CHAPITRE LXEV
supérieur eut connaissance de cette fête, et crut qu'elle lui offrait un moyen de se venger de ces moines libertins et indociles. Il informe la justice de ce qui se passe dans son couvent. En conséquence, à deux heures après minuit, dans l'instant que les Carmes se livraient à un plaisir d'autant plus vif qu'il était défendu, deux exempts avec leur escorte, vinrent, de par le roi, troubler la fête, se saisirent de ces joyeux pères, puis les conduisirent, au nombre de douze, en carrosse au For-l'Évêque. On trouva dans leurs chambres vingt-deux bonnes perdrix, des pâtés, des jambons, et force bouteilles de bon vin. C'était avec cette dévotion qu'ils prétendaiertt supporter l’abstinence du carême.