Sirop alimentaire au lait d'anesse concentré
Parmi tous les agens médicamenteux employés contre les diverses affections de poitrine, le lait doit tenir une place distinguée. Et dans quels détails immenses ne serions-nous pas forcé d’entrer, s’il nous
fallait rapporter ici tous les cas qui attestent Futilité
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de son emploi dans les diverses affections des organes pulmonaires?
Dans l’antiquité la plus reculée, n’est-il pas question du mont Lcictarius , si célébré par Cassiodore, par la guérison d’un certain Davus consumé par la
phthisie? Et nous savons que l’efficacité cîu lait qu’on y trouvait, était due aux plantes qui y croissaient, et qui étaient balsamiques et odorantes.
Nous faudra-t-il citer les autorités imposantes d 'Hippocrate , Galien , Alexandre de Traites, Avicènes , etc. — Rhaës cite un exemple de guérison d’ulcère à la poitrine, par fusage du lait et du pain continué un an ; Clerc ( Gas. Sal. 1793) nous présenterait un phthisique confirmé , rappelé à la vie par l’usage de la diète laiteuse et celui des fumigations! Lapeyre (Ane. J. de méd. ), un cas de fièvre lente avec dévoiement, dans lequel le lait réussit à tel point qu’on dut lui attribuer la plus grande partie de la cure. Nous lisons , dans une dissertation de Henry Meibonius , les détails d’un phthisique guéri par le lait. Daniel Gruger nous offrirait plusieurs exemples de phthisie heureusement terminée par la diète laiteuse.
Mais , comme le dit avec raison le célèbre professeur Baumes , dans son Traité sur la phthisie pulmonaire (d’accord sur ce point avec les médecins modernes qui ont écrit sur cette affection ) : « Quoique ayant pour le lait la plus grande con- » fiance, je ne me suis pas aveuglé sur ses vertus , » au point de le considérer comme l’ancre sacrée des » phthisiques. Nous savons (ajoute-t-il) qu’en général »le lait réussit parfaitement, quand les malades le
«digèrent bien , lorsque les crachats sont libres ; tout «comme il est nuisible à celui dont l’estomac et les «viscères ne peuvent le supporter; qui ne le prend «qu’avec dégoût , et qu’il augmente la diarrhée. «
M. le docteur Roche , dans son savant article sur la phthisie , inséré au Nouveau Dictionnaire de Médecine et de Chirurgie , tout en adressant des reproches au lait dépourvu de qualités aromatiques , fourni par des animaux qui paissent dans les plaines humides et marécageuses, regarde, au contraire, le lait obtenu d’animaux nourris de plantes aromatiques, comme d’une utilité incontestable, propre à calmer l’irritation , l’inflammation de la poitrine et la toux, de la même manière que les potions pectorales et les tisanes.
Le lait de brebis, ceux de chèvre, de vache, de jument et d’ânesse ont été successivement employés par les médecins anciens et modernes ; mais , parmi ces différentes espèces , le lait d’ânesse tient le premier rang , à raison de sa légèreté, de la quantité de parties nutritives qu’il contient, et de plus, à cause de sa sérosité mucoso-sucrée. Il convien t 'principalement aux personnes gui ont besoin d’être nourries sans être excitées , en raison de l’ab * sence de la matière butyreuse ( ou crème ) , substance que repoussent en général les organes gastriques des personnes valétudinaires .
C’est un point sur lequel les praticiens de toutes les doctrines sont constamment resté d’accord.
Mais, quelque répandu que soit le lait d’ânesse, cependant on ne peut pas dire qu’il le soit assez pour être à la portée de tout le monde. Spieimann * pour parer à cet inconvénient, essaya, pour remédier à la ténacité de la partie caséeuse du lait de vache, d’y ajouter de la tisane d’orge; et de nos jours encore , la classe indigente a recours à ce moyen. Gorter fut mieux inspiré, en y ajoutant deux onces d’amandes douces en émulsion sur une livre de lait ; car alors le lait de vache fut beaucoup mieux supporté par les malades. Plus tard, X analyse chimique nous ayant appris à déterminer parfaitement les principes conslituans du lait, alors il a été plus facile de pouvoir donner au lait en général des qualités analogues à celui d’ânesse ; mais encore , ce qui est bien préférable et bien plus avantageux pour les malades, de réunir , par une douce évaporation , à l’ aide de ta vapeur* et dans des appareils spéciaux, tous les sels contenus dans le lait d’ânesse naturel , ainsi que ses acides fixes et volatils , à la présence desquels il doit l’arome et la fraîcheur qui le caractérisent si bien.
Nous songions depuis long-temps , dans l’intérêt de l’humanité , à trouver un moyen de mettre cet Aliment à la portée de toutes les classes de la société,
sous uue forme commode , portative et de longue conservation : nous avons la satisfaction d’annoncer que nos efforts n’ont point été infructueux.
Nous devons à la vérité de dire qu’un pharmacien bien recommandable de la capitale devait, en même temps que nous, tendre vers le même but , car il annonce avoir obtenu, par la concentration du lait d’ânesse et à l’aide du sucre , une préparation pectorale que plusieurs médecins de Paris ordonnent avec le plus grand succès dans les mêmes cas que celui d’ânesse.
Aussi regardons-nous comme un devoir à remplir d’ annoncer à MM. les médecins , ainsi qu aux personnes qui sont sujettes aux maladies de poitrine , que le Sirop concentré de lait d’ânesse que nous préparons ( et que nous devrions peut-être désigner sous le nom d’ExTRAiT de lait d’anesse , afin d’être mieux compris du public ) , contient tous les élémens, et par conséquent tous les principes curatifs du lait d3ânesse naturel , dans uneintégrité parfaite , sans même être privé de son arôme et de sa fraîcheur . Comme le lait d’ânesse , notre Sirop concentré devra être préféré au lait de brebis j, de chèvre, de vache, toutes les fois qu’il s’agira de calmer V irritation phlegmasique ou nerveuse , et lorsqu’il faudra nourrir
le malade sans le trop exciter ; propriété bien précieuse , qui n appartient à aucun
pectoral connu jusqu3 à ce jour. Il sera usité
( d3 accord avec Baumes ) comme palliatif , à une époque peu avancée de 1a phthisie, ainsi que dans les convalescences des maladies de langueur. Enfin, son emploi est utile, nous dirons même indispensable dans toutes les maladies des poumons , comme rhumes, catarrhes, enrouemens récens ou chroniques , par Vidée que nous avons eu de faire entrer, dans la composition de notre Sirop, les substances dites pectorales et béchiques , dont V efficacité a été constatée dans toutes les maladies des organes pulmonaires .
Toutaatrecjoe le lait d’ânesse , celui de vache, par exemple, se prête également bien à notre procédé ; mais alors , il convient de laisser figurer la crème dans le sirop. Nous avons eu à préparer maintes fois ce produit pour des bals ou des soirées d’hiver, la veille ou le jour de la consommation. Le lait, pourvu de la partie crémeuse , a , comme on le pense bien , été préféré à celui qui en était dépourvu ; et nous devons dire que les personnes qui en ont fait usage, proclament comme exquise cette préparation , dont le prix ne dépasse pas celui du lait de vache naturel.
^lanière de faire usage «lu Sirop pectoral «le lait «l’ànesse.
Deux cuillerées à soupe de notre Sirop représentent un bol de lait d’ânesse. Il est généralement reçu d’en administrer une prise le matin et le soir, après l’avoir fait chauffer au bain-marie. Quand le Sirop sera bien supporté, c’est-à-dire, quand il passera bien , il pourra alors être donné pour toute nourriture; ajoutons que, si i’état du malade le permet , on pourra mêler au Sirop une poudre analeptique féculente , telle que l’arrow-root de l’Inde, purifié (comme celui de notre officine) , Je salep , le tapioka , ou même la fécule de pommes de terre.
A. cet effet, on mettra dans un poêlon de porcelaine ou de faïence^ plein une cuillerée à dessert d’arrow-root (par exemple), avec une quantité suffisante de Sirop de lait d’ânesse, pour en former une pâte molle; alors on versera dessus, en agitant vivement, environ deux verres d’eau très-chaude; on fera bouillir quelques m;nutes’ jusqu’à ce que le tout ait acquis la consistance d’une gelée claire.
Quand notre Sirop sera employé comme pectoral , on pourra en prendre (dans l’intervalle des repas) plusieurs cuillerées dans la journée, soit pur ou dissous dans de l’eau tiède : quelle que soit la quantité que l'on en prenne j il ne peut jamais causer le moindre accident.
Le prix du flacon de Sirop de lait d’cînesse concentré , qui représente dix bols de lait d’ânesse (soit 20 centimes le bol) , est fixé à deux francs.
Chacun de nos flacons est revêtu de V étiquette et du cachet de la Pharmacie Figuier .
Précaution à prendre pour la conservation du Sirop de lait d’ânesse.
En ayant soin de tenir bouché le Sirop de lait d’anesse, nous ayons pu le conserver plusieurs mois sans quil ait subi la moindre altération. Si Ton n’a pas cette précaution , le Sirop , comme le lait lui-même , s’aigrirait promptement. Il faut aussi éviter de placer le Sirop dans un endroit ni trop humide, ni trop sec.
Nous ferons des envois, ne seraient-ils que de deux et même que d’un seul flacon de Sirop.
Les personnes qui voudraient , comme essai , en faire usage, il leur sera délivré par onces.
MM. les pharmaciens qui désireraient tenir un dépôt de notre Sirop pectoral , sont priés de nous faire connaître au plus tôt leur intention à cet égard , ne voulant en établir qu’un seul dépôt dans chaque ville ou chef-lieu de canton. — Il leur sera accordé une remise de 50 p. °/0.
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AU
LAIT D9AÏTESSE OOMCEÏJTRÊ.
La Pâte pectorale de lait d’anesse ne diffère en rien du Sirop de ce nom, quant à ses propriétés bienfaisantes; elle en diffère seulement par la forme. Elle contient tous les principes constituanset curatifs du lait d’ânesse naturel; et, comme lui, cette Pâte pectorale peut nourrir les malades sans les exciter. Son utilité est incontestable dans les inflammations des voies respiratoires et des organes digestifs , ainsi que dans les convalescences des maladies de langueur.
On peut en prendre une ou deux tablettes , toutes les fois quon éprouve le besoin de tousser ou d’expectorer; on peut même, sans aucune crainte, en consommer une ou deux onces par jour, selon l’indication que le médecin se proposera de remplir.
Par le concours de la Pâte et du Sirop, on parvient à détruire (l’expérience en fait foi) plus sûrement encore toute espèce de rhume, de catarrhe.
Les personnes qui sont obligées de sortir, doivent se munir d’une boîte de Pâte , pour en prendre de temps en temps , afin d’entretenir le calme des organes irrités et de se préserver de l’influence excitante de l’air froid.
Nous osons nous flatter que les personnes qui, par état , sont obligées de parier ou de chanter en public, accueilleront avec reconnaissance cette nouvelle préparation, aussi efficace que commode.
Le prix de la Pâte pectorale au lait cl* finesse ( boîte de 2 onces ) est fixé à 1 franc. — Il y a aussi des boîtes de 2, 5 et 6 francs.
Messieurs les administrateurs des hôpitaux et des divers établissemens de bienfaisance, qui voudront faire jouir la classe indigente des bienfaits de ces préparations pectorales , auront l’obligeance de s’adresser directement à la Pharmacie Figuier, qui se contentera de ses simples déboursés.
(Chocolat vépacateuc
AU
Ce Chocolat est un aliment doux, léger, nutritif et jamais excitant , très-agréable au goût, d’une pureté et d’une légèreté parfaites, d’une digestion douce et facile. Il convient, comme le lait d’ânesse, aux sujets faibles et convalescens , qui ont besoin d’être nourris sans être excités.
Prix de la livre : 4 francs.
Manière «le préparer le Chocolat an lait
«r à nesse.
Dans une tasse et demie d’eau bouillante , on fait fondre une dose de chocolat ; on tient le liquide en ébullition très-légère, et on l’agite continuellement avec une cuiller, jusqu’à ce que la solution du chocolat soit faite.
FOUDRE NUTRITIYE
AU