DU LUXE SOUS PHILIPPE-AUGUSTE
Le luxe était alors excessif; l'or, l'argent, les pierreries, se voyaient avec profusion sur les habits et les harnais des chevaux. Faute d’autre mérite, on se procurait celui-là, qui attirait beaucoup de considération ; mais cette vaine démonstration de richesses n'était pas l’abondance. On vivait pauvrement à la cour; l'intérieur des palais ne différait guère de celui des chaumières. Ilest certain qu’au lieu de parquets,
de marbres, de riches tapis, on n’y trouvait que de la paille. C'est ce que prouve une lettre de Philippe-Auguste, qui porte une concession faite par ce roi à l'Hôtel- Dieu, de toute la paille qui se trouvait dans sa chambre et dans sa maison de Paris, lorsqu'il quittait cette ville pour aber coucher ailleurs.
Voici la pièce littéralement traduite :
« Pour le salut de notre âme et de celles de » nos pères, et dans des vues de piété, nous ac-