TROISIEME PHASE
I. TROUPES. — II. COMMANDEMENT, ÉTATS-MAJORS ET SERVICES III. DÉFENSE ET FORTIFICATIONS. — IV. MOBILISATION ET RECRUTEMENT Y. ARMEMENT, MUNITIONS, CASERNEMENTS. — VI. CONCLUSIONS
La 'signature du traité franco-japonais a complètement modifié notre situation militaire en Indo-Chine en 1907. Les réductions et modifications qui en ont résulté ont, en attendant l'élaboration d'un nouveau programme, eu surtout un caractère d'économie budgétaire, avec le seul but d'assurer la sécurité intérieure. Cette préoccupation plus modeste entraînait forcémen t des diminutions importantes d'effectifs, au Tonkin d'abord et même en Cochinchine, en attendant que soit possible l'installation de troupes européennes au Lang-bian.
Dès la fin de 1906, de nombreuses transformations et réductions avaient été envisagées dans le corps d'occupation, d'abord par suite de l'incorporation de la brigade de réserve et, en second lieu, par suite de la refonte des décrets d'organisation de l'infanterie et de l'artillerie coloniale du 17 septembre 1903.
La situation militaire, à la fin de 1907, se trouve donc profondément modifiée. De nouveaux traités écartent momentanément tout danger du côté de la zone maritime, tandis qu'au contraire, le développement du mouvement antidynastique et les troubles qui persistent dans les provinces du sud de la Chine, reportent l'intérêt militaire vers les frontières terrestres. D'un autre côté, la réduction des effectifs opérée en 1907, et celle qui doit avoir lieu au commencement de 1908, changent totalement les conditions dans lesquelles peut s'effectuer la défense de la Colonie.
Dès que la force du corps d'occupation aura été arrêtée, il sera nécessaire de saisir le Conseil supérieur des principales modifications à faire subir au plan de défense.