SON HONNEUR LE JUGE LEMIEUX
Monsieur LE JucE,
J'admire votre bel entrain à défendre la sainte “ause de la lempérance. Avec une bonne volonté qui ne se lasse point, vous consacrez vos rares loisirs à combattre un vice que, très justement, on a pu appeler un fléau national.
Digne émule de votre distingué collègue, Sir François Langelier, vous honorez vos nobles fonctions de magistrat en y joignant les labeurs d'un apôtre. Prédicateur laïque, vous avez porté partout, à la tribune et jusque dans nos temples, votre parole ardente, convaincue, entraînante.
J'ai été souvent votre compagnon d'armes, et j'ai