CHAPITRE XXX. ge
des laïcs qui voulaient entrer dans leur monastère. Un article de ce concile, leur défend de recevoir cette vile rétribution sous quelque prétexte que ce soit.
Un usage plus singulier, proscrit dès le cinquième siècle, s'était conservé en France jusqu'au milieu du quinzième. Les premiers chrétiens, accoutumés aux fêtes joÿeuses du paganisme , ne pouvaient facilement adopter les cérémonies lugubres de la religion chrétienne. [ls y mélèrent leurs pratiques profanes, et les premiers évêques eurent souvent la prudence de ne point contrarier entièrement les anciens usages. Ainsi on dansait, on chantait des chansons mondaines dans les églises, aux fêtes des martyrs et des saints, tout comme aux fêtes de Cybele et de Bacchus ’. Le concile tenu dans la salle des Bernardins, défendit non-seulement les chansons et les danses dans les églises, mais encore les jeux et les ventes des marchandises.
? Dans un concile que fit assembler Clovis II, à Châlons-sur-Saône, il fut défendu aux femmes, les jours de fêtes, de danser dans l’enceinte de lPéglise, et dans le parvis, et d’y chanter des chansons malhonnêtes, au lieu
d'écouter le clergé psalmodier.