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LA vÉr
I AIOARD (Jean), poète, ne a lomon, 10*0. »3ai biographie consiste dans la liste de ses œuvres, excellentes de forme, délicates de pensée et où passe i parfois un souffle de Traie grandeur. Nous citerons : Au clair de la fttne, comédie en un acte (1870), Rébellions et apaisemenU, poésies(4871), Pygmalion, poème (1872), Mascarelli, à-propos en vers (1873), la Vénus de Milo (1874), étude archéologique, Poèmes de Provence, couronné par l'Académie française (1874), les Jeunes Croyances, poésies. En 1881, il a lu, chez M"^* Edmond Adam, une adaptation d*Othello de Shakespeare, dont des fragments avaient été joués par Mounet-SuUy et Sarah Bernhardt, et un poème provençal : Miette 0ê Noré. Il a été décoré de la Légion d'honneur en 1882. En 1883, il a obtenu & TAcadémie française le jrix de poésie pour un éloge en verB de Lamartijie. Par exceptioni il fut autorisé
à lire lui-même son poèine qui obtint un grand guccès. Voici la dernière strophe :
Entre donc, jipne et beau, dans la gloire infinie, toi, qui fus sacré par un double génie :
Doué du beau pouvoir de soumettre à tes vers, Ans nombres ondulés de ta longue harmonie, Les grands cœurs et les grands esprits de l'univers I Laissant loin sous tes pieds l'injustice et la haine, Monte dans l'avenir de la mémoire humaine, Beau d'une majesté tranquille et souveraine.
Jeune de la jeunesse immortelle des dieux I
Citons encore la Chanson de VEnfant, ouvrage couronné par rAcadémie. française, et publié en une magnifique édition, illustrée jpar Lobrichon.
En 1879, Ditvenant, pièce en un acte, en vers, fut joué à Londres au Gaiety-Theatre, dans des conditions particulièrement défavorables par suite d'un caprice de M«« Sarah Bernhardt qui, après avoir accepté le principal rôle, donna sa démission la veille de la prrtnière. M"* Dudlay apprit le rôle en huit jours. La pièce fut reprise à Paris, dans une matinée donnée par TUnion française de la jeunesse, le 23 avril 1882, et fut un vrai triomphe pour l'auteur et pour M. Got qui s'était chargé du rôle du vieux Davenant.
Le 23 janvier 1884 iî, Aicard a dçnné à TOdéon un drame en trois actes, Smilis, dont le succès a été très contesté,
LAMARTINE, poème couronné par I'Académie Française.
INPRlUiiR C CENEHALK OE CUAT1LL0X-8UH-.E1.N8. » A. PILHaT.