉDÉRIC

Je savais bien que je prendrais ma revanche, et vous voyez, miss Milner, qu'un fat peut quelquefois a oir du bon... mon seul tort est d'avoirpu me croire aimé..; cela m'était arrivé tant defois, que l'habitude peut-être pouvait me servir d'excuse.

SANDFORT.

Monsieur, malgré cette dernière phrase -là, votre conduite est belle, et je l'approuve.

FRÉDÉRIC

Vous êtes bien bon...

SANDFOHT.

Et ous. m's^ Milner, me pat donnerez-vous d'avoir, maigre uioi, t. ain votre secret?..

MISS MILNER

Ah ! je nfc vous en veux plus...

FRÉDÉRIC

Ni moi, docteur.., au contraire cela doit me porter bonheur..; et s'il y a une justice en ce monde, d'autres belles me doivent des consolations.

SANDFORT.

Voilà un vrai philosophe!., perdre une maîtresse çt prendre aussi gaîment son parti.

FRÉDÉRIC, gaiment.

Oh ! j'y suis habitue'.

SANDFORT.

Habitue'!..

FRÉDÉRIC

Oui... depuis mon voyage en France.

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