CHEMINS DE FER STRATÉGIQUES
Les années prussiennes peuvent entrer sur le territoin russe par les lignes suivantes qui partent des che£&^eui
I des provinces limitrophes de la frontière et qui sont en ^ même temps des places fortes.
Eive droite de la Vistuîe,
I Kônigsberg. Kowno, Petersburg.
Kônigsberg. Lôtzen. Bialystock. Brest>Litewsk!. Danzig. Marienburg {pont) Mlawa. Nowo Georgiewsk. Varsovie.
Rive gauche âe la Vistule.
Dansig. Thom (ponfj. Eutno. Varsovie.
Posen. Thom
^Posen. Eempen. Wilbelmsbnick (sans continuation)»
Breslau. Kempen. Wilhelmsbruck.
Breslau. Myslowitz. Varsovie.
U 7 a partout deux lignes et quelquefois trois lignes parallèles à la frontière et reliant les provinces de Prusse orientale et occidentale à la Posnanie et à la Haute-Siléaie. Les Prussiens peuvent ainsi faire une concentration Tapide de troupes sur un point quelconque de la frontière.
En Autriche, les lignes ne remplissent pas aussi bien les conditions stratégiques, néanmoins les troupes austrohongroises peuvent facilement opérer leur concentration.
Pour r Autriche : ligne de Vienne, Oderbcrg, Cracovie.
Pour la Hongrie : ligne de Budapest, Easchau, Tarnow. — — ; ligne de Debreczin, Przemysl, Lemberg.
(On projette une troisième ligne entre la Hongrie et la Galicie, il reste k construire le tronçon Munkacs-Stryj à travers les Carpates).
On remarquera que la ligne de Cracovie à Lemberg et ^amopol qui est parallèle à la frontière de Galicie est en plusieurs endroits trop rapprochée de la frontière pour être à Tabri d*un coup de main, aussi doit-on achever une nouvelle ligne parallèle et plus au sud ; il reste à exécuter les
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deux tronçons Saybuscb-Makow-Nea Sandec et G17I Dukla-Sanok.
Les Autrichiens conununiquent avec la Russie pu lignes :
Lemberg. Brody vers Varsovie ou Kiew.
Lcmberg. Tarnopol. Woloczyska vers Odessa.
Eu Russie le réseau des chemins de fer est très ini sant. Il n'existe que trois lignes pour opérer les com tiens de troupes. Ces lignes viennent de Pétersbourg, Moscou et de Kiew. Elles ont sur la rive droite de la VftI tulc trois points de contact avec la frontière de Prosseï Wirballen, Grajcwo et Mlawa et un point de contact m«1 TAutriche à Brody. — Finalement toutes ces lignes abotj tissent à Varsovie.
Sur la rive gauche de la Vistule deux lignes partent d' Varsovie et se dirigent vers la Prusse : celle de Kutnol Thorn et celle de Czestochowa-Cracovie.
Varsovie est le seul point où l'on ait construit un poD sur la Vistule. Toutes les grandes lignes s'y rencontrenl C'est une faute immense. Les Russes ne paraissent pa songer à la réparer et il n'est question jusqu'ici que à compléter le réseau polonais (rive gauche) par les lignes Kutno, Kolo, Slupce vers Posen, et Lodz par Sieradi jusqu'à Kalisz et Wilhelmbrûck, lignes qui satisfont biea des intérêts commerciaux mais n'offrent aucun avantage ai point de vue militaire.
Les Russes disposent de trois lignes transversales. Bialystock-Kowel.
Libau-Wilna-Minsk.
Riga-Dûnaburg-Smolensk>Orel.
• La disposition du réseau russe n'est pas favorable à un€ offensive de la part des armées russes, la largeur des voies a le même inconvénient. On sait qu'en Russie les voies ferrées ont 1™ 523 de large, tandis que les lignes austro- allemandes ont 1"^ 435. Pour les Allemands ce ne sera bientôt
lyplus un obstacle pour faire circuler leurs wagons sur les lignes russes. Déjà les Russes ont construit les deux
^ilignes de Varsovie à Thorn et de Varsovie à Cracovie avec une largeur de 1"^ 435 et on est en train d'introduire dans le matériel roulant de l'Allemagne et de TAutrichc une
.transformation qui permet d'élargir au moyen de via respace entre les deux roues. Il suffit de quinze minutes pour permettre à un train de passer ainsi d'une voie allemande sur une voie russe. Le nouveau système fonctionne déjà sur plusieurs lignes. La pose de nouveaux rails n'est
.' pas d'ailleurs aussi impraticable que cela paraît être au premier abord, l'expérience qui en a été faite pendant la guerre d'Amérique montre que ce parti est souvent plus iimple et plus rapide qu'un transbordement.