‹ Situation de l'Indo-ChineChapitre 220 sur 257 · m.3 400.000 ni.3 600.000 ni.3 200.000 ra · texte numérisé non relu

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ORSKRVATIONS

Ajouter 25 ^/o en plus pour les bois non vérifiés exploités en fraude ou perdus.

Malgré ce tableau déjà élevé, les bois exploités dans la colonie ne suffisent pas aux besoins de la consommation et nous renvoyons à ce sujet aux tableaux des importations dressés pas le service des Douanes et Régies.

Il importe donc à tout prix d'asseoir des coupes régulières (pii permettront, tout en protégeant les forêts contre les exploitations abusives, d'assurer une production raisonnée intensive.

DÉPENSES

Les dépenses da service Forestier comprennent la solde da personnel européen et indigène, celles occasionnées par les travaux de repeuplements, Tachât d'outils, la construction et les réparations de maisons.

ANNÉES

MONTANT DES DEPENSES

Inscrites au budget. . 444.000 | 00 faited... iOe.OOO 00

OBSERVATIONS

Cochinchine.

Indo-Chine

Le service Forestier rattaché à Tun des grands Services généraux de la Colonie s'organise. Le personnel, hiérarchisé sous les ordres d'un chef de Service, se complète. La Cochinchine et le Camhodge sont érigés en circonscriptions forestières, sous l'impulsion technique d'officiers des Eaux et Forets. Les questions techniques vont recevoir et reçoivent des solutions conformes aux intérêts de la forêt et de ses exploitants. 1/étude de la question forestière au Tonkin est présentée, elle s'inspire des besoins et des coutumes locales : les mesures propices recevront incessainent leur consécration administrative.

En Annam, un agent forestier étudie depuis plusieurs mois l'état du marché, la nature et la manière d'être des exploitations et des richesses forestières. Dans le courant de l'année une réglementation locale pourra être arrêtée sur des données suffisantes. La législation forestière ancienne est reprise par chapitres distincts de façon à l'harmoniser avec les idées et des nécessités nouvelles : des travaux de repeuplements en terrain ou en forêt avec des essences exotiques et du pays ont été habilement conduits par le Chef actuel de la circonscription de Cochinchine. La consommation des bois d'œuvre, des bois de feu, de charbon augmente. Le commerce des bois atteint une intensité qui oblige à une importation. Des capitaux s'essaient à de nouvelles entreprises forestières.

Ces faits font un devoir au Service forestier de devenir plus vigilant, de mettre sans délai à Tétude la création de réserves nouvelles, multiplées et de faibles étendues (200 à 500 hectares). Ces réserves seront soumises à des exploitations régulières destinées à la production des bois de feu et concurremment à des bois d'œuvre.

L'aménagement des massifs les plus faciles à surveiller s'impose dans chaque province en vue d'une meilleure utilisation des produits et d'une production intensive : telles sont les études prescrites.

La protection des rives et des bassins supérieurs des cours d'eau sera mise h Tétude en vue d'éviter les ensablements et les inondations qui en résultent.

Les dépefises inscriies au budget an^neotent, mai» elles ont en vue l'organisation du Service dans toute la colonie. D'impo riantes économies sont néanmoins le résultat d'une gestion directe par un personnel hiérarchisé.

Ces dépenses doivent amener une augmentation considérable dans les receltes, pourvu que tes organes nouveaux du Service Torestier trouvent, dans une étroite solidarité avec les antres services, le libre jeu de leur fonctionnement.

Enfin rappelons, pour terminer, qu'un superbe emplacement est mis à la disposition du Service forestier de l'Indo-Cbiiie à l'Exposition d'Hanoi, pour lui permettre de faire connaître les richesses des forêts de la colonie et le grand désir qu'il u de faire œuvre utile et féconde-

Hanoi, le SO jan

Lt Ctiefdu Scrvia FareitUr de l'/Bdi-CMiu ROCEH DUCAKP.

: Le Directeur i* l'AarieuUurt et ifu Coi li. CAPUS.

•i de rindo-CfUtie.

NOTE

SUR LE

Service Zootechniqne et des Ëpizooties

Jusqu'à la fin de Tannée 1900 les Services vétérinaire, zootechnique et des épizooties ont été assurés, dans la Colonie, par les vétérinaires militaires du Corps d*oci'npation de Tlndo- Chine. C*est grâce à leur compétence toujours très dévouée et active que les administrations locales ont pu jeter les bases de l'organisation des haras au Tonkin, en Annnm, an Cambodge et, avant ces. dernières localités, en Cochinchine. C*est par leurs soins qu'ont été étudiées et traitées les maladies des animaux domestiques et avec leur concours qu'a pu fonctionner le service des épizooties.

Je vais examiner successivement et aussi brièvement que possible le fonctionnement de ces services, principalement depuis le commencement de Tannée 1897 jusqu'en 190i2.

SERVICE ZOOTEGHNIQUE

Le Service zootechnique est resté limité, jusqu'en 1892, à quelques tentatives d'élevage du cheval en Cochinchine, où d'assez fortes subventions ont été, tour à tour, affectées à la dotation de haras privés qui n'ont donné que des résulUits négatifs. Il n'y a pas lieu d'être sui7)ris de ces insuccès, car le sol de la Cochinchine, formé de deltas, se trouve merveilleusement doué pour la culture du riz, mais, par contre, ne se prête pas h l'élevage en général. C'est donc la production du riz qui doit être son principal objectif, laissant l'élevage du bétail aux autres régions de l'Unité Indo-Chinoise, qui peuvent lui assurer les animaux dont elle a besoin pour son agriculture, son commerce et son approvisionnement en viande de boucherie.

Vers la fin de Tannée 1892 le Gouverneur Général posait le principe de l'intervention des Protectorats de TAnnam et du Tonkin,pour encourager l'élevage du cheval, déjà en décadence. Un haras de perfectionnement et de pépinière était créé dans Tancienne citadelle de Hanoi, ayant pour mission de fournir les reproducteurs nécessaires au fonctionnement de jumenteries privées subventionnées, et de dépôts d'étalons installés dans diOérents centres. L'organisation et la direction de ce haras me furent confiées. Cet établissement entrait en pleine prospérité lorsque, en 1894, la désaflectation de la Citadelle de Hanoi, avec l'aliénation des terrains qu'elle renfermait, entraînèrent la disparition des travaux considérables accomplis en moins de trois années pour la construction des bâtiments et l'aménagement des prairies. Les s^nimaux composant le haras, qui comptaient parmi eux des reproducteurs d'importation, des races françaises des Landes, de la Camargue et de la Dretagne, eurent beaucoup à souffrir d'une

période, loul à h (oU de tr.insitioli ft d'indéi-isioi). ijui durn i)i\-liuit mois. Ov ni- lui i|u'ot) janvier i89lt, à U suite de |ircssan(e$ snlliciutioiis de mn pari, >fiic le Irniisfert da linnis de l:i (jtudclk fui dévidé, rt <|ui^ J'eus la possibilité de coiniiieiictir su réitistidlittjoii sur des terrains de rixîi'TO situés à i kilotnétrrs de Hanoi,.» cùlé de la route Mandarine. L'élabiisscment fut réorgunisé de toute pièce d'aprt-s un plan des mieux conçue. II comprend des bâtiments spéciaux et des prairies qui fournissuLil les pâturages el les foins nécessaires pour l'alinieii. t;ition des animauv. Les chevaux <!t juments reslaiil dv l'aiicieii liants y Turent transférés Leur elfei'tif fui heureusement enrichi par l'importation de 10 claloiis et de 1 0 juments du type syrien que j'eus la possibilité de ramener de Krance. en mars \S'i~,. à la suite d'un congé.

l'.'esl de celte date i]ue cotunience réellement la période asceiitionnelle de cet établissement ijoi prit désormais le titre d' • Ktablissenieiits Zootechniques •. Cette dénoiiiination est très, jusliliée. car en même temps que. d:ms cet établissement, on procréait. |iar sélection, avec la race indigène, et par croisement avec celte dernière et les races importées, des reproducteurs intéressant la question chevaline, on meltail à l'élude l'élevage de tous les animaux domestiques susceptibles Je proliter à la l>>lanie.

L'élevage du nioulon, inconnu en Indo-Oiiue. fut tout d'abord entrepris e( opéré avec les races du Yunnan et de Mongolie croisées avec le mouton de Souihdunn, d'origine anglaise. Ces essais furent couronnés d'un plein succès et aujourd'hui, les produits issus de ces croisemeots, ronstiluenl un petil troupeau d'une trentaine d'aohnaux qui. depuis trois ans, se reprochiisent entre eux sans accident et dont In qualité, comme viande de bouclierie, est. eo tous points, comparable à nos nieilleurs moulons de Krance. Ites béliers disponibles vont pouvoir être mis à la disposition des éleveurs qui voudront s'adonner h cet intéressant élevage.

Les pintades, incoimues auTonkin. fun-nl importées de l'ochinchine. multipliées dans lesElalilissenients /oou-chiiiques et leurs <eufs distribués aux village.s avuisinants. Cet élevage prol^ssa avec une telle rapiditi'r qu'en moins de deux ans les annamites se sont mis à le pratiipier coorammeni. Les pintades llgurent aujourd'hui sur les marchés de b ville de Hanoi.

Tout récemment encore les EtabNssements /itok'clmiques ont fait l'acquisition d'un taureau et d'une vache de la race laitière fribout^eoise. t'es deux si^ets vont de suite rendre possible des croisements, acquerront des capacilés laitières supérieures à celles que possède la race du paj-s et dans un avenir proche, il est permis d'espérer igoe tous les centres européens de la l>)lonie auront leurs vaches laitières comme en France.

En résiuiK. les Uablissemeols Zootediniques de Hanoi ont une installation qui les met en situation de pouvoir produire tous les reprodncteurs nécessaires à l'amélioration et à la TulgarisatioQ du bétail en Indo-Qiiue. De plus, ils constitnenl une véritable école de Zootechnie appliquée où les éleveurs franvais et annamites, sont susceptibles de puiser les plus utiles renseignements.

Pendant i)ne ces établissenienls poursuivaient leur marche à pas de géant et atteignaieni la prospérité qu'ib ont aujonrd'Imi. grice à la bienveillante soliicitode de H. le Gouverneur tiénéral [Kiuiuer, i qui ils doivent leur maintien, l'œuvre entreprise par ces demieni à été accnie par plusieurs autres mesures intéressant l'élevage. C'est ainsi que par différents arrêtés du Gonvenieur Mnéral, ont été snccessivemeui constitués des dépôts d'étalons en .Annam, au Tonkin. au Cambodge, qu'a été créée la jumenterie de Hariar an Laos, qu'a été favorisée l'importation an Ikmbod^e. par les soins de H. H. Fanuit et \'andelel, de taureaux et de vaches de la race laitière de Bretagoe, qu'a été installée la station d'élevage du Lang-biang comprenant ua laureaa et plusieurs vaches de Bretagn<'. ainsi qu'un petit tninpean de moulons.

On doit recoitnailre que la voie que doit suivre l'élevage est nettement tracée et il y a tout beu de croire que sous peii, de nouvelles tentatives individuelles viendront, en plus grand DtNubre. se joindre à celles qui oui élc faite: jusqu'à ce [our et peniwltront à l'IndiM^hiDe de retirer d'importante bt'nélk'c.- des UMiis.u lions ^«aunerciales de sou bclaiL

SERVICE DES EPIZOOTIES

Les épizooli«s constituent en Extrême-Orient le plu§ grand obstacle à l'élevage du bétail et sont un danger permanent pour Tagriculture qui, de leur fait, peut être subitement privée de l'outillage anirqé qui lui est indispensable pour la mise en valeur des terres.

Jusqu'en 1900, c'est au corps des vétérinaires militaires, ainsi que je l'ai déjà relaté, qu'a incombé le soin de combattre les épizooties et on doit reconnaître, à leur louange,, qu'ils n'ont jamais craint de se multiplier pour accomplir cette fatiguante et périlleuse mission. Mais, malgré leur zèle, -les vétérinaires militaires, en nombre relativement réduit et tous alfectés à des corps de troupes généralement groupés sur quelques points .seulement, plus spécialement au Tonkin, n'ont pas toujours eu la possibilité de sufllre aux multiples besoins sanitaires que réclame le nombreux bétail appartenant aux vastes territoires de Tlndo-Chine.

D'autre part, avant 1898, il n'existait pas de réglementation délinie au sujet des maladies contagieuses et par conséquent les pouvoirs publics n'étaient pas suffisamment armés pour les combattre.

En vue de remédier à une situation aussi préjudiciable aux intérêts ruraux , le Gouverneur général a provoqué le décret présidentiel du 10 mars 1898, qu'il a promulgué par arrêté du !29 avril de la même année, et rendant applicable à l'Indo-Cbine la loi du !21 juillet 1881 sur la police sanitaire des animaux.

Déjà depuis quelque temps un laboratoire de bactériologie avait été installé à Nhatrang, par les soins du Dr Yersin, qui s'empressa de s'adjoindre plusieurs vétérinaires pour le seconder dans l'étude des maladies contagieuses du bétail. Cet établissement scientilique, appelé à rendre les plus grands services, n'a cessé de poursuivre ses laborieuses recherches depuis sa création.

Puis, pour rendre réellement eflicace la surveillance sanitaire du bétail, le Gouverneur Général a décidé, en 1900, de confier le service des épizooties à un Corps de vétérinaires spécialement attachés à ce service.

Deux vétérinaires civils, furent demandés de suite pour être alfectés, l'un à l'Annam, l'autre au Tonkin. En même temps j'étais demandé au Ministre de la guerre et placé hors cadres à la disposition de la Colonie pour prendre la direction générale du service des épizooties del'lndo- Cliine à la Direction de l'Agriculture et du Commerce.

Enlin, pour consacrer défmitivement l'organisation du service des épizooties, le Gouverneur Général a pris, à la date du 13 novembre 1 J01, un arrêté organique qui crée dans chacun des pays de Tlndo-Qiine un service d'inspection vétérinaire des épizooties, règle la situation des vétérinaires inspecteurs et déliait les attributions de ce service.

Deux nouveaux vétérinaires civils, figurant*, lua au Budget général comme adjoint au Chef du Service, et l'autre au Budget de la Cochinchine, comme vétérinaire inspecteur, sont demandés en France, et sous peu, leur nomination va être soumise à l'approbation du Gouverneur Général.

Pour 1902, le service des Epizooties, tel qu'il vient d'être organisé, comprendra le personnel suivant:

Un vétérinaire principal de l'Armée hors cadre, chef du service ;

Uu vétérinaire inspecteur stagiaire adjoint au chef du service ;

Uu vétérinaire inspecteur stagiaire pour la Cochinchine;

Un vétérinaire inspecteur stagiaire pour le Cambodge ;

Uu vétérinaire inspLcteur stagiaire pour l'Annam ;

Un vétérinaire inspecteur stagiaire pour les provinces du Tonkin :

Un vétérinaire en second de l'Armée pour le 1er Territoire militaire;

Un vétérinaire en second de l'Armée pour les 2c 3^ Territoires militaires •

Un vétérinaire en second de rArmée pour le 4« Territoire militaire.

En outre de ces vétérinaires inspecteurs titulaires du service des épizooties, l'arrêté da 13 novembre prévoit Ta^onction temporaire, en cas de besoin, de tous les vétérinaires militaires en service dans la colonie.

Kn terminant, je ferai ressortir que Tétat sanitaire du bétail est, en ce moment, aussi satisfaisant que possible en lndo-<Uiine, et que cette situation est, en partie, le résultat da nooveao service d'inspection, qui a pu empêcher, auTonkin, la propagation de deux épizootics de peste bovine et de fièvre aphteuse, ()ui ont simultanément fait leur apparition dans la ville de Hanoi, en juin dernier, ainsi qu*an commencement d'épizootie de peste bovine dans quelques régions du nord et du sud de TAnnam.

Hanoi, le 7 janvier I90i.

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NOTE

L'ORGANISATION ET LE FONCTIONNEMENT

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