‹ Simple histoire, comedievaudeville en un acte (volume 2)Chapitre 11 sur 19 · SCENE Xlil · texte numérisé non relu

SCENE Xlil

Miss MILNER , SANDFORT. . . - !

SANdFORT.

Mademoi.selle , je ne' risquerai pas un mol sur ce qui Tient de se passer'; car, dans ce moment-ci , j’ai trop d’aTanlage; et, en ennemi généreux, je nCTeux pas en profiter..., mais comme depuis Inng - tesqÿi, jp çherebe k connaître le cœur humain, surtout celui des femmes , je tous <!emanderai seulement pour mon instruction , et mes études par- ^ tlcullercs , pourquoi , lorsqu’on tous offrait lord Frédéric pour mari , tous n’aTez jamais touIu en entendre parler , et pourquoi maintenant ? ■' ‘

MISS miï^neh.

Pardon, monsieur Sandfort.'je suis si troublée, si inquiète Quelle idée lord Filnatood Ta-t-il aToIr de moi ?

lui qui est si noble , si généreux. - . ' . .-

SANDFORT.

Cette fois tous utce raison ; et Tollà un sujet du moins sur lequel nous n’aurons pas de dispute ; c'est le premier. . .

' ,■■1 i-... .1,. • ,ii

, .. minimum»- ■

Croyez-Tous , monsieur Sandfort, que cela s'’arraugesa

, sandfort’.

Parbleu ! maintenant il n’y a plus rien à craindre , et tout

va se lerminer à l'amisBile./. /Votre tuteur racontera à

lord Frédéric ce que vous venez île lui aVouer 11 lui

apprendra que vous Faimez.'

flISS MILNER.” ,1

Comment , Monsieur ,,vous croyez qu'il le lui dira i*

SAITDFORT.

Le moyen de faire autrement.

MISS MIXNER.

Voilà ce qui me désespère... , s^il avait pu ne pas lui eu parler... , le lui laisser ignorer. ,

SAIflIFORT.

C'est cela.. ; pour qu'ils se disputent encore...

' MIS8 MIUIEll. ■ V

Non vraiment; et j'espère bien qu'il ne sera plus qtt'estion de duel et de combat.

(. On entend un coup de pistolet ). r Dieu! que viens-je d'enteudre?. . lordElmvood m'a donc trompée. ( Sané^ort court à la fenêtre qu’il ouvre ; et il regàrdè dàhs le jardin ) '■ ^

MISS MILNER

Eh bien ! est-il blessé ?

SANDFORT.

Qui , lord Frédéric ?

MISS MILNER

Et non, milord Elrovood. i\

SANDFORT.

Grâce au ciel... je les vois tous les deux ; les témoins les entourent..., ils s'eitibrassent , ils se séparent..-, l’uti revient de ce côté et l’autre remonte à cheval.

MISS HILNXR.

Dieu soit loué ! et vouà êtes bien sûr qu’il ne lui est rien arrivé.

, SAKDFORT.

A lord Frédéric.

MISS MII.NER.

Eh ! non... je vous parle de lord Elmvood , de mon tuteur, de celui h qui je dois tout...

SAKDFORT.

Et tenes le voici.

Page 1