‹ Slaves et Teutons: notes et impressions de voyage (volume 2)Chapitre 48 sur 55 · GRANDE ET PETITE PROPRIÉTÉ · texte numérisé non relu

GRANDE ET PETITE PROPRIÉTÉ

Les dix gouvernements qui forment le royaume de Pologne ont une étendue de 23,102,940 morgi polonais. (Le morga ou arpent polonais est de h. 5598.) A la suite de l'insurrection de 1863, on a distribué aux officiers supérieurs et hauts fonctionnaires russes 1,435,000 arpents. Les

terres vaines et vagues, les marais, les dunes.... occupent une étendue d'environ 2,200,000 arpents. Il reste en terres arables et en forêts une superficie de 19,500,000 arpents : 8,500,000 arpents pour la grande propriété dont 3,141,000 arpeints de forêts et 10,700,000 arpents pour la petite propriété. En 1863 on comptait 6,791 grands propriétaires, ce qui donnait une moyenne de 1250 arpents pour chacun. On peut estimer actuellement à 8,000 le nombre des domaines qu'on peut classer dans la grande propriété. La petite propriété comprend les terres des paysans, des bourgeois et des petits nobles d'une étendue inférieure à 300 arpents. Elle consiste surtout'en terres de labour et en pâturages. Depuis 1860, plus de quatre millions d'arpents sont passés de la grande dans la petite propriété.

On sait que la grande propriété est encore en grande partie entre les mains de la noblesse (szlachta). — Cette division du sol explique l'influence dominante de cette petite aristocratie et l'adaptation rapide qui a été faite au pays du code civil français. Ce n'est guère qu'un Lithuanie et dans les provinces de l'ancienne Ruthénie (Volhynie, Podolie, Ukraine) que la noblesse possède des domaines d'une immense étendue. A l'exception des vastes terres de la famille Zamojski et de quelques grands domaines dans les gouvernements de Hadom et de Kielce, la grande propriété n'a dans le royaume de Pologne qu'une étendue relativement restreinte. La proportion entre la grande et la petite propriété est à peu près la même dans le royaume et dans le Grand-Duché de Posen. — Le Grand- Duché contient 3,027,000 hectares de terres susceptibles de culture : 1,626,000 hectares forment les biens de la couronne et la grande propriété, 1,400,000 hectares appartiennent aux paysans. Dans les autres provinces polonaises de Prusse et d'Autriche la petite propriété l'emporte en superficie. Toutefois dans la Silésie supérieure, qui est le pays le plus peuplé, la petite propriété est peu consi-

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déndiile, ce qui doit dire une des causes destànônespériodiqaes qui désolent le pays. Bu ce qui concerne la GaliCâe, voir r Annexe A.

On a TU (p. 3d0) rinrportance du morc^^meni des terres' pour Farenir du pajs. Les économistes polonais sont très attentifs à ce déplacement de la xnropriété, qoi s*opère toujours au profit de la masse de la populaUon, et ils marquent avec soin chacune des phases de la transformation agricole qui en est la conséquence. J-ai cité Uétude de M. Louis Gk>raki, publiée dans la Nitva^ il taxA lire aussi les articles de M. Roman Buczynski, dans la BibUvMta Warszawska et consulter les travaux considérâbles du docteur Witold 2^eaki, Téminent ertatisliciaD de Varsovie.

NOBLESSE DR POLOGNE (Voir pages 205 et snivantes.],

Le tdtre rothëne de Khia», qui est synonyme de prince, appartenait & la maison souveraine des Rurik et à celle dlas G^edymin. Dans les actes de Tunion de la Pologne et de la Lithuanie (1564 et 1569), ce tUre fut accordé à quelques grands seigneurs notamment auxRadzlwîU (prince de Tempire), Zbarazki, Wisnlowiecki, Czartoryaki (princes de la maison de Qedymin) et aux Ostrogski* Le titre.de. comte fut aussi donné aux Teuczinaki, Olessûda et GssolinskL

Avant le partage de la Pologne, les toia eonféraient la

noblesse par lettres patentes. Ces lettres donnaient ]>ieu le droit de porter des armoiries, mais n'autorisaient pas à prendre un titre nobiliaire. Quand les rapports avec rOccident devinrent plus firéquenls, les gentilshommes voulurent ajouter un titre à leurs armoiries. Ceux qui étaient dénommés comités régis dans les lettres de noblesse s'approprièrent le titre de comte.

Les gentilshommes polonais, lithuaniens ou rulhènes ne signaient pas de la même manière.

Chez les polonais, il était d'usage d'indiquer le nom du domaine patrimonial et de le faire suivre du nom de famille jqui le plus souvent était tiré de celui du domaine. Par exemple, les chefs des grandes familles polonaises Zamojski;^ Zolkiewski, Potocki, signaient na (sur) Zamosciu Zamojski, na Zolkwie Zolkiewski, naPotoku Potocki. Un noble possesseur d*un petit domaine eût écrit Z (de) Zamoscia Zamojski.

Les familles lithuaniennes prirent simplement le nom de la race. Par exemple : Pac, Sapieha, Radziwill

Les familles ruthènes, au lieu du ski polonais, adoptèrent le wicz. Par exemple : de Paszko-Daszkiewicz, de Danilo- Danilowicz

FAMILLES PAINGIÈRES DE l' ANCIEN EOTAUMB DB POLOGNE.

Prince Qîedroyo, -^ Prince Sangusïko, — Prince Cjsartoryski (branches des anciennes familles régnantes de Lithuanie).

Prince Hadziwill, — Prince Woroniecki, -^ Prince Kur^ cewicz Koryjatowicz, — Prince Drucki-^^Lubeckl, -r- Prince Wankowicz-Ghlebowicz, -»- Prince Puzyna (titres Uttiwaniens).

Prince Sapieha, — Prince Lubomirski, '— Prince JablONnowski, — Prinoa Suikowski (princes de l'Bmpire). -^

Prince Czelwertynski, — Prince Mirski (titres russes) Prince Ponialowski (titre polonais, 1764).

Familles éteintes : Prince Swidrygajio (Lithuanie). — Princes Rozanski, Ostrogski, Wiszniowiecki, Peryjaslawski- Jelowicki (Ruthénie); — Deydzyna (G.-D. de Posen), — Poninski ( titre polonais 1774 ), — Prince Solomerecki (Petite -Russie) .

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