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Saints, que le mot de Musset revient au souvenir : Christ, est-ce vrai que tu es mort pour tous ceux-là !
Kon, mille fois non, comme le disait l'archevêque de Montréal, la buvette n'a jamais été profitable au père de famille et n'a jamais été utile au jeune homme ; que l'on me cite, ajoutait-il, un cas, un seul cas où le bar et la buvette aient produit quelque bien et avantage.
Nous affirmons que la buvette est la cause certaine et presque inévitable. des trois quarts des offenses et des crimes qui amènent les accusés devant les cours criminelles.
Je voudrais avoir la voix assez vibrante et assez éclatante pour trouver écho dans le cœur de mes compatriotes, et surtout de la jeunesse canadiennefrançaise qui aspire à la considération, au bien-être et à la fortune, et je leur dirais avec toute la conviction et l'expérience que l’âge et la vie nous ont données: Ne franchissez jamais le seuil de ces lieux pernicieux, car chaque fois que vous y ingurgitez un verre de boisson, veus risquez votre avenir et votre bonheur.
Une autre occasion funeste d’intempérance, c’est la bouteille, la cruche ou le flacon, ou, en d’aütres termes, ce sont les liqueurs alcooliques et enivrantes gardées à domicile.
La boisson chez soi est une tentation à laquelle peu de gens ont le courage de résister. Elle est la cause de mauvais exemples du père aux enfants, du maître aux serviteurs et quelquefois du mari à la femme,
Elle fait contracter des habitudes, imperceptibles d’abord, mais qui avec le temps, deviennent insurmontables et invincibles.
La boisson dans une maison est un ennemi; c'est un poison dangereux.
Permettez-moi une comparaison.
Si, dans une assemblée ou sur une place publique, quelqu'un s'écriait tout à coup et de la force de ses poumons : Il y a un ennemi dans la paroisse, un voleur, plus que celu, il y a dans vos maisons un assassin qui veut non seulement se livrer au pillage et à la destruction de vos propriétés, mais qui veut empoisonner votre vie et celle des femmes et des enfants, je vois de suite, nos gens avec le courage et l’ardeur qui les distinguent, se lever comme un seul homme, le poing en l'air et saisir la première arme à leur portée, pour chasser ce voleur et cet assassin.
Mes amis, abaissez vos poings, cachez vos armes et vos fusils, car l'ennemi qu'il y a dans bien des demeures est un assassin et un voleur auquel on donne complaisamment l'hospitalité et la meilleure place dans nos maisons.
Cet ennemi qui vient s'emparer de vos biens, jeter le désordre, la ruine et la mort dans les familles, c’est le flacon, c'est la bouteille, et cet ennemi ne se combat pas, ne se terrasse pas avec des armes à feu, avec ia violence ou la force physique, mais cette assassin est combattu, terrassé, \\incu avec une arme invincible, quand elle est placée dans la main d'un homme d’honueur, d’un