‹ Sir Robert PeelChapitre 41 sur 67 · JU · texte numérisé non relu

JU

essaya de les y encourager en blâmant sir Robert Peel d’une exigence si hautaine : la chambre était beaucoup plus nombreuse que dans les séances précédentes; l'amendement qui limitait à dix le nombre des heures de travail fut rejeté par une majorité de 138 voix, et lebill passa tel que le proposait le cabinet.

Un mois après ce vote, sir Robert mit une seconde fois la fidélité, je ne veux pas dire la docilité de son parti à la même épreuve. Sur la proposition d’un membre conservateur et malgré la résistance du chancelier de l’échiquier, la chambre avait adopté, le 1-4 juin 18ti, dans la question des droits sur les sucres, un amendement qui réduisait de i shellings de plus que ne le voulait le gouvernement le droit sur les sucres provenant des colonies anglaises, et, dans certains cas, sur les sucres étrangers. Sir Robert Peel , qui n’avait pas assisté à cette séance, reprit la question trois jours après, la traita sous toutes ses faces en la rattachant au système général des finances publiques, rappela les opinions qu’il avait professées à ce sujet, soit dans l’opposition, soit dans le gouvernement, se concilia la faveur des persévérants adversaires de l’esclavage en maintenant l’inégalité des droits entre les sucres provenant du travail libre et les sucres produits par le travail esclave, et, passant brusquement de cette question spéciale à la situation générale du cabinet, « indépendamment de mon opinion sur les mérites de l’amendement en luimème, dit-il , il y a des raisons politiques qui ne me permettent pas de l’accepter. 11 a été voté par une

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