‹ Six lectures sur l'annexion du Canada aux Etats-Unis [microforme]Chapitre 28 sur 37 · DU PALAIS LEGISLATIF · texte numérisé non relu

DU PALAIS LEGISLATIF

Ce que j’ai dit est donc vrai: c’est une aumône que nous sommes allés demander au gouvernement Américain : et çela

sans y avoir d’autre titre que les diatribes sans fin dont l’en-

ceintecontre

genou} Le bien h lui offi moqué ponse.

appelle Le tion du Etatsn’est pi vernem de doci exprim.

vaissea:

canal st Améric Le g membre adversa Il va plan sa:

rendait canal de Niagara Ontario, Or ferm:

le moins c’est tou d’en cre qu'un pr de la lou fermer le c'était se Maint: Nuller

de l’étendre il y aurait ;s prétendre s ; que l’of-

proposition es, quel au-

ie ne

$2,000,000 n’ayons pas a-t-elle du notrep ays ?

étranger par

e force que mes, il y a NDIAIRES

e que nous ain : et cela n dont l’en-

ceinte parlementaire et le journalisme retentissent de concert’ contre le gouvernement Américain, contre les institutions Américaines, et même contre la nation Américaine.

L’esprit du gouvernement responsable est de se mettre aux genoux du peuple qu’il dénigre systématiquement ! !

Le ministère a cru mystifier le Congrès en faisant sonner bien haut l’immense service qu’il rendait aux Etats-Unis en lui offrant la navigation du St. Laurent; le congrès s’est moqué de lui, et ne lui a pas même fait l’honneur d’une réponse. Alors le ministère a menacé de faire ce que les Anglais appellent de la rétaliation.

Le gouvernement Américain ne trouve pas que la navigation du St. Laurent soit aussi nécessaire à la prospérité des Etats-Unis que le ministère Canadien veut bien laffirmer ; il n’est pas disposé à donner un vote de confiance dans le gouvernement responsable du Canada; celui-ci, habriué à plus de docilité au sein de la législature, se fâche tout-de-bon, et exprime son intention de fermer le canal de Welland aux vaisseaux Américains. Or les deux tiers du revenu de ce canal sont produits par les péages prélevés sur les raisseaur Américains ! ! !

Le gouvernement responsable menace de se couper un membre pour se donner le plaisir de le jetter à la figure d’un adversaire !!!

Il va sans dire que celui des ministres qui a imaginé ce plan savait mieux que personne que l’état de nos finances le rendait inexécutable!! que d’ailleurs la construction d’un canal dans l’état de New-York pour tourner les chûtes de Niagara est chose infiniment facile, car de Lockport au lac Ontario, il y a au plus, HUIT LIEUES DE DISTANCE. Or fermer le canal de Welland aux Américains, ce n’est pas le moins du monde les forcer &e nous accorder la réciprocité, : c’est tout simplement leur faire sentir l’utilité, la nécessité d’en creuser un chez eux: c’est commettre la même faute qu’un propriétaire, qui après avoir bâti une maison, refuserait de la louer et de l’habiter. Aussi n’a-t-on nullement pensé à fermer le cana! de Welland ; et si on a fait un peu de bruit c’était seulement pour se donner une contenance.

Maintenant vous croyez peut-être que la farce est jouée ? Nullement ; après tout ce tintamarre, voilà que tout-à-coùp

le calme est revenu, et ajourd’hui les journaux ministériels chantent en cœur que ie Congrès n’a fait là qu’un simple oubli, qui sera réparé bientôt. On est plus sûr que jamais, maintenant que la session approche, d’obtenir la réciprocité !!

Ne pensez-vous pas, Messieurs, que si l’illustre Robeit- Macaire venait faire un tour en Canada, il pourrait encore y apprendre bien des choses ?

Voilà donc le Congrès absous des anathêmes conditionnels qu’on lui lançait l’année dernière ; alors que le plus ancien journal français de cette ville qui, s’il existe une politique ministérielle, représente cette politique, s’écriait, dans un de ces accès d’idirtisme qui l’obsèdent de temps à autre : ‘ Honte au Congrès s’il refuse la réciprocité ! ??

Telle est, Messieurs, la logique du gouvernement responsable.

L’Angleterre viole l’engagement, qu’elle avait contracté envers le Canada de lui-donner protection et justice ; le gouvernement responsable croit faire un miracle d’habileté en exigeant du Congrès Américain de réparer cette violation! A lui la responsabilité des injustices de la métropole !

L’Angleterre adopte une politique ruineuse pour ses colonies et leur refuse une compensation : c’est le Congrès qui est obligé de leur accorder cette compensation !! Ce n’est pas sur l’Angleterre que doit retomber la honte de ses injustices et de son égoïsme ; c’est sur les Etats-Unis!

Pas un mot de blä:e n’est échappé à ce journal contre le despotisme et l’indifféreïice de l’Angleterre envers le pays ; car c’eût été affliger et embarrasser le ministère! ! c’était le Congrès. qu’il fallait attaquer ; c’était le gouvernement Américain qu’il fallait taxer d’illibéralité, en cas qu’il n’acceptät pas une proposition ridicule ! !

En rejetant, par avance, tout le blâme sur le Congrès, on préjugeait les ignorants, voilà précisément ce qu’on voulait ! ! En taxant le gouvernement Américain d’injustice, de mauvais vouloir envers le pays, on prédisposait contre lui ces esprits superficiels qui ne découvrent que ce qu’on leur montre du doigt, et ne comprennent même pas toujours ce qu’on leur dit ; c’était autant de gagné contre l’annexion !

Avec les partisans de la morale des intérêts, il ne s’agit

pas d’ê sisse à

Dans tère, a nomine au Ca conditid pouvait surtout rétalial lement prendre l’annex ques do que Co demant pays, T étroite ; tement pour eu par des sonnabl das étai ration & dévelop admettr ports, e ble displacé s sympat s’est re nables.

Et p vraies, éventu:

Y ale mon.

tout le :

Est-ce

ministériels qu’un simple

que jamais, r la récipro-

istre Robeiturrait encore

conditionnels

plus ancien ne politique , dans un de tre : ‘ Honte

nent respon-

ait contracté ice ; le goul’habileté en

violation ! A !

our ses Co- Congrès qui Ce n’est pas es injustices

al contre le rs le pays ; I! c'était le ment Améil n’acceptät

Congrès, on on voulait ! !

de mauvais ces esprits montre du on leur dit ;

il ne s’agit

pas d’être homme d’honneur ; tout est bon pourvu qu’on réussisse à pallier l’ineptie de ses amis.

Dans tous les cas, Messieurs, il me semble que si le ministère, au lieu de proposer une réciprocité boiteuse et pr ment nominale comme également avantageuse aux Etats-Unis et au Canada ; au lieu de se donner l’air d’être le maître des conditions ; au lieu de donner à entendre que le Canada pouvait facilement se passer des marchés américains ; au lieu surtout de menacer le gouvernement Américain de mesures rétaliatoires, avait adopté la tactique que lui indiquait également le bon sens et les circonstances ; avait paru comprendre la position actuelle du pays ; avait laissef entrevoir l’annexion des Canadas comme une de ces nécessités politiques dont il n’est donné à personne d’empêcher la réalisation : que conséquemment accorder la réciprocité, même telle que demandée, c’était faciliter les transactions éntre les deux pays, rendre leurs intérêts plus communs, leur liaison plus étroite ; que c’était en un mot leur faire apprécier plus exactement les avantages qui doivent nécessairement découler pour eux de l’annexion ; que c’était l’amener indirectement et par des voies dont l’Angleterre elle-même ne pouvait pas ra1sonnablement se plaindre ; et qu’après tout puisque les Canadas étaient inévitablement destinés à tomber dans la confédération américaine, mieux valait pour celle-ci favoriser leur développement industriel puisqu’il était de son intérê: de les admettre riches plutôt que pauvres et arriérés sous tant de rapports, et que cette avance se retrouverait un jour : il me s' mble dis-je, que si le ministère, ou plutôt le négociateur, se fût placé sur un semblable terrain, il se serait acquis de suite les sympathies des hommes influents aux yeux desquels on s’est rendu ridicule par des prétentions éxagérées et insoutenables.

— Mais ce sont là de ces choses qu’on ne dit pas ?

Et pourquoi non, quand on les pense, quand on les sait vraies, justes? Pourquoi ne pas accepter franchement une éventualité prochaine, un évènement certain ?

Y a-t-il de l’habilité à faire semblant d’ignorer ce que tout le monde sait, à ne faire aucune acception d’évènements que tout le monde prévoit, que tout le monde sait être inévitables ? Est-ce se montrer bien compétent à gouverner un pays que de

conduire, à l’étranger, une négociation d’une immense importance, sans paraitre seulement se douter de l’avenir prochain qui est réservé à ce pays ?

Messieurs, là comme ailleurs, le ministère n°a pas su sortir de son ornière de prédilection, les intrigues de coterie, les parlages d’antichambre, les moyens détournés, les circonvolutions ordinaires aux hommes qui sont incapables de s’élever jusqu’à la position qu’ils occupent ; qui sont dans les grands emplois comme un homme placé sur une montagne . tout lui parait petit mais aussi il parait petit à tout le monde,

En un mot on a voulu faire comme d’habitude, de l’habileté et, comme d’habitude, on n’a fait que du galimatias.

Je crois, Messieurs, avoir démontré, qu’à moins d’offrir aux Etats-Unis une mesure de réciprocité juste, raisonnable, également avantageuse aux deux parties, il est illusoire d’espèrer aucunes conditions favorables du gouvernement fédéral.

Il me reste maintenant à vous faire voir comment la réciprocité ne produira pas au pays la dixième partie des avantases que nous sommes sûrs de trouver dans l’annexion.

À proprement parler, la réciprocité ne guérira qu’une seule des plaies de toute espèce qui rongent ce pays et diminuent ses forces vitales ; elle augmentera le prix de nos grains et de nos bois qui n’est pas suffisant pour rénumérer le producteur.

Mais aussi veuillez faire attention que si d’un coté ia réciprocité doit avoir l’effet d’enrichir le producteur, d’un autre coté elle aura inévitablement l'effet d’appauvrir le souvernement ; car il est évident que nous n’obtiendrons pas la réciprocité sur les grains et les bois sans l’offrir en même temps, sur les objets manufacturés ; alors le gouvernement de la province perdra un revenu de $8 ou 900,000 qu’il prélève sur nos importations de produits manufacturés américains. Or c’est parceque le ministère sentait qu’il était impossible, sans ce revenu, de faire face à tous les besoins du gouvernement qu’il a proposé cette mesure de réciprocité dont on s’est moqué à bon droit dans les Etats-Unis.

Ainsi donc, la seule réciprocité que nous puissions espére” d'obtenir augmentera bien le revenu du producteur canadien, mais diminuera d’un tiers celui du gouvernement, tel qu’il se perçoit aujourd’hui.

Ok, ressourd un sem

La cd être le 1 venir a monde térêts dé ciprocité le défici procité :

une gral

Voyot prospéri

Avec et le Ca récipro pas.

Avec énorme vera en dunnerot

Avec:

une vale verneme la dette ramenée surplus cela.

— On sible, pc plomatiq

Avec | América trielle qt rables: | vime co afluent (

Avec |

mmense im- Pavenir pro-

à pas su sortir coterie, les les circonvoles de s’élesont dans les e montagne :

ut le monde.

e, de l’habiimatias.

s d'offrir aux onnable, égaire d’espèrer fédéral.

ment la réciie des avannnexion.

qu’une seule et diminuent nos grains et er le produc-

coté ia récir, d’un autre le gouvernes pas la récimême temps, ent de la prol prélève sur téricains. Or ossible, sans rouvernement on s’est mo-

ssions espére” ur canadien, t, tel qu’il se

Ot, Messieurs, dans l’état actuel de nos.finances et de nos ressources, le gouvernement n’a aucun moyen.de suppléer à un semblable déficit.

za conséquence de l’obtention de la réciprocité peut donc être le recours forcé, inévitable aux taxes directes pour subvenir aux besoins du gouvernement, qui a toutes les peines du monde a faire face à toutes nos dépenses publiques et aux intérêts de la dette, même avec ses moyens actuels. Or la réciprocité devant les diminuer d’un tiers, qui devra combler le déficit? Evidemment le producteur Canadien que la réciprocité aura enrichi. Le gouvernement nous reprendra donc une grande partie de ce que la réciprocité nous dofnera.

Voyons maintenant ce que l’annexion produira au pays, de prospérité, de richesse, de bien-être politique et social.

Avec l’annexion, Messieurs, il y aura entre les Etats-Unis et le Canada, pleine liberté de commerce, avantage que la réciprocité, telle que voulue par le ministère, ne nous donnait

pas.

Avec l’annexion, nous nous débarrassons de suite de notre énorme dette publique dont le gouvernement fédéral se charvera en échange de nos terres publiques que nous lui abandunnerons : la réciprocité ne nous donnera pas cela.

Avec l’annexion nos travaux publics acquierront de suite une valeur assez grande pour payer toutes nos dépenses œouvernementales. Une fois le budget déchargé de l’intérêt de la dette publique ; une fois nos dépenses d’administration ramenées à un chiffre raisonnable, nous aurons bien vite un surplus considérable.—La réciprocité ne nous donnera pas cela.

— On peut l’obtenir sans l’annexion, dira-t-on.—C’est possible, pourvû toujours que l’on n’ait plus recours au génie diplomatique du ministère actuel.

Avec l’annexion, il n°?y a pas de doute que les spéculateurs Américains viendront exploiter les moyens de richesse industrielle qu’offre le pays, et y verseront des capitaux considérables: la réciprocité ne nous donnera pas cela, et sous le régime colonial il est impossible que les capitaux Anglais afluent en Canada!

Avec l’annexion, nous choisirons nos marchés, nous aché-

terons nos articles de consommations où bon nous sembler: ; la réciprocité ne nous donnera pas cola !

Avec l’annexion, Québec devient un des premiers chantiers de l’Amérique pour la construction les vaisseaux, et soutiendra contre le Maine une compétition facile. Combien de ‘vaisseaux neufs vendons-nous aujourd'hui à l’Angleterre, tous les ans? Un nombre insignifiant, relativement à l’importance de ñotre exploitation forestière ! Combien après l’annexion en vendrons-nous aux Américains, dont l4 marine marchande ‘égale déjà presque celle de l’Angleterre ? Autant qu’il nous sera possible d’en construire : la réciprocité ne nous donnera pas cela au même dégré!

Avec lPannexion, l’Union des deux provinces cesse de suite ; car Pancienne pomme de discorde, la question des douanes, sera réglée par le fait que leur revenu appartiendra au gouvernement fédéral ; dans ce cas, chaque province à plus d'intérêt à former un état séparé: la réciprocité ne nous donnera pas cela !

Avec l’annexion, l’émigration Canadienne aux Etats-Unis se ralentira considérablement, car nous avons encore d’immenses forêts à défricher, et si la population ne s’y porte pas, cela est du uniquement à ce que la culture de la terre n’est pas aussi profitable en ce pays qu’ailleurs. Quand le travail sera rénuméré, quand les bras trouveront de l’emploi, on n’ira pas chercher ailleurs ce qu’on sera sûr de trouver ici. Ce n’est pas quand on est riche que l’on quitte son pays, sa famille, ses amis, c’est quand on est pauvre, c’est quand on ne trouve pas chez soi ce que l’on trouve ailleurs.

De plus il est hors de doute qu’après l’annexion une forte proportion des 200,000 Canadiens émigrés aux Etats-Unis reviendront au pays qui, alors, leur offrirait plus de chances du succès qu’aujourd’hui, et où ils seraient sûrs de retrouver les institutions Américaines qu’ils admirent et bénissent depuis qu’ils les connaissent.

C’est la détresse générale, c’est le besoin et l’impossibilité de gagner qui les ont forcés de s’expatrier: eh bien, que cette détresse cesse, qu’ils aient l’espoir de gagner dans leur pays, même un peu moins qu’ils ne gagnent ailleurs; que le gouvernement et les institutions absurdes qui ont appauvri le Canada disparaissent, et beaucoup d’entre eux reviendront ; et

que | résul!

nera.

D’ d’être plus :

le qu mier admi un p:

actio!

Al au tal exist à l’ét n’estbition d’un

A-! empl

genot He pêce le pa] Av Pâge

teur q

18 sembler: ;

iers chantiers aux, et sou-

Combien de igleterre, tous Pimportance l’annexion en e marchande nt qu’il nous nous donnera

ces cesse de question des appartiendra e province à ocité ne nous

ax Etats-Unis encore d’ims’y porte pas, la terre n’est and le travail aploi, on n’ira aver ici. Ce 1 pays, sa faquand on ne

ion une forte x Etats-Unis s de chances de retrouver bénissent de-

impossibilité ien, que cette ns leur pays,

ils reviendront améliorés, plus actifs, plus instruits, meilleurs ouvriers, meilleurs cultivateurs qu’ils ne l’étaient avant leur départ. La population Canadienne acquerra plus de force par leur retour qu’elle n’en a perdu par leur départ : la réciprocité ne nous donnera pas cela !

Avec l’annexion, toute la propriété du pays doublant de valeur, les terres incultes se défricheront plus rapidement, et la population Canadienne regagnera bien vite en richesse, et par ses propres forces, ce que l’émigration lui a fait perdre, mêine si celle-ci ne rentre pas au pays: la réciprocité ne nous donnera pas cela au même dégré, car elle ne peut pas avoir sur la propriété le même effet d’accroissement que l’annexion.

Voilà, Messieurs, quelques-uns des avantages matériels que l’annexion procurera au pays: passons maintenant aux résultats politiques, aux conséquences morales qu’elle amènera.

D’abord, et en premier lieu, nous pourrors nous flatter d’être, comme peuple, sur un pied d’égalité parfaite avec les plus puissantes nations de l’Europe ; nous ne serons plus sur le quatrième ou le cinqaième plan, nous serons sur le premier: nous ne serons plus une colonie, c’est-à-dire une chose administrée par un commis de bureau Anglais; nous serons un peuple ayant ses volontés libres de toute entrave, son action indépendante et propre, son libre arbitre absolu.

Alors, Messieurs, une belle carrière politique sera ouverte au talent et à l’activité des citoyens du pays. Cette carrière existe-elle aujourd’hui? Etes-vous jugés dignes d’un emploi à l’étranger ? En êtes-vous crus capables ? Le régime colonial n’est-il pas une prison pour le talent comme il est une prohibition contre l’industrie, une barrière élevée contre le progrès d’un pays ?

A-t-on jamais pu, en Canada, obtenir le plus modeste emploi même dans l’armée anglaise sans le demander à genoux ?

Heureusement le petit nombre des demandes de cette espèce prouve combien cet insigne honneur est apprécié dans le pays ?

Avec l’annexion, Messieurs, nous passons de l’enfance à Pâge mûr: nous grandissons politiquement de toute la hauteur qu’il y a de la liberté à la dépendance ; nous avons notre:

part W’influence dans le conseil général de la nation, au: dessus duquel il n’y a rien que la constitution et la justice !!

Avec l’annexion, nos hommes publics sont appelés sur un des premiers théâtres du monde, le Congrès des Elats-Unis ! / Ils peuvent être députés, sénateurs, ministres d’un peuple de vingt-cinq millions d’hommes. Rien ne les empêche d’être portés à la première place de l’état, si leurs services ou leur génie leur donnent le droit d’y aspirer. La carrière diplomatique leur est ouverte; ils peuvent être ambassadeurs, consuls, etc., etc., la carrière militaire leur est également ouverte.

Nous jouirons en un mot de tous les droits des citoyens Américains. Sous le régime actuel, jouissons-nous des droits et des privilèges des sujets Anglais habitant les trois royaumes ? À proprement parier ne sommes-nous pas les sujets des sujets de la Reine d'Angleterre ? La plus haute position qu’il nous soit donné d’atteindre, n’est-ce pas celle de procureur général de province? Au-delà de cette limite, c’est l’infini!!

Avec l’annexion, nos institutions deviennent purement électives ! les différents emplois publics qui sont aujourd’hui conférés sous le bon plais'r de la coterie qui est au pouvoir, seront adjugés au plus digne, au plus habile, et non à un protégé souvent incapable mais intrigant.

Nous aurons un gouverneur de notre choix, des conseillers égislatifs ou sénateurs de notre choix ; des chefs de bureau de notre choix ; des magistrats de notre choix ; des ofliciers de milice de notre choix ; l’éligibilité ne dépendra plus que de la confiance publique et non du chiflre de la fortune personnelle ; les sessions de la législature ne seront plus soumises au caprice d’un homme ou d’un ministère ; elles seront fixées par la loi: nous règlerons nos dépenses intérieures à notre guise sans avoir le veto d’un étranger toujours suspendu sur nos actes ; il n’existera plus de liste civile pour la vie du souverain; car le souverain ce sera le peuple, et il n’aura pas besoin de se créer des sauvegardes contre lui-même !

Avec l’annexion, le prestige d’une couronne, les préjugés monarchiques n’existant plus, nous n’aurons plus sous les yeux le déplorable spectacle que nous avons depuis dix ans, celui de nos mandataires faisant assaut de servilité envers l’Angle- 2rre, protestant hypocritement de leur dévouement et de leur

loya cilité moiré

A dispa de ce laires les bi rons mora chase celui

De grade électi lever cet es chez Cana deve

Av penda rougir ponsa mesui répul

Apt TAUX !

privil les pr leurs fluenc bre d suicic

Ave ayant refuse échan qu’ell

Qu

ation, aus à justice ! !

lés sur un t8- Unis ! / peuple de che d’être es ou leur ière diploassadeurs, ement ou-

s citoyens des droits rois royausujets des sition qu’il

procureur t infini! !

purement ujourd’hui u pouvoir, à un pro-

conseillers e bureau s officiers lus que de tune perplus soules seront érieures à suspendu la vie du il n’aura ême !

préjugés s les yeux ans, celui s l’Angleet de leur

loyauté, bénissant la justice métropolitaine, écoutant avec docilité, et recevant avec un profond respect tout ce niais grimoire ministériel qu’on appelle le discours du trône !!

Avec l’annexion, le patronage sera détruit, et nous verrons disparaitre de leur honteuse arène les trop nombreux acteurs de cette lutte désespérée pour conquérir des places et des salaires, qne nous avons vus depuis dix ans à l’affût de toutes les bassesses, Non, Messieurs, après l’annexion, nous n’aurons plus la douleur d’être journellement témoins du plus démoralisateur de tous les spectacles, celui d’un vrai steeplechase à plat ventre de valets d’antichambre, dans lequel celui qui rampe le mieux est toujours sûr d’obtenir le prit

De même que le patronage monarchique a l’effet de dégrader les masses et les individus, de même le système électif a celui de les grandir à leurs propres yeux, de les relever moralement, d’ennoblir leurs sentiments, de leur donner cet esprit d’indépendance que nous avons perdu, de réveiller chez eux cet instinct de respect de soi-même qui existait en Canada avant 1537 et que le gouvernement responsable a fait devenir si rare ! !

Avec l’annexion vous ne verrez plus les hommes qui ont pendant vingt ou trente ans marché en tête du parti libéral rougir de la démocratie, et une fois devenus ministres responsables, s’opposer en pleine chambre d’assemblée à une mesure importante, sur la seule raison qu’elle a une teinte républicaine.

Après l’annexion, vous ne verrez plus des ministres libéraux restreindre par tous les moyens possibles les droits et privilèges de la chambre, pour augmenter et étendre d’autant les prérogatives de la couronne qui, en définitive, ne sont que leurs propres prérogatives, leurs plus puissants moyens d’influence et de corruption !! Vous ne verrez plus une chambre d’assemblée assez servile pour consentir à ces actes de suicide !

Avec l’annexion vous ne verrez plus des ministres libéraux ayant à toute heure sur les lèvres le mot de responsabilité, refuser à la chambre communication des correspondances échangées entre eux et le bureau calonial, sous le prétexte qu’elles sont confidentielles ! !

Quoi, il y a des actes des ministres coloniaux, soi-disant

tésponsables, qui sont des secrets pour la chambre! Les ministres pourront donc quelquefois cacher des fautes graves en prétendant seulement qu’ils ont reçu des confidences du Secrétaire des colonies!! Est-ve là ce qu’on appelle de la responsabilité? Est-ce là ce que l’on appelle des institutions plus libres que celles des Etat-Unis ? Il n’y a donc pas que le gouverneur qui soit indépendant de la chan:bre !

Eh bie: vous avez vu une majorité libérale endurer patiemment l’impertinence de minist::s qui sont venus lui dire: ‘6 Vous ne devez savoir, sur nos relations avec le bureau colonial que ce qu’il nous convient de vous apprendre ! !??

: Avec l’annexion, vous ne verrez plus un ministère libéral se recomposer prestw’entièrement sans demander pour ses nouveaux membres l’approbation du peuple auquei il se dit responsable ! Vous ne verrez plus un ministère éluder la constitution ; et afin d’éviter de se présenter devant lc peuple pour le faire juge de sa politique, choisir ou feire entrer tous ses nouveaux membres dane celle des branches de la législature sur laquelle le peuple n’a aucun contrôle !

Jamais moquerie plus amère n’a été jetée à la face du peuple de cette province !

Jamais impudence plus flagrante, jamais tripotage plus odieux n’ont été reprochés au bureau colonial et à ses gouverneurs aux plus mauvais jours de notre histoire ! Le ministère Draper n'a rien fait d’approchant ! Jamais il ne s’est moqué à ce point de l’opinion publique et des plus simples lois de l’honneur !

Aujourd’hui, Messieurs, trois sur quatre des ministres du Bas-Canada, possèdent leurs portefeuilles sans avoir eu l’assentiment et l’approbation d’aucun des collèges électoraux de la province ; ils n’en ont pas eu d’autres que celle des minisnistres en office! Voilà encore ce qu’on appelle en Canada de la responsabilité ! Voilà les ministres qu'on vous dit être plus responsables au peuple que les chefs de bureaux publics américains ! !

Avec l’annexion, vous ne verrez plus nn chef d’administration oser dire à tout un pays ce que le premier ministre actuel nous a dit implicitement à la dernière session. (1) “IL

oo

(1) Celle de 1850,

66 n’est

‘6 légis Sans d l'idée «

Et v une pa même

Avec refuser Vous n sans Co surtout deux a

lature.

En v fait qu’:

peut do auxque] faveurs, gros yet

(4 Je | ‘ se cro ‘6 une |

Eh b ment ex restrictil Pexerci plicatior même, ( Mais np pourquo:

le sente:

Avec destitue:

ment ex les beso

Les minis es en prédu Secréresponsations plus as que le

rer patiems lui dire:

Jureau COoe!1??

e libéral se Tr ses nouse dit reser la cons- lc peuple entrer tous > la législa-

ace du peu-

otage plus à ses gou- ! Le minisil ne s’est plus simples

inistres du oir eu l’asectoraux de » des minisen Canada ous dit être aux publics

d’adminiser ministre on. (1) “IL

‘ n’est pas nécessaire d’étendre le principe électif au conseil “ législatif puisque je suis au pouvoir. Plus tard nous verrons.?? Sans doute ces mots n’ont pas été dits, mais la chose l’a été ; l’idée de l’orateur était transparente comme le cristal !

Et vous ne verrez pas davantage une législature accueillir une pareille forfanterie par un vote de confiance dans celui-là même qui l’a proférée ! !

Avec l’annexion, il ne ‘sera pas loisible au gouverneur de refuser sa sanction à une loi passée par les deux chambres! Vous n’aurez plus, à quinze cents lieues de vous, une autorité sans connaissance exacte de vos affaires et de vos besoins, et surtout sans contrôle efficace, libre de suspendre, pendant deux ans, la sanction rovaie, sur quelque mesure que ce soit.

— C’est un droit qui ne s’exerce que rarement, dit-on !!

— Rarement ou non, il s’exerce, donc il existe. On a donc mis des restrictions constitutionnelles aù pouvoir de la législature. Elle n’est donc rien sans le bureau colonial !!

En vous donnant le gouvernement responsable, on n’a donc fait qu’allonger un peu le licou!! Le ministre des colonies peut donc toujours nous regarder comme des élèves de collége auxquels il convient d’accorder de temps en temps de légères faveurs, mais aussi auxquels il faut bien quelquefois faire les gros yeux pour les tenir dans !e devoir.

“ Je plains profondément, dit Mr. de Beaumont, celui qui ‘ se croit libre parcequ’il n’est pas en prison, quand il existe ‘ une loi qui permet de l’emprisonner.??

Eh bien, Messieurs, la législature du pays est constamment exposée à voir le bureau colonial exercer son droit de restriction contre ses actes. Or la possibilité journalière de l’exercice arbitraire d’un droit absolu de restriction, de l’application arbitraire d’une peine quelconque, est la restriction même, est la peine même pour celui qui en est menacé. Mais pour sentir cela il faut être homme de cœur, voilà pourquoi ceux d’entre nous qui sont passés à l’ennemi ne le sentent pas !!

Avec l’Annexion, vons ne verrez plus un ministère libéral destituer des officiers publics parcequ’ils auront publiquement exprimé une simple opinion sur l’état des affaires, sur les besoins du pays. Vous verrez encore moins un ministre

ren ee -

2 De DR en a

DU hr R it

libéral (1) avouer explicitement, dans l’enceinte législative, que l’administration aurait pu s’abstenir d’être aussi sévère si elle n’avait pas été composée de libéraux !

C’est-à-dire que notre position est si fausse qu’un ministère libéral se croit obligé de punir des libéraux, quoiqu’ils n’aient pas violé les lois, parcequ’il est libéral et qu’eux sont libéraux !

C’est parceque le ministère était libéral qu’il devait se montrer plus sévère qu’un ministère tory ! C’est parceque le ministère était libéral, qu’il se trouvait forcé de renier le libéralisme !!

Nous sommes si libres qu’un ministère libéral a du faire des injustices odieuses pour ne pas se compromettre aux yeux du gouvernement métropolitain !

Voilà pour le systéme ! Mais comment qualifier les hommes qui, par crainte de se compromettre, commettent, contre leurs compatriotes, des actes d’un aussi stupide despotisme ?

Avec l’annexion, vous aurez la certitude d’être représentés d’après le chiffre exact de la population. Un bourg de mille âmes ne ballancera pas, en chambre, l’influence d’un comté de quarante mille âmes.

Pas un homme alors n’osera dire, à la face de son pays, que ce systême soit mauvais! vos mandataires n’oseront pas alors vous dire: “ Souffrons maintenant une injustice afin d’acquérir le droit d’en exercer une plus tard. ? Car quand ils vivront sous un régime républicain, sous un systême qui sera la consécration et la garantie du droit et non sa négation, ils sauront qu’on n’a jamais le droit d'exercer une injustice contre autrui, même quand on a volontairement souffert une injustice de même nature que celle qu’on voudrait exercer! Sous un pareil systême, ils apprendront (ce dont ils ne paraissent se douter aujourd’hui) qu’on ne doit jamais désirer de commettre une injustice contre d’autres, car cela justifie celles dont on se plaint: ils apprendront, ce dont ils ne paraissent guères se douter, que si on est toujours libre de souffrir une injustice,

lement on est amet libre d’en commettre contre les autres ! Et le

peuple, lui, saura alors que ce sont toujours des hommes sans principes qui donnent de pareils conseils à leurscompatriotes :

(1) Mr. Hincks,

il saura envers plus là droits d fendre | à s’enc en viole FENDI ilsnen Avec position Vous ne la légis absolue Pas un et que | fait de 1 Enfin muler s:

présent:

mes être et les ge fonction entre, sc qni a gâ produit uentes ] aux séd!

réés de impossi litique € de ceux

C’est tomber

de-chut

gislative, sévère si

ministère quoiqu’ils u’eux sont

devait se irceque le er le libé-

a du faire > aux yeux

>:s hommes ontre leurs ne ?

représentés rg de mille d’un comté

pays, que t pas alors : afin d’acr quand ils

e qui sera égation, ils stice contre ne injustice r! Sous un araissent se commettre les dont on sent guères Le injustice, tres! Et le pmmes sans mpatriotes :

il saura que ce sont toujours ceux qui veulent être injustes envers les autres qui sont les plus mous, les plus tièdes, les plus lâches de tous les hommes quand il s’agit de soutenir les droits de leur pays; quand il est devenu nécessaire de défendre le terrain pied-à-pied! Il saura alors, car il commence à s’en douter, que ces hommes qui lui ont promis de le servir en violant le droit des autres n'ONT PAS MEME SU DE- FENDRE LE SIEN, et qu’au lieu de mériter sa confiance, ils ne méritaient que son mépris !

Avec l’annexion, vos membres auront l’initiative de la pro” position des inis, droit qu’ils n’ont aujourd’hui qu’à moitié ! Vous ne ver: z plus un ministère réduire systématiquement la législature au rôle subalterne d’un parlement de monarchie absolue, qui enrégistre silencieusement les édits du maître ! Pas un homme alors, n’osera soutenir que ce système soit bon, et que le pays qui le possède n’a rien à envier aux autres en fait de liberté ! j

Enfin, Messieurs, avec l’annexion vous ne verrez plus cumuler sur les mêmes têtes les charges de ministre et de représentant du peuple : vous ne verrez plus les mêmes hommes être tout-à-la-fois les défenseurs des prérogatives royales et les gardiens des franchises populaires ; anomalie ridicule, fonctions incompatibles, qui placent constamment un homme entre. son intérêt et son devoir; position fausse et dangereuse qui a gâté bien des cœurs, qui a fait bien des apostats, qui a produit bien des déshonneurs, qui a poussé beaucoup d’émiuentes intelligences à prêter plus complaisamment l’oreille aux séductions du pouvoir, qu’aux éventualités et aux vicissitudes de la popularité !

C’est ce système usé qui a dominé ceux qui furent nos amis, qui leur a fait commettre toutes leurs fautes ; qui ieur a fait renier les idées démocratiques ; qui, malgré leurs protestations multipliées de patriotisme, leurs professions réitérées de libéralisme, les a jettés si loin de leur route qu’il est impossible aujourd’hui d’établir une distinction entre leur politique et celle des ministères tories, si ce n’est à l’avantage de ceux-ci !!

C’est ce système faux et illogique qui les a forcément fait tomber de subterfuge en subterfuge, de faux pas en faux pas, «de-chute en chute, de honte d | su jusqu’à ce que, poussée

x TE.

par leurs propres actes de conséquence en conséquence, ils en scient arrivés à proclamer la morale des intérêts comme la seule règle utile à suivre en politique, laissant la morale des devoirs aux imbéciles! !

On a cherché À vous démontrer la supériorité pratique du principe de l’utilité sur celui du droit ! On vous a dit que dans "+ tout système politique le devoir était une fiction, l’intérêt seul une réalité ! Plusieurs se sont laissés prendre à ces étranges principes ; le grand nombre n’en a pas saisi la portée ; quelques uns n’ont vu là que la tactique invariable des petits esprits et des mauvaises consciences.

Au reste;'il n’est nullement étonnant que les hommes qui Mess ont sacrifié les droits de leurs pays aient voulu fausser, chez le peuple, la notion du devoir. On sentait malgré soi son côté faible : et d’ailleurs c’est ordinairement le transfuge qui Il d aime à plaisanter sur l’honneur!!

‘ La morale des intérêts, dit M. De Chateaubriand, est par “le fait anti-sociale. Que dit la conscience ? Respectez le “hjan d'autrui. Que disent les intérêts? Prenez le bien

neur; toujo vice.

mens

ment pas t

‘6 d’autrui. La morale des intérêts prend donc pour levier | “is 6 les vices des hommes au lieu d’agir avec leurs vertus. a nc 6 Qui remplit ses devoirs, s’attire l’estime: qui cède à ses iiges ‘€ intérêts est peu estimé. Les partisans de la morale des in- re ‘ térêts puisent donc un principe de gouvernement dans une ème ‘ source de mépris.?? | $ : NL tous 1

Il est donc vrai, Messieurs, que c’est la morale des intérêts ds et non celle des devoirs qui est subversive de l’ordre social. Je | Il est donc vrai que ce sont ïes partisans de la morale des in- Ru térêts, les adeptes du principe de l’utilité qui sont les vrais an : démagogues !! Il n’y.a donc, en Canada, de démagogues que . les ministériels du jour. à La morale des devoirs, c’est l’honneur, c’est la conscience ! + La morale des intérêts, c’est la cupidité, c’est l’égoisme. dates L’une est toujours noble, consolante, glorieuse. L’autre est nt ordinairement basse, sordide, méprisable. mi Celle-là élève le cœur, celle-ci le dessèche : celle-là enno- ps blit les sentiments, celle-ci les avilit: celie-ià moralise les jourd? masses, celle-ci les dégrade : celle-là produit l’indépendance vime de caractère ; celle-ci la détruit: celle-là engendre le dé- tions !

vouement, celle-ci les trahisons : le devoir découle de l’hon- mais

ice, ils en comme Ja 1orale des

atique du tque dans ,» l'intérêt ces étrana portée ; des petits

mmes qui sser, Chez ré soi son nsfuge qui

ad, est par spectez le z le bien our levier rtus.

cède à ses ale des indans une

es intérêts dre social.

hle des int les vrais ogues qua

nscience !

goïsme.

autre est

e-là ennooralise les pendance lre le déde l’hon-

‘ néur; l'intérêt, de l’avarice. La moralé des devoirs c’est

toujours la vertu : la morale des intérêts, c’est très souvent Île vice. (Celle-là est toujours la vérité, celle-ci trop souvent le mensonge.

CARE a VOS A TA a a 2 2 a at et ets es es es" se 2 ne" se" 2" ns" es" se" 2" 2" » 2" 2" 2 "1

Page 1