‹ Socialisme et Sens communChapitre 3 sur 11 · tome I", page · texte numérisé non relu

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« Nous étions comme des néants devant ta majesté « invisible , à qui nous donnions le ciel pour dais, et « la terre pour escabeau. Et maintenant te voilà dé- « trôné et brisé. Ton nom, si longtemps le dernier « mot du savant , la sanction du juge , la force du « principe , Tespoir du pauvre , le refuge du coupage bie repentant, eh bien I ce nom incommunicable^ « désormais voué au mépris et à l'anathème , sera ♦ sifflé parmi les hommes. Car Dieu , c*est sottise et « lâcheté ; Dieu , c'est hypocrisie et mensonge ; Dieu, a c'est tyrannie et misère; Dieu, c'est le mal. » (Prou- DHON, idem, tom. I", p. 416-417.)

« La conclusion de la science sociale est celle-ci : II « n'y a pour l'homme qu'un seul devoir, une seule ce religion, c'est de renier Dieu : ffoc est primum et maanmum rmndatum, > (Proumon, idem, liv. II, p. 306.)

Vous venez d'entendre la démence du blasphème; écoutez maintenant la démence de l'orgueil : c'est encore M. Proudhon , annonçant sa fameuse Banque du Peuple dans le journal le Peuple du 19 février 1849 :

« Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'égale^ a qu'aucune n'égalera jamais.

« Je veux changer la base de la société ; déplacer « l'axe de la civilisation ; faire que le monde qui , « sous l'impulsion de la volonté divine , a tourné jus-

qu'ici d'occident en orient, mû désormais par la vo lonté de l'homme, tournera d'orient eu occident, j

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