SCÈNE XV
NARCISSE , TOKEMBOURG, I.A BARONNE.
torfvbodrg, entrant arer un rerre de punch I À la main. Hein! qu’est-c« que ça signifie? (/f pose son verre sur te plateau d'un domestique qui passe au fond.)
la baronne, à part. Ciel! mon mari! (/ faut .) Silence ! Cest mon oncle !
narcisse, o part. Ça m'a l’air d’un Allemand j fort bien établi.
tokembocrg, (fui s'est apjtrorhé de la baronne. ' Vous connaissez cc jeune homme, madame?
la baronne, d mi-voix. Oui; je l'ai connu en j Allemagne, où il a voyagé... Vous avez dû lovoir j aussi.
TOEEMD irnr,. Je ne m’en souviens pas.
la babonnb. Cest le fil* de M. Van-Truck, le 1 banquier d’Amsterdam.
iok Ejuornc. Cest drôle... Rlaveau m'avnit assuré que c'était un procureur du roi.
la baronne. Vous savez que M. Blnveau k trompe i choque instant toesetbocro. Cest vrai.
i.a baronne. Il est amoureux de Camille, do votre nièce, et il me priait h genoux...
TOKEMBOURG. Ah ! diable ! un parti aussi avantageux... c’est à considérer.
narcisse, à part. Qu'est -ce qu’ils ont donc à se parler dans le tuyau de l’oreille?
tokkmbokrg. d Narcisse. Monsieur, nous ne sommes pas lout-4-fait étrangers l'un à l’autre. J’ai en quelques rapporta avec la maison Van- Truck.
narcissb. La maison Van-Truck? tous m’étonnez !
tokemovrg. Et je serais enchanté d'être utile au fils d'un confrère. (// lui tend la main.)
narcisse, la lui serrant. Monsieur. . (.4 part.) Je ne sais pas ce qu’il veut dire... mais c'est égal... Encore une pratique... Je ferai quelque chose de cette tète là.
"tokembocrg. Je devine à peu près le bot de votre voyage. Vous voulez sans doute prendre part a l’affaire qui se négocie?
• narcisse. Mais dam!
tokfmbocrg. Allons... cnn venez-cn... Vous venez pour l'emprunt?
narcisse. L’emprunt, c'est .une bonne chose... Ça m’irait assez d’une manière.
tokbmboobg. Excellent*' spéculation... les fonds sont bas.
narcisse. Ils sont bien bas, les fonds... C’est drôle rororae l’argent est rare...
to£ embocrg. La bourse est dans un état de crise.
narcissb. Ma foi, je tous avoue que la mienne est à sec.
toefmbocro. n** comprends pas le mot.
la BARONNE. I»iî grâce... attendez pour parler •l'affaires que je ne sois plus là... Voyons, monsieur, ayez la bonté de me donner la main... Je suis invitée pour la valse.
TOKEMBot'RG. Me voilà!... (A Sortisse.) Nous on rerauserons... Jo vous expliquerai mes vues... Tout le monde n'entend pas ca genre d’opérations. narcissb. A qui le dites-vous?
tokfmboi rg. Et je crois que si deux ou trois gros bonn.ls comme nous s’associaient... ils obtiendraient facilement...
la baronne. Mais, monsieur.. .. encore une fois,
toeembocro. Je suis à vous... (A Sortisse .} HéfléchWez h ma proposition.
narcisse. Elle en vaut bien la peine. Je lexa- ! minerai sur toutes ses faces.
la barunne.
Aie : Fidèle ami, bon camarade.
Venez donc, la valse commence.
NARCISSE
Cest lo signal... ouf, je l’entends.
Nous causons très-bien... Mais je penre Qu’on peut mieux employer Bon temps!
TOKEMBOl'BG.
Nous nous reverrons, cher confrère!
(/! remonte la scène.)
NARCISSE
Vous permettez bien, je l’espère.
Au bal que je suive vos pas?
la baronne.
Non, non, restez, ne venez pas!
NARCISSE
Cest bien, c’est bien...
la baronne.
Ne venez pas,
Qji, partons! la valse commence...
Oui, c’est le signal, je l’entends...
Vous causez très bien, mais je pense Qu'on peut mieux employer son temps 1
TOKFMBOCRG.
Voilà la valse qui commence :
Jo vais m'ennuyer, je le sens...
Ah ! quand on parle de finance.
Peut-on mieux employer son temps ?
narcisse.
Voilà la valse qui commence :
Oui, c'est le signal, je l'entends 1 Nous causons très bien, mais jo pense Qu’on peut mieux employer son ternis f (Tokembourg et la baronne sortent, et Narcisse baise la main que la haroDno lui tend par derrière, au moment où Adolpho entre par le oôté opposé.)