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ORGANISATION ET DÉVELOPPEMENT DU SERVICE DES TRAVAUX PUBLICS

En 1890, le service des Travaux publics n'existait encore qu*â Tétat embryonnaire ; aucune centralisation n*avait été opérée, et le personnel, recruté sur place, un peu au hasard des circontances, comprenait :

Au Tonkin et en Annam, — 5 Directeur, ingénieurs et Architectes ; 3 Sous-ingénieurs, Conducteurs des Travaux publics et inspecteurs des [iâtimenls civils ; 25 Commis des Travaux publics et 32 Agents subalteiiies ;

En Cochinchine, — 3 Directeur et Chefs de Service ; 34 Conducteurs et Inspecteurs des Bâtiments civils ; 52 Commis des Travaux publics et 5 Agents subalternes ;

Au Cambodge. — 2 ingénieur et Architecte; 6 Conducteurs et Inspecteurs des Bâtiments civils et i Commis des Travaux publics.

Ce personnel avait à assurer Texéculion de tous les travaux publics, y compris Tentretien des Bâtiments civils, il faut noter toutefois que, dans les pays de Protectorat, les Résidents conservaient la direction des travaux exécutés par voie de corvée et que, d'autre part, dans les provinces de Cochincliine, une grande partie des travaux était exécutée directement par les Administrateurs qui en liquidaient et en mandataient les dépenses.

Si le personnel était insuiûsanl et si son défaut de cohésion rendait impossible toute unité d'impulsion, les crédits pour travaux, tous inscrits, à celte époque, aux budgets locaux, étaient, de leur côté^ très insuffisants pour engager des travaux susceptibles de développer la prospérité du pays.

C*esl ainsi, par exemple, qu'en Gochincliine, pour les travaux de première urgence qu'il avait été indispensable d'entreprendre, tels que les dragages des canaux et le pont sur la rivière de Saigon au point A, la Colonie avait dû reconnaître explicitement, dans les contrats, son impuissance à payer les travaux au fur et à mesure de leur avancement, et que des intérêts moratoires avaient été stipulés pour les sommes en retard. — Et que, de son côté le Protectorat de l'Annam-Tonkin, hors d'état de faire face à ses engagements, avait été contraint de procéder à une liquidation qui a eu pour conséquence l'emprunt de 80 millions autorisé par la loi du 10 février 1896.

. 11 devenait donc urgent de procéder à la réglementation définitive tant du service lui-même qu§ des ressources mises* à sa disposition.

Cela devint possible après que le décret du 31 juillet 1898 eût créé le budget général de rindo-Chine. L'article 2 de ce décret stipule en effet, que le budget général supportera..: « 6o — les travaux publics d'intérêt général, dont la nomenclature sera arrêtée,chaque année, par « le Gouverneur Général en Conseil Supérieur de l'Indo-Chine, et approuvée par le Ministre c( des Colonies ». Cette disposition a eu pour double résultat de permettre de doter convenablement les travaux intéressant l'ensemble de la Colonie, et aussi de décharger d'autant les budgets locaux, trop lourdement obérés jusqu'alors.

La question d'organisation du service des Travaux publics a été, de son côté, et presqu'en même temps, réglementée par l'arrêté du 9 septembre 1898. Cet arrêté retire aux administrations focales, pour les placer sous l'autorité directe du Gouverneur Général, tous les travaux dotés sur le budget général, et il assure la cohésion du service en subordonnant les Directeurs locaux à un Directeur général des Travaux publics ; il détermine également les conditions auxquelles il faut satisfaire pour pouvoir être promu à ces emplois supérieurs.

Bien que cet arrêté rattache, d'une manière générale^ au service des Travaux publics la construction, l'entretien et l'amélioration des voies de terre et d'eau, l'action de ce service sur les travaux exécutés en Cochinchine sur les budgets provinciaux n'est encore qu'imparfaitement définie. Au Cambodge, en Annam; et surtout au Tonkin, le concours technique du^personnel des Travaux publics chargé des subdivisions provinciales s'exerce d'une manière beaucoup plus effective, et dans des conditions plus régulières, sous la drrection des Ingénieurs, chefs de ,^ervice. Depuis la création du budget général, l'ensemble des travaux publics est exécuté sous la direction exclusive du service des Travaux publics.

Les dépenses afférentes au personnel correspondant sont d'ailleurs supportées intégralement par le budget général, sauf toutefois en ce qui concerne les agents teroporaii:*es.

C'est à cette époque, le 25 décembre 1898, qu'est intervenue la loi autorisant un emprunt de 200 millions de francs destinés à faire face aux travaux de chemins de fer. Il en est résulté pour le service des Travaux pubhcs des devoirs et des besoins nouveaux, et ses cadres ont dû être élargis.

Un arrêté du 2 mars 1900 a fixé la répartition des services permanents ressortissant des quatre Directions locales de l'Indo-Chine, entre :

1» Le service ordinaire ; 2o Le service de la navigation ; 3o Le service des chemins de fer ; •. 4o Le service central d'architecture ;

5» Le service 4es mines.

Cet arrêté a été complété, . en ce qui concerne chacune des directions, par les arrêtés en *date du iO mars 1900, portant subdivision des services en arrondissements territoriaux, et par ceux des 22 août et 8 octobre 1900, qui ont créé un service spécial d'études et de travaux d'hydraulique agricole. ^ . . .

En fait, les arrondissements, qui sont confiés a des Ingéniearsoa Architectes chefs de service, ou, en cas de nécessité, à des officiers ou a des conducteurs faisant fonctions de chefs de service, sont actuellement répartis comme suit :

Annam

Cambodge

Cbchinchine

Laos

Tonkin et Quang-tchéou Yunnan

Totaux

NOMBRE

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