‹ Socialisme fascisteChapitre 74 sur 103 · PRET · texte numérisé non relu

PRET

ar gai . - OR ES RER …. "48. «re ere + dr +." . « IT TRS ag ATEN ge C0 0 fee 201: LUAUURNS cent Dm oramgenser tr vu 1 n eguie o an rs 121 ven nt te . - % 4 ” + = Au WE + : 2e |

F. | S Je. Ç \ }

20m ét one n .

. Li si Poele CSS APT 0

Quelles sont les chances de guerre en ce moment en Europe ? Je voudrais répondre à cette question en analysant le potentiel belliqueux de chacune des grandes tendances politiques qui se disputent notre continent.

On voit dans les progrès du fascisme d’un pays à l’autre le principal facteur de guerre. Mais c’est oublier, d’une part, la critique sévère que les communistes font tous les jours depuis quinze ans de la politique des démocraties capitalistes, et d’autre part, la critique que font de la politique russe, soit les dissidents communistes soit les socialistes. Il ressort du nombre et de la force des griefs ressassés par ces deux critiques que le monde de la démocratie capitaliste aussi bien que le monde du communisme russe se trouvent être des foyers de guerre internationale aussi bien que le monde fasciste.

Voyons d’abord de quelle façon le monde de la démocratie capitaliste conduit ouse laisse conduire à la guerre.

C'est un fait qu'aucune démocratie n’a pu se décider:

fe A EC ,

4 À RE L $ t L< 3 "4 sl = [4 \ E fe : — r ; 3 EUR 2e

BA here a ER ae NAT EN

pote habhshsaiam:

RS nn TEE EN FRERES EUQUES

A RQ A eh qn

K ! x) ot VERS Elu £ 4: Lin RAS \ ” a L PE, re . PAS \ | LT Bar x : “- d buunbicÿ/b L Lo TL Lt Dis BGTINT) ÉOYGE ù +» 4 F TRS a Ta VATETUURS 1 TE ) d 6 4 fi L EUX ô TEA ENT « Te :1 mn si 2 dl be ie re » ads Lhfrmheramnielhé die mes Lens # | N | SAIT 12 2 Pen D SU LA sas s- Ù 7 Lo tif . A : ST ? » - dois 1 ! d v. } ga f , ù di 7 dal A ARE à tot TES 73 nes De ve" AGP 8 ta L 7 7 Det émane RENE 1 ET OP P EST CLEAN 2 A0: N'a ° , nésane RM EEC CPL RE mins he Te mm | LEZ Sd, À , °. : VEUT ere DRELEATI TS k » 2 \ ’ NAN TA : CS ESS y ÉTÉ 12 > A dén r- d + Pa ris s +. re DIT US MAP) * ù Fe : “ ; - ARTE rte à De MAS ne tee UT ne | ds 4e SA ohne 2e RME TE 2 à Ge 27 : k LA ao PRESS À £ bris te 3 Enr nee nes Éoanqs: 200 «4 M Li rhassdm Les s LS AL 1 JUPE EU TES :

À Fa | C2 == - dde. courtge tds. ar cd Tr. À as pan en un a À Si Es te en — moe eu 2

PNR + RER Te Se - 174 SOCIALISME FASCISTE

pour une politique radicalement pacifique et surtout n’a pu s’y tenir. On ne pourrait citer que la démocratie danoise, et je crois que ce seul exemple a disparu devant la menace hitlérienne ! Les démocraties, sous le terme

commode de défense nationale, pratiquent partout le

militarisme le plus fervent. Et la démocratie française plus que toute autre. L'Angleterre ne peut se faire illusion qu’à elle-même sur ce chapitre. La petitesse de son armée de terre ne prouve rien, ou plutôt elle prouve qu’elle ne se sent pas directement menacée sur le continent, qu’elle compte sur la résistance préalable de ses alliés forcés, France et Belgique.

Pourquoi les démocraties gardent-elles une telle attitude ? Parce qu’elles sont nationalistes et capitalistes.

Est-ce donc la même chose, nationalisme et capitalisme ? Je ne le crois pas, contrairement à l'opinion unanime des intéressés et de leurs adversaires. Je crois que le capitalisme a été une grande force internationale qui, dans sa période de progrès, a travaillé plus puissamment au rapprochement des peuples qu'à leur antagonisme. Je suis sûr que la preuve en sera administrée par l'Histoire : plus tard, en se retournant vers le xixe siècle, on verra justement une coïncidence entre l'épanouissement de l’économie capitaliste et la plus grande multiplication des liens spirituels et matériels entre les peuples. Mais le capitalisme n'a travaillé à plein que dans un plan, le plan où jouait le déterminisme des forces productrices, qui, en croissant, appelaient la multiplicité des échanges, il n’a pu travailler que par-

QU

ol

vheertniaillsnitet

épré 7 De

rt Lee cn 0e A

kr | Rabat miennes ren romanes

tiellement dans le plan où jouait le déterminisme géographique.

Le capitalisme, dont tous les intérêts poussaient au développement d’une économie mondiale, n’a pu vaincre la puissance persistante des différences de climat, des distances géographiques. Il n’a pu les vaincre dans les manifestations politiques extérieures à lui, ni dans le reflet de ces manifestations dans sa propre pensée. Ici, il faut bien voir que le préjugé a été plus fort que l’intérêt. Il était dans l'intérêt immédiat et final du capitalisme de briser les frontières, d’effacer les patriotismes, d'accroître sans cesse le courant de l’économie universelle, Et pourtant, il ne l’a pas fait. Partout, il a reculé devant l’obstacle. Et, au contraire, par l'influence de sa presse, par les tendances et les décisions individuelles

de ses membres, le capitalisme a favorisé toutes les

reprises nationalistes.

Il ÿ a là un fait surprenant pour qui réfléchit et que socialistes et communistes ont tort de balayer par des invectives. Devant l’énormité des avantages auxquels renonce le capitalisme international en acceptant du fait des nationalismes la ruine du rêve de l’économie mondiale, je ne peux pas voir là une manœuvre d’intérêts. C’est entendu, le capitalisme a besoin du nationalisme comme mystique, la vieille mystique du libéralisme étant hors d'usage, et il a besoin de cette mystique Pour se défendre contre la poussée socialiste : mais vraiment il choisit bien mal son terrain de défense. Il en

aurait un autre tellement meilleur, le terrain même où

Su ÿ de …, LE.

G Fr + fi \

Et:

FE Fi 4-1 E

à (riè a VPre

rt.

PORN MUC ar Li 0 GA Dei See :

+ ERREUR ES Er ses x : L na M CLR Te e

eau ch lis ients Pr Ls

176 GOCIALISME FASCISTE

se place théoriquement le socialisme, le terrain de l’économie internationale, universelle où il pourrait battre de vitesse son adversaire.

il choisit si mal son terrain de défense, c'est qu'il ne manœuvre pas, MAIS qu'il est manœuvré. En fait, le capitalisme, bien loin de vouloir le nationalisme, le subit. Mais il le subit de la pire façon, il le subit comme un ensemble de préjugés irrésistibles contre lequel il n'a pas de défense intellectuelle.

ll y a là le croisement de deux déterminismes — le déterminisme géographique et le déterminisme éCconomique. Le premier se montre plus fort que l’autre.

Les démocraties avec le capitalisme versent dans le

nationalisme.

Le nationalisme est un fait extérieur au capitalisme, supérieur au capitalisme. Le nationalisme est un fait non seulement indépendant de toutes les formes sociales et politiques, mais un fait qui les tient toutes sous sa dépendance.

Le soviétisme russe admet largement ce déterminisme. 1 le subit franchement sous deux formes. D'abord, à intérieur de l'union soviétique, il fait la part large à une multitude de particularismes culturels. Cette politique m'a toujours paru extrêmement intelligente. Mais 51 faut reconnaître qu'elle est fort périlleuse. Car qui sait de quel côté travaillera le temps ? En faveur du déterminisme national des distances et des différences séographiques 9 Ou en faveur du déterminisme écon0-

k ANTENNES F4

te UDS ie ed à 3% # |

; d RE . . £ . » æ, TE 18 De ANR SEE TS SORT CES: AA PTS ce énb. — | h A > Le + ie à ne re se NE hs. Le EN ES # 7 pre - Su ec em Lee 2 tre té RC On ne a — Re de Are =: Gas, PEN SeeT ÉS ne . à M A

mique de la diffusion des moyens de production et des échanges ? Je crois du reste que l’'U.R.S.S. sera récompensée finalement de sa politique généreuse et audacieuse par les progrès d’une unification spontanée. Seconde et plus grave et décisive concession au déterminisme géographique : le peuple russe est amené à faire une politique nationale. Il a une tendance de plus en plus manifeste à confondre la cause du communisme dans le monde avec les objectifs d’une politique de défense nationale. De même que la bourgeoisie française autrefois a confondu son intérêt avec la propagande démocratique, ou la monarchie espagnole au xvIe siècle avec la défense catholique, le prolétariat russe ne peut pas douter qu’il défend les intérêts de tous les prolétariats en défendant ses intérêts. Mais cette confusion fatale entre la patrie russe (patrie qui a l'avantage, il est vrai, sur les patries européennes d’être un territoire énorme et non pas mesquin et de pouvoir servir de base à une autarchie grandiose et non point rapetissante) et le communisme, n'est-ce point la preuve que le nationalisme est un fait qui vaut par lui-même et qui agit sur toutes les formes économiques et sociales ? Autre preuve dans le développement du fascisme. Le fascisme se sert du nationalisme pour s'imposer au capitalisme et, par la suite, il dérange et altère le Système capitaliste dans la mesure où les nécessités du nationalisme l’obligent à faire du socialisme, moins peut-être qu'il n’en promet d’abord, mais bientôt plus qu'il n’en voudrait. De sorte que cette chose qui rap-

E PSC . æ EN eg ne re, mm L - Se pancos Ce mere : me rm ” FR - COPINE rt (

A le a LT te Ta

el cbiatrir declinet,

" ah ?

PERD Ne pe

IE À Mes LUE 2 Advent

4 ee

" HP 1 j ) Lie k 3

LOC “retèe PETER T MNE 5 pet À ,

proche d’abord capitalisme et fascisme, le nationalisme, ensuite les éloigne, car elle engendre le socialisme.

Nous voyons donc partout du nationalisme, et dans le monde fasciste ni plus ni moins que dans le monde démocratique ou dans le monde communiste.

Et là où il y a du nationalisme, il y a du militarisme. Là où il y a du militarisme, il y a menace de guerre. Donc menace de guerre de tous les côtés à la fois.

Donc l’internationalisme est une tâche qui s'impose toujours et partout, une tâche indépendante de toutes les autres tâches, car elle doit s'appliquer à toutes les formes politiques pour les corriger, les contrôler toutes.

Après tout, il ne me paraît pas plus difficile d’enseigner la nécessité européenne à des pays fascistes en qui travaille bon gré mal gré le ferment socialiste qu à des démocrates hypocrites.

D'autant plus qu'il se peut que nous exagérions le côté nationaliste et belliciste des révolutions fascistes. Remarquez que théoriquement les fascismes se placent dans la position que je préconise. Ils disent : « Nous ne souhaitons pas la guerre, nous en voyons les dangers terribles pour l’Europe et pour l’Espèce Humaine aussi bien que vous. Mais nous ne pouvons pas nier que la guerre soit inhérente à l’homme et au développement de l’homme, son mal mêlé à son bien. La même force qui nous donne les révolutions nécessaires nous donne les guerres inévitables. Donc nous resterons armés. Mais si nous ne pouvons pas dire que nous ne ferons pas tout

. er : oo © " ee re ts N AE CRE | … ÉEl Bert >

er : Ts Add - gré: nr reine Lenl site = ; = Et MER eee PP RAM D LIT QE PR PAR NE he A ms a 2 ; ser RS ri dt 2 25

pour éviter la guerre, nous pouvons dire Que nous ferons beaucoup. »

Cela vaut bien l'attitude des démocraties capitalistes où du fascisme bolchevik qui disent : « Nous avons horreur de la guerre, mais nous la préparons tout de même. » Le cynisme vaut bien l'hypocrisie.

Maïs pratiquement qu’en sera-t-il de tout cela ?

Il est difficile d'admettre que les gouvernants fascistes soient encore plus aveugles sur les résultats d’une grande guerre que les gouvernants démocrates en face desquels ils se sont montrés dans l’ensemble beaucoup plus lucides et compréhensifs de l’état de choses actuel.

Mais ne nous occupons pas seulement de la psychologie des dirigeants, voyons l'esprit de leurs institutions. Je l’ai déjà dit, je crois que le fascisme partout est une crispation, beaucoup plus qu'une explosion. Le fascisme, c'est la crispation de l’homme européen autour de l’idée de vertu virile qu’il sent menacée par le cours inévitable des choses vers la paix définitive. Il n’est pas sûr que le fascisme veuille vraiment la Suerre et soit capable de suerre, surtout de la terrible guerre moderne.

Le fascisme se contenterait peut-être volontiers de Sport et de parade, d’exercice et de danse. Qui sait s’il ne se montrera pas épouvanté devant la conséquence dernière de son attitude ? Il confond dans ses paroles le sport et la guerre, la restauration physique de l’homme — si nécessaire pour lutter contre les méfaits des grandes villes et pour maintenir l’homme dans ses facultés essentielles — avec la continuation des vieilles formes mili-

RE EN Pres © TITRES 34

Æ £ D rs .t ; à } M ÿ Hi À # M ra : HE!

ct:

re 1 j'4 s ME:

” D 1:r }. : AIS € - 2! ti r- . D L > :r4 SH rt js 114 és: FU D. — ÿ L: SE:

ah ; Bet ë :

Î BA L 14 2 2 2 \ t SE!

5e 2 ; LE ES | - £a ‘ 2. + h M +) » 2) H- 17 Z x : :

En -112 2 | 1:

3 42 : ME 21% T4 à? Lt a | À a ‘à n= D); 7 :

Page 1