Six mois de séjour en Angleterre pendant l'année 1836
• Si je di$oi» que cet Itinirnire u'éloit • point destiné a voir jour , que je le « donne au public a regret et comine - malgré moi , je diroi* la vérité. «• CUàTKJUIBRUNl».
(2A9 cita. 9 ?.
Courut tn rntbcrtnt tt profraatur b l'Uniorteitt br Rome, Cljtoaltcr if l’otbrf bt 6aint-3oatpl) bf ïoarant tt bc t'orbrr br iFtonçoia 1*' br Qapttg, Oirrctntr br l’3lrabfinif (Dbatrtriqut bt Rgint, Jfltmbrr bt pluaiture âocittte aaoantta, fit., etc. , ttt.
e/oej a voj (unin/'&j enjtwricc.i c/ avoir fctt/ un voyage eyttc votre r.ÿtrr/ et votre jctetice me rcnr/ereei/ Je reyrea//e , y*- voue e/^èe ece
/e rejevme i/e ce yue noe/.t avoeiJ vu cnJerrdu'. tsècce/e/ez. ceo Jonvc/eerte commet/ij avec votre /•een/veeÆtrece ore/tJteetre , etvoeeJ yo/eterez, tvne n-otvve$e^aveter et toeeleJ cc$cj ÿitey e voeeà etbej.
Mr«4
* ironbi.
Mahsïili.b, le 28 octobre (838.
f Axi Jiect
eu/c.
Je me décidai en 1836 à parcourir l’Angleterre , voulant profiter de l'occasion fort heureuse qui se présentait de me trouver en compagnie du professeur Manni , dont la conversation à la fois instructive et agréable me promettait d’embellir mon voyage. Mon unique but était de visiter les principaux hôpitaux et hospices de charité, et d’y recueillir quelques matériaux pour un travail dont je pense m’occuper plus lard.
N’étant pas trop favorablement disposé, j’en conviens, en faveur du pays que j’allais visiter, ma curiosité fut
Al) LICTEUR.
d'abord peu piquée pour loul ce qui étail accessoire à mon étude spéciale. Cependant je dus revenir peu à peu de cette prévention , et il faut dire même que j'ai eu beaucoup de peine à me défendre de tomber dans un excès opposé.
11 est de fait que la nation anglaise, trop long-temps blâmée par rancune et souvent louée par manie, a été jugée par beaucoup de inonde sous un aspect peu favorable. II ne m’appartient pas de remonter à la source d’un pareil jugement, et je me bornerai à faire remarquer ici que les Anglais eux-mémes y ont en partie donné lien par cet orgueil national que leur supériorité sur quelques autres nations européennes rend, jusqu’à un certain point , excusable.
Quoiqu’il en soit, je dus revenir, chez eux, je le répète, de toute idée préconçue , et leur bienveillante hospitalité me porta à examiner maints objets accessoires à mon but, mais offrant cependant beaucoup d’intérêt. Je fus donc amené, et pour ainsi dire sans m’en douter, à voir leurs grandes manufactures et leurs établissemens de tout genre; et quoique je n’eusse pas le temps d’examiner en détail ce qu’on voulait me montrer, je pus néanmoins recueillir des notes propres à faire établir sur les habitudes générales de cette nation un jugement plus impartial.
Toutefois, s’il est difficile de parcourir un pays intéres-
AIT LECTKl K .
sant sans recueillir, à peu de frais, beaucoup de notes, il est vrai aussi qu’on peut y mettre plus ou moins d’ordre, suivant l'usage qu’on croit en faire; et je dois dire ici, avant tout, qu’en transcrivant jour par jour quelques observations eu dehors des hôpitaux, je n'avais d’autre but que d’occuper des momens de loisir et de pouvoir rappeler à ma mémoire toutes les circonstances d’une époque qui me fut bien agréable Plus tard , amené par l’amitié à communiquer quelques fragmens de mon itinéraire à ceux qui sont les plus intéressés à ce qu’il contient . j'ai dû promettre, malgré moi, que je le laisserai publier; et ce n’est pas sans peine que, après deux ans de refus, je consens à le livrer au publie.
Tout ce qui a rapport à la médecine devant me servir par la suite, ainsi que je l’ai déjà dit, j’ai dû enlever beaucoup de choses qui n’auraient pu intéresser également tous les lecteurs; et si parfois j’y ai laissé quelques notes médicales, c’est que je les ai jugées propres à mieux faire connaître le génie tout français et la patience véritablement allemande qui forment le caractère distinctif de quelques savans anglais. Ainsi réduit, il ne faut pas chercher dans cet écrit, auquel je n’ose donner le nom de livre, un tableau complet de l’Angleterre; le peu de temps que j’ai pu séjourner dans cette contrée ne me permet d’en donner qu’une esquisse bien rapide.